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Rss Corrida 21 août 2021



Une jeune ganaderia avec de l’expérience.

Résultat d’un rêve devenu réalité, plus que l’intérêt économique, prédomine une réalité romantique.
En 2006, les fondateurs, les frères Luis et Jose Ignacio Uranga se portent acquéreurs d’un ancien élevage créé en 1834, ils éliminent le bétail existant, le remplacent par la souche El Pilar et créent l’actuelle ganaderia Pedraza de Yeltes dirigé par Jose Ignacio Sanchez ancien torero, éloigné des ruedos par une grave blessure à Salamanca, figure-clé de cet élevage.

En 10 ans, la ganaderia accumule les succès et gagne en prestige, présentant des toros bravos et authentiques de première catégorie. Beaucoup la considèrent comme une ganaderia torista qui mérite des toreros généreux et courageux espérant pouvoir s’exprimer face à des adversaires d’autorité, de panache et de renom.

Août 2011, à Azpeita, « Sombreto » fut récompensé par la vuelta al ruedo et élu le meilleur toro de la feria. A Pedrajas de San Esteban, 2 vueltas al ruedo et récompense du Pinon de Oro. Alberto Aguilar fut le premier matador de toros à couper une oreille à un Pedraza. Les Pedraza ont aussi assuré les succès des dernières ferias dacquoises en novilladas comme en corridas.

Bayonne août 2019 : « Mironcillo » de Pedraza de Yeltes et Daniel Luque .
Rencontre entre un grand torero et un grand toro : Vuelta pour Mironcillo , 2 oreilles et la queue pour le maestro.

Luis Uranga s’exprime sur cette année très particulière : « Nous n’avons jamais cessé de préparer les toros »



Manuel Escribano





Manuel Escribano, fils d’un vétérinaire taurin naquit le 21 août 1984 dans la province de Séville.
Toujours souriant, il se connecte immédiatement avec son public dont il attire la sympathie. Torero généreux, son immense courage et son engagement sans limite, démontrent le plaisir qu’il a à partager sa passion avec les spectateurs.
Brillant aux banderilles, il se confronte à divers élevages et non des moindres.
Il passe l’alternative le 19 juin 2003 et coupe 2 oreilles à son second adversaire.

2013 : A Séville, en remplacement de El Juli hospitalisé, il se fait remarquer en coupant 2 oreilles à des Miuras, passant ainsi dans la cour des grands. A l’issue de la corrida, il se rendit auprès de El Juli pour une visite d’amitié, lui faisant partager son triomphe : courtoisie et élégance !!!! A partir de là, Escribano va laisser sa trace partout où il va toréer.

2016 : Manuel et « Cobradiezmos », toro d’exception de la ganaderia Victorino Martin se sont rencontrés un soir d’avril dans les arènes de Séville. Comme à son habitude, il attend le toro à « Puerta Gayola », à genoux à la porte du toril, provoquant et recevant la charge de son adversaire, soulevant appréhension et admiration du public. Il sait qu’il se « joue la vie », « la gloire ou l’oubli » déclara-t-il à Zocato. Mais ce fut la gloire pour les deux adversaires. Manuel obtient la grâce de « Cobradiezmos », un seul toro de cet élevage avait été grâcié en 200 ans de corridas, et Manuel Escribano entre ainsi au panthéon de la tauromachie !

2017 : le 19 août Manuel Escribano foule pour la première fois, le sable des arènes du Courant face aux toros de l’élevage de Maria Loretto Charro Santos . Il coupe deux oreilles et gagne la sympathie des mimizannais.

2019 : En juin, Manuel a rendez-vous à Utrera avec les Miura. Il entre dans l’Histoire de la tauromachie en indultant « Tahonero », le premier toro de cet élevage légendaire à regagner le campo en 177 ans.

2019 : En août, le voilà de retour à Mimizan, il reçoit son second adversaire d’une afarolada, genoux à terre et pose admirablement les banderilles ce qui réveille l’assistance. Sa faena se termine par une estocade efficace qui lui vaut 2 oreilles.

En résumé :
2019 : 26 corridas 41 oreilles 3 queues
2020 : 5 corridas 11 oreilles


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Joaquin Galdos




Joaquin Galdos, né à Lima au Pérou, est le fils d’un matador péruvien, Alfredo Galdos.
Il fut élève de l’Ecole taurine de Malaga puis, il intégra l’Ecole Taurine Internationale de Arganda del Rey de El Juli.
Parmi ses nombreux triomphes en temps que novillero, il est à noter sa prestation à Rion des Landes où il sortit à hombros et fut déclaré triomphateur de la novillada après avoir coupé une oreille à chacun des novillos de Valdefresno.
Quand 2 novilleros se rencontrent en un mano a mano : Galdos –Roca Rey se confrontèrent le 26 octobre 2014 à Lima leur ville natale. Il coupe ce jour-là 2 oreilles.
Pendant sa trajectoire de novillero, il coupa 23 oreilles. Il fut déclaré vainqueur à la Feria de San Martin de Valdeglesias.

19 Juin 2016 : Il prit l’alternative à Istres, des mains de Jose Mari Manzanares et Lopez Simon comme témoin. Il reçut une ovation à ses deux toros de El Pilar.

17 août 2019, il coupe 2 oreilles et sort par la Puerta Grande aux côtés de Manuel Escribano.
Septembre 2019 : il clôture la Feria de l’Atlantique à Bayonne. Après une faena intéressante, il fut attrapé à la cuisse au moment de l’estocade le projetant dans les airs par un puissant coup de corne. Il reçut son trophée, bien mérité à l’infirmerie des Arènes .

24 août 2020 à Astorga, face aux toros de El Pilar, il coupe 1 oreille à son premier et obtient la grâce de son second nommé « Potrico ». Lors de cette même corrida Juan Leal coupe 2 fois 2 oreilles. Ce qui fit dire à un chroniqueur taurin : « la jeunesse fut au pouvoir à Astorga »
Quelques jours plus tard, le 4 septembre à Valdepeñas, contre les toros du Conde de Mayalde, après une faena de qualité, il s’apprêtait à tuer son adversaire quand il fut interrompu par les cris de l’indulto qui continuèrent à se faire entendre jusqu’à l’apparition du mouchoir orange au palco.

31 mai 2021 à Tobarra. Joaquin réalise une faena complète qui lui vaut la grâce de « Alambrisco »de la ganaderia « El Pilar ».plus 2 oreilles à son second.
29 juin 2021 à Segovia, Face aux toros de Garcigrande, il fait le paseillo aux côtés de Morante de la Puebla et Juan Ortega. Il régala le public d’une faena complète et sereine clôturée par une grande estocade à chacun de ses adversaires qui lui valut 2 oreilles à chacun de ses toros. Ce qui fit dire à un journaliste taurin : « Galdos tiene hambre » (Galdos a faim.)

Encore, il y a quelques jours, à Tyrosse, les 3 toreros sortent a hombros, Joaquin triomphateur de l’après-midi avec 3 oreilles.

En conclusion, on peut dire que plusieurs toros lui doivent la vie, leur permettant de terminer leur existence al campo, en tant que reproducteurs au sein de leur harem.
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Adrien Salenc




Adrien Salenc naquit à Mîmes en octobre 1997.
« Nîmes est ma ville natale, Madrid ma ville d’adoption et Arles ma ville de cœur. » Cette déclaration du jeune torero résume parfaitement son parcours professionnel.
Adrien, tombé sous le charme de la tauromachie en assistant à une corrida équestre à Arles, quitte sa famille à 13 ans, sa muleta sous le bras et son baluchon plein de rêves, direction, Madrid, et plus précisément l’Ecole taurine de Arganda del Rey, « fondation El Juli » école internationale fondée en 2007 pour aider les jeunes apprentis toreros présentant quelques talents. L’Espagne et la France comptent de nombreuses écoles taurines. C’est le Roi d’Espagne Ferdinand VII qui, après la guerre d’Indépendance contre les armées napoléoniennes, fonde la première école taurine à Séville pour raviver la tradition populaire.
Voilà donc Adrien à Madrid et accepté à l’école taurine de El Juli : « J’étais très jeune et je ne parlais pas un mot d’Espagnol…Mes parents pensaient me voir revenir au bout de quelques semaines. C’était mal me connaître. » Sous l’égide du Maestro El Juli, « Je me suis entraîné tous les jours dans sa finca. Je l’ai côtoyé lui et sa famille. C’est une relation forte. Si j’ai pu toréer autant en Espagne et si j’en suis là aujourd’hui, c’est beaucoup grâce à lui et à ses proches. » Pendant plusieurs années il fut déclaré vainqueur du Trophée Escuela de Arganda.
C’est à Captieux qu’Adrien en juin 2016 fit ses débuts en novillada piquée. Il avait déjà confirmé ses qualités et avait été déclaré meilleur novillero sans picadors par les organisateurs du Sud-ouest et remporté de nombreux trophées prestigieux : Zapato de Plata, Trophée Nimeño II etc…

2019 : l’année de tous les espoirs, l’alternative d’Adrien est prévue à Istres le 14 juin.
Quelques jours avant, le 11 mai, il est à Valence pour une novillada de l’élevage Montealto. Dans sa cuadrilla, son banderillero, Rafael Cañada qui avec Olivier Baratchart, Directeur des Arènes de Bayonne et l’ancien matador Angel Gomez Escorial s’occupe de sa carrière.
Et là, c’est le drame !! le quatrième novillo est en piste, Rafael Cañada s’avance « cape dans les mains , il tente de le placer. Le novillo a décroisé, lui est rentré dedans et l’a mis au sol. C’est là qu’il a reçu le coup de corne au bas du dos » racontera Olivier Baratchart. Touché très gravement au niveau des lombaires, il devra subir de multiples opérations. Encore aujourd’hui, il n’a pas terminé sa convalescence.
Le 14 juin, Adrien reçut l’alternative des mains de son mentor et idole El Juli et Roca Rey comme témoin, face à des toros de Zalduendo.
On imagine, que malgré la joie de devenir matador de toros, d’avoir réalisé son rêve, il pensa très fort à son banderillero cloué sur un lit de l’Hôpital de Valence.

C’est à Arles, en septembre 2020, qu’il vécut sa seule corrida de la saison faute au Covid 19. Un rendez-vous à quitte ou double aux côtés d’un certain El Juli. « Soit je tombais dans l’oubli, soit je lançais ma carrière »et ce torero déterminé, sûr de lui, sincère et éclairé gagna haut la main son pari : deux oreilles et sortie par la grande porte.


 
 
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Ecrit par: tem40, Le: 22/07/21


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