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Rss AG 21 janvier2022

Compte-rendu AG 21 janvier 2022



Vendredi 21 janvier : le Casino de Mimizan accueillait l’Assemblée Générale du Club Taurin Mimizannais. La joie de se retrouver était palpable parmi les aficionados.

Le Président François Villenave accueillit ses troupes avec un mot de bienvenue et de remerciement à tous ces rescapés du covid qui avaient pu faire acte de présence. Il présenta ses vœux de bonne année au nom du club.

Rapport moral

2020 fut une année atypique, commencée dans l’incertitude et terminée dans l’espérance.
Tel Churchill qui promettait « du sang, du labeur et de la sueur », notre ministre des Finances Bruno le Maire annonçait la pire récession depuis 1945.

Et, en effet, l’année fut dramatique pour la planète-toro. Les villes taurines françaises annoncèrent l’une après l’autre l’annulation des ferias et des corridas.
Imaginez la joie des animalistes qui pensaient avoir, enfin, éradiqué la corrida, sans seulement penser aux conséquences économiques et psychologiques provoquées par toutes les annulations de ces ferias qui drainent, chaque année, des centaines de milliers de touristes, assurant la survie des commerces et de l’activité locale. Avec ses 60 villes taurines, la France des toros est une locomotive pour l’économie. Eux, qui prétendent sauver les animaux, ont-ils pensé aux toros, ces guerriers, ces combattants envoyés à l’abattoir en cette année noire ?
Mais, se réjouissant d’une situation dramatique pour la France, les antis s’engouffrèrent dans la brèche : « Interdisons la corrida, et vite » était devenu le slogan de 35 parlementaires qui considèrent, je les cite : « la corrida est une pratique barbare qui n’est pas digne du pays civilisé dont nous sommes les élus. » J’ai ici la liste de ces 35 parlementaires. Vue l’approche des élections il nous est impossible de commenter la tendance politique majoritaire des signataires de cette tribune. A noter cependant que, seuls, 2 élus d’Occitanie (Lot et Haute Garonne) ont apposé leur nom. Tous les autres sont des députés de départements qui n’organisent pas de corridas.
Mais la violence se déchaina : Christian Laborde dans « Corrida Basta », un brûlot inqualifiable écrit : « Défenestrons le Sud de la mort et dézinguons la corrida ! Ouvrons le feu, vidons nos kalachnikovs, nos flingues planqués dans nos greniers sur la racaille confessée qui se rend aux arènes ! » Il accuse les hommes politiques qui les cautionnent et s’inquiète de la sexualité des aficionados. Et c’est nous qui sommes violents !!!!!!

Mais, ils auraient dû modérer leurs manifestations de joie : car en 2021, les corridas eurent bien lieu ! A Mimizan, le 21 août, à l’étonnement et l’admiration de tous, ce sont des Pedraza de Yeltes qui foulèrent le sable des arènes du courant pour un cartel international digne des plus grandes arènes ! Un bétail de qualité, véritable référence pour le mundillo des 2 côtés des Pyrénées. « Pedraza, du homard en bord d’océan » selon la jolie formule de Pierre Albert Blain que je cite encore « Il n’y a pas de petite arène et les mimizannais ont été justement récompensés par leur acharnement louable à faire vivre la tauromachie en zone septentrionale de la planète-toro » ;
La temporada 2021 a prouvé la vitalité de la culture taurine profondément enracinée dans nos régions du sud, qui refusent une uniformisation et se trouve en opposition avec le mouvement woke, qui au nom d’une supposée modernité, prétend imposer une réécriture de l’histoire et effacer tout ce qui n’est pas conforme à son idéologie, à commencer par les traditions.


Et c’est le refus d’une société déshumanisée et privée de ses racines qui provoqua la manifestation historique du 18 septembre à Mont de Marsan où chasseurs, veneurs, éleveurs, agriculteurs, aficionados, élus, écarteurs, échassiers, ganaderos s’unirent pour revendiquer pacifiquement la diversité et la liberté des cultures ! Ce fut une journée historique !

Les 22, 23, 24 septembre, pour Forexpo, le club taurin, et les associations de chasse et de rugby, ont assuré la restauration pendant 3 jours. Merci encore aux bénévoles qui ont permis cette participation par un travail difficile et éreintant pendant 3 jours consécutifs. Une fois de plus, les bénévoles ont prouvé qu’ils sont les »forces vives » de toute association.

Le 20 novembre, une soirée de convivialité et de partage réunit à Bias, les bénévoles et les partenaires, sans qui la réalisation de la corrida ne serait pas possible. On ne les remerciera jamais assez !

Dans le registre des bonnes nouvelles, : A l’occasion des discussions parlementaires engagées en 2021 autour du projet de loi de protection animale, tous les amendements visant à interdire la corrida ou, à minima, l’entrée des arènes aux mineurs, ont été écartés par l’Assemblée Nationale et rejetés par le sénat : 19 voix pour l’interdiction, 246 pour le maintien de la législation actuelle.
De plus, le sénateur du Gard a convaincu des élus du Sud-Est et du Sud-Ouest de mettre en place un groupe de réflexion sénatorial pour travailler sur les traditions locales de Sud de notre pays notamment les cultures taurines.

Que sera la temporada 2022 ? où en serons - nous de cette pandémie aussi ravageuse qui, pour l’instant, semble faiblir ?

Pour terminer, j’aimerai vous lire une partie de l’éditorial de Marc Lavie de l’hebdomadaire taurin « Semana Grande » à propos des noms donnés aux toros:
« Celle qui fait office de maire à Giron dans les Asturies, a bondi en apprenant que Morante avait, dans les arènes de sa ville, tué un « Feminista » et que, Daniel Luque avait occis ensuite un « Nigeriano ». La corrida, c’était donc encore plus barbare que ce qu’on pouvait croire …
La légende raconte que le toro d’alternative de Manolete, le 2 juillet 1939, s’appelait « Comunista ». Les autorités obligèrent le ganadero Clemente Tassara à le changer en « Mirador » .
La loi sur le non cumul des mandats a eu son aspect pervers en permettant à quelques égarés de la politique d’accéder à de hautes fonctions. On a eu notre lot en France, entre ceux qui ont décidé de partir en guerre contre les sapins de Noël et le tour de France pour sauver la planète, ou ceux qui déclarent avec aplomb que la marine à voile est une activité polluante. Il semble que cette pandémie de l’inculture, bien plus grave à long terme que le coronavirus, touche aussi l’Espagne et les Asturies. La maire de Giron en a interdit les corridas : elle croyait que cela consistait à combattre et tuer en piste des féministes et des nigériens. Eh bé ! »

Rapport financier

Le rapport financier présente, cette année, un bilan positif : le prix des toreros ayant été, cette année, revu à la baisse, l’apport du partenariat fut loin d’être négligeable sans oublier le travail des bénévoles.
Ainsi, le coût de la corrida fut compensé par les entrées, par l’apport des partenaires, par la buvette et la restauration, par la vente de produits dérivés et par la participation à Forexpo aux côtés des associations de chasse et rugby. Tout ceci permit cette année de compter un bénéfice de 14000€.

Perspectives 2022

Le Président présenta les perspectives 2022. La corrida est annoncée le 20 août 2022. La commission taurine y travaille déjà. Le 25 mars, une conférence est prévue à Ste Eulalie. Nous pensons recevoir le talentueux novillero Yon Lamothe en compagnie d’un jeune sportif landais lui-même en pleine ascension. Ce sera intéressant de comparer la carrière respective de deux jeunes passionnés. Plusieurs sorties sont envisagées en mai ou juin. Si les conditions sanitaires le permettent, un voyage taurin en Espagne devrait avoir lieu.

Election du bureau :
Président François Villenave
Vice président Jean Louis Triscos
Trésorier Philippe Froustey
Secrétaire Marie Jo Bégué
Secrétaire adjointe Maylis Laborde
Responsable des arènes Francis Baillet
Membres actifs Jacques Dugied
Vincent Lafitte
Georges Cherici
Sébastien Lafon.




Monsieur le Maire de Mimizan clôtura la séance en affirmant son aficion et renouvelant ses félicitations au CTM pour sa pugnacité et sa volonté de faire perdurer la tauromachie dans notre cité.

La soirée se termina par un repas sympathique où tous retrouvèrent les sentiments d’avant-covid, amitié et partage.





 
 
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Ecrit par: tem40, Le: 25/01/22


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