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Rss Débat Gare de l'Art

Vendredi 28 septembre. Saint Paul en Born.
Débat organisé par La Gare de l'Art et animé par Pierre Vidal.



De l'aficionado éclairé, à l'aficionado de base, du vétérinaire au néophite complet, c'est un véritable panel de la société taurine qui était réuni pour un débat passionnant organisé par La Gare de l'Art et animé par Pierre Vidal sur la corrida, ses rites, ses codes.
Des grottes de Lascaux au dernier exploit de Jose Tomas, c'est surtout de toros qui fut question ce soir là.
Les représentations artistiques de toros avec leur rituel magique remontent à la nuit des temps comme sur les grottes de Lascaux ou d'Altamira qui prouvent l'existence de troupeaux sauvages dans nos régions.



Bien d'autres civilisations voueront à cet animal mythique un véritable culte.



Plus tard, lors de Fêtes votives, les seigneurs , propriétaires de ces troupeaux autorisaient les villageois à pratiquer des jeux taurins sur les places de villages. Dès le XVII ème s, en Navarre, vont apparaître quelques marginaux qui iront de village en village se confronter à ces monstres sur les places simplement matérialisées par quelques barricades sommaires et quelques charrettes. Ce furent les premiers "professionnels", les ancêtres de nos matadors actuels. Mais ces "jeux" sans règles précises provoquaient de nombreux morts ce qui entraîna les contestations violentes de l'Eglise: Une bulle du Pape Pie V interdit même la pratique de la corrida.
Joseph Bonaparte, parachuté Roi d'Espagne par Napoléon et surnommé irrévérencieusement "Pepe Botella" fit beaucoup pour la remettre au goût du jour( certainement par souci de popularité) et tenta d'y mettre quelque ordre. Ce qui fit dire à ceratins que la corrida est Fille des Lumières...
Le torero Pedro Romero de Ronda qui mourut à 90 ans après avoir tué plus de 5000 toros écrivit avec "Pepe Hillo" un traité qui codifie la corrida et l'organise en 3 tercios.


Pedro Romero par Goya



Peu à peu, la corrida va se moderniser tout en perpétuant la tradition
Joselito, l'enfant prodige de la tauromachie et Belmonte, son rival et ami vont peaufiner l'esthétique du toreo, attendant immobiles la charge du toro. Ils sont les véritables fondateurs de la tauromachie moderne. Trois toreros vont suivre la même trajectoire: le grand Manolete, Paco Ojeda et aujourd'hui Jose Tomas.


Goya



L'importance du picador, autrefois principal héros de la corrida a été soulignée. Il doit juger et tester la bravoure du toro et le rendre plus toréable en modifiant son port de tête. Ce fut à Primo de Ribera que les chevaux doivent de porter des protections.


Le débat fut animé et sympatique et aurait pu se prolonger tard dans la nuit. Ojala que ce débat soit le premier d'une longue série !!!!
Merci à Marie Marmé de la Gare de l'Art qui l'a organisé et merci de son accueil chaleureux et merci à Pierre Vidal de partager ses connaissances.
 
 
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Ecrit par: tem40, Le: 04/10/12


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