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Compte-rendu par Rosario Perez journaliste à ABC de la conférence antitaurine organisée par la maire de Madrid.

« Ce samedi, pour les Fêtes de San Antón, la mairie de Carmena avait annoncé une conférence anti-taurine à laquelle sont venus 22 personnes en en comptant le conférencier, le jeune qui s’occupait de la technique et moi-même. Et puisque la philosophie de certains animalistes consiste à mettre dans le même sac les humains et les animaux, nous étions en fait 24 : 22 êtres humains et deux chiens !

Une dame est aussi entrée avec son chien tenu en laisse, mais elle n’avait pas l’air d’approuver ce qui se passait ici et prit rapidement la sortie. Elle exerçait son droit de ne pas écouter ce qui se disait. Mais si ça leur fait plaisir, on peut l’ajouter au nombre, et son chien aussi, il ne manquerait plus que ça !

Certes, dans les escaliers de l’auditorium, de nombreux mammifères carnivores de l’espèce des canidés défilaient, certains avec des pulls de marques les plus chères avec lesquels on pourrait habiller des bébés ou des enfants. Les protecteurs des animaux avaient des souvenirs, comme des parapluies, et de nombreuses brochures.

J’en ai pris une pour l’offrir à un ganadero de lidia qui m’a dit avec quel soin il s’occupait des animaux qu’il a rencontrés perdus sur la route et en vérité, je ne connais pas quelqu’un qui se préoccupe autant de ses animaux que ces hommes de campo. Sous la pluie, dans la neige ou avec le tonnerre, ils se lèvent pour aller soigner et nourrir leurs bêtes dans leurs immenses fincas où les bravos et les autres espèces jouissent de la liberté. Quel luxe d’être un toro bravo, même si je les ai pas vus avec un pull de marque. Voyons quel est le mignon qui ira s’arrimer pour leur passer le pull !!!

Peut-être que José Enrique Zaldívar, le conférencier, en connait un, lui qui au début de son propos a assuré que le toro bravo était un animal « pacifique ». Je me propose depuis ici, s’il le désire aussi, pour essayer qu’un ganadero de bravo lui ouvre les portes de sa finca afin qu’il mette un pull, une casquette et des chaussettes à un animal pacifique nommé toro ! Comme l’on n’a pas donné la parole à la salle (22 personnes et deux chiens), je suis resté avec mon envie de demander si cet animal pacifique est le toro, pourquoi ces anti-taurins qui sautent dans le ruedo ne le font pas quand le il vient de sortir, et s’ils aiment ça, qu’ils aient l’envie de leur faire la bise et leur donner un abrazo…

Parlons de leurs pamphlets. Au cours de cette conférence anti pour laquelle j’ai exercé ma liberté d’y assister, ils m’en ont offert un autre où j’ai eu la surprise de lire qu’elle était organisée avec le partenariat d’AVAT, La torture n’est pas une culture et CAS Internacional, une organisation hollandaise qui finance à coup de centaines de milliers d’euros les attaques contre la tauromachie, reconnue, sauf erreur de ma part, Patrimoine Culturel Espagnol.

Bien sûr, le jour des animaux, toutes ces merveilleuses associations qui préfèrent l’extinction d’une espèce et la disparition de la finca en tant que source écologique apprécient les fêtes organisées par la mairie de Madrid.
Précisément, en citant la mairesse de Madrid, le conférencier Zaldívar commença par dire : « Les taurins disent que Carmena a organisé cette conférence pour en finir avec la tauromachie. » Il exerçait son droit à s’exprimer, ainsi que les 22 qui y assistaient (plus deux chiens). Avec des vérités et des mensonges. Et en prime un manque de respect, comme pour avoir traité de racailles les subalternes et puntilleros qui des fois, selon lui, ont fait exprès de faire davantage souffrir des novillos qui avaient posé des problèmes à un novillero. Hallucinante intervention ! Il a ensuite traité les toreros de prédateurs.

Il enchaina sur les distances : « un toro a un angle de vue de 1,20m, ce qui laisse l’avantage au torero et c’est pour cela qu’il se met à genoux sans sa muleta en des actes crâneurs quand le toro ne le voit pas. Le toro est frustré de ne pas pouvoir attraper la cape »… Il a comparé la libération d’endorphine du toro aux accouchements les plus douloureux ! Pour le même prix, zéro euro et retour du rhume car il faisait plus froid qu’à Ajalvir, nous avons assisté à un cours sur les divers degrés de douleur lors d’un accouchement, en les comparant aux toros. Surréaliste, mais oui !

Le « maestro » Zaldívar, capitaine d’AVATMA, a demandé la suppression de la tauromachie dans tous les domaines, jusqu’à la propre ganadería ou son modèle, qu’il venait de décrire comme le royaume de souffrances. Celui qui a visité une ganadería - très ouvertes à ceux qui veulent les voir -, peut vérifier la fausseté de tels propos. Et une demi-vérité - la moitié est toujours un mensonge -, sous couvert du discours de Walt Disney. Et il conclut par un cuento : « La tauromachie contée par un toro de lidia. »… Ce sont non seulement des animaux pacifiques, mais maintenant ils parlent !!!

Celui qui a le plus parlé a été le conférencier. Carmena a exercé son droit d’annoncer dans son programme des fêtes du patron des animaux au président de l’association qui veut en terminer avec une espèce animale (contradiction ?). Et 22 personnes ont exercé la liberté de l’écouter, même si l’on n’a pas pu exercer celle de lui poser des questions. Il n’y a pas eu de possibilité de le faire et j’aimerais savoir ce que ferait Zaldívar avec le bétail de lidia, s’ils les mettraient dans un zoo où s’il paierait les trois mille et quelques euros que coûte l’élevage de chaque animal de cette race unique. A moins que, peut-être, les animalistes préfèrent son extinction…

On n’a pas pu poser de questions, mais 22 personnes (et deux chiens) ont écouté attentivement et avec le plus grand respect. Aucun taurin n’est venu perturber la conférence. On ne peut pas en dire autant de nos adversaires. Et on est bien plus que 22. Justement, à Madrid, la ville de Carmena, plus de 22.000 personnes vont chaque jour aux arènes durant un mois entier. Hier, nous étions 22. Mais sans les zéros ! On exige le respect et la liberté, surtout quand nous parlons de manifestations légales. Et les corridas le sont. La restriction de la liberté, c’est du totalitarisme et abolir l’espèce des toros de lidia serait une atteinte et une aggravation des libertés. Y compris en outre le fait que pour beaucoup, la tauromachie soit le plus audacieux et créatif des arts, qui est protégé par la loi et qui génère des milliers d’emplois et des millions d’euros. On va voir si dans le prochain programme de la fête des animaux figurera un ganadero de lidia. Ce ne sera pas difficile d’attirer plus de monde, même si la Fiesta ne compte pas un lobby comme les antis.

PS : Bien entendu, chez les animalistes, j’ai vu des chaussures en crocodile, des laisses en cuir, et quand je me suis levée pour faire une photo, l’un d’entre eux réservait un plat de fruits de mer au restaurant ! Pauvres langoustes, cuites vivantes, pas vrai, Disney ? La prochaine fois, pour la conférence, qu’ils fassent venir Bob Esponja !!! »




tem40 Le: 19/01/16
Coeur de Gascogne Morante es Morante !!!!!
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