Visiteurs: 165909
Aujourd'hui: 21
 


Des mensonges que nous ne supportons plus !

1) La corrida est fasciste !

Selon son président, Thierry Hély, la FLAC (Fédération des Luttes Anti Corrida) va distribuer ce tract caricatural lors de la "Fête de l'Huma" où elle disposerait d'un stand. (voir ici)

Notre ami Hugues Bousquet, blogueur taurin biterrois, et membre de l’ONCT, a écrit la lettre accessible ici au Directeur de l’Humanité et l’a accompagné d’un article de Jean Ortiz, maître de Conférences à l’Université de Pau, spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnole, écrivain, journaliste, membre du parti communiste et fervent aficionado a los toros (voir ici).

Nous y ajoutons son “Plaidoyer pour la tauromachie” publié dans l’Humanité du 10 août 2010 (voir ici).
Plaidoyer pour la tauromachie
Par Jean Ortiz, universitaire.
Mardi, 10 Août, 2010
L'Humanité
Les belles arènes néomorisques de Barcelone deviendront-elles un centre commercial géant ? Ainsi va la « mondialisation »… Après l’interdiction le 28 juillet, par le Parlement catalan, de la corrida, nous, qui l’aimons et la défendons, serions des « nostalgiques du franquisme », des partisans du « centralisme madrilène »… Sottises ! Certes, le franquisme instrumentalisa la corrida, le foot, la religion, le tourisme… Faut-il pour autant les interdire aujourd’hui ? La décision du Parlement catalan est avant tout politique, même si l’on ne peut nier la mobilisation contre « les souffrances animales » de milliers de citoyens qui ont signé la pétition exigeant cette initiative législative…

Des forces « nationalistes » ont pris en otage la corrida pour régler leurs comptes avec Madrid, « berceau de cette barbarie moderne ». Nouvelle sottise ! Les jeux taurins ne sont ni castillans ni andalous, mais couvrent tout le bassin méditerranéen, et ce depuis la nuit des temps. Sur les murs des grottes, l’homme préhistorique représentait déjà cet animal mythique : le toro… La corrida n’est ni de droite ni de gauche, ni « centraliste » ni « fédéraliste », ni « catalaniste » ni « espagnoliste ». Elle est tout simplement un phénomène culturel, une forme d’art, ancestral et populaire, un combat essentiel, une confrontation avec la mort, l’abnégation, une esthétique, une spiritualité… Où est la « barbarie », où est la « civilisation » ? Sans opposer les droits des animaux à ceux de l’homme, il me semble qu’il n’y a pas de commune mesure entre la cruauté « a las cinco de la tarde » et les guerres en Afghanistan, en Irak…

Il y a longtemps qu’à Bruxelles et Strasbourg, on rêve d’interdire la corrida au nom d’une Europe clonée, capitaliste et washingtonienne, des « bons sentiments », de la « modernité », du « nettoyage culturel », d’une Europe policée, propre sur soi, amie des animaux, mais moins des peuples taurins d’Amérique latine, que l’on saigne à base de contrats néocoloniaux dits « d’association »…

La corrida en Espagne aurait perdu du public (c’est vrai) et serait devenue « élitiste ». Interdira-t-on demain l’opéra avec les mêmes arguments ? Si la corrida doit mourir de sa belle mort, pourquoi des mesures liberticides ? La corrida connaît en France un essor spectaculaire. À Dax, Nîmes, Mont-de-Marsan, Béziers, Bayonne, Vic, etc., les arènes sont combles. Et, parmi ce peuple du toro, peu de bourgeois. Ici, on communie tauromachiquement, on aime ce rituel comme l’ont aimé Lorca, Hemingway, Bergamin, Picasso…

Oui, il faut sauver la corrida ! Convenons qu’en Espagne le spectacle est devenu « décadent », par la faute de toros uniformisés, « nobles » à l’excès, et celle d’éleveurs, d’« empresarios », d’« apoderados » plus soucieux du fric que de « la verdad ».

Sauver la corrida, c’est récupérer son « prestige », son authenticité, ses toros « bravos », et des toreros à la José Tomas, capables de jouer leur vie pour la beauté d’une « naturelle ». Éphémère. Juste un instant d’éternité.


2) Les supplices imposés au taureau avant son entrée dans l’arène, des sacs de sable sur le dos, de la vaseline dans les yeux, des aiguilles dans les testicules et autres sottises ...

Lors de la matinale de RMC du 19 avril, Natacha Harry, présidente de la SPA, s'est livrée à des accusations diffamatoires contre le monde taurin, détaillant de manière péremptoire les "supplices" qui seraient infligés au taureau pour l'amoindrir avant son entrée dans l'arène. Ci-dessous, la vidéo de son intervention : le passage "corrida" fait suite à ceux sur les abattoirs et la vivisection (à 3 min 40 s du début).
http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/cruaute-envers-les-animaux-nous-avons-vu-des-images-insoutenables-deplore-natacha-harry-797496.html
Ces accusations ont été reprises le 20 avril sur France Info par la chanteuse et actrice Jeanne Mas.

Les aficionados et les professionnels taurins regroupés au sein de l’ONCT considèrent que ces mensonges ne sont plus tolérables et qu’ils sont à dénoncer.



tem40 Le: 01/05/16
Parentis 2016 RV insolite pour les aficionados madrilènes
Image aléatoire
Galerie
Recherche