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        Toulouse, le 21 mars 2017
                                                                                  M...
Monsieur (Madame) le (la) Candidat(e)
 
Nous tenons à attirer votre attention sur les spécificités culturelles de nos trois régions méridionales, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, PACA.
Depuis la Croisade des Albigeois, leurs spécificités ont été souvent mal comprises du pouvoir parisien, même devenu républicain et, donc, épris de liberté.
Allons d’emblée à ce qui nous anime.
Notre fédération promeut depuis 1910 l’éthique de nos tauromachies, qu’elles soient locales ou adoptent le rituel espagnol de la mise à mort, et défend les libertés de ceux qui les aiment, qui se nourrissent de leurs amples et merveilleux prolongements culturels au point de s’en faire une bonne partie de leur art de vivre.
Nous nous sommes toujours battus pour nos cultures taurines et, de la fin du XIXe siècle au début du XXe, de Dax et Bayonne à Nîmes et Arles, nos prédécesseurs ont été contraints par les intransigeances du pouvoir central d’adopter des positions quasi insurrectionnelles, non violentes bien entendu… Mais ils n’ont pas capitulé et, à leur exemple, nous ne capitulerons jamais !
Très intelligemment et sagement, le législateur, par la loi du 24 avril 1951, a légalisé les courses de taureaux dans les lieux où une tradition ininterrompue peut être invoquée. Si bien qu'aujourd’hui en France la situation de nos tauromachies est solidement établie et qu’il sera de votre responsabilité, si vous êtes élu, qu’elle se poursuive ainsi.
Qu’en est-il ?
Impact environnemental :
L’élevage extensif du taureau de combat (du Gers et Landes aux Cévennes et Camargue, en passant par les étangs de Fleury et la petite Camargue) participe à la préservation de la diversité biologique et à l’entretien de zones humides.
Impact économique :
50 élevages de taureaux de combat sont implantés dans le Sud de la France, compte non tenu des élevages de taureaux camarguais ou landais.
Le public est évalué à deux millions de personnes, hors spectacles et animations gratuites.
Les ferias sont indispensables à l’économie de villes comme Dax, Bayonne, Mont de Marsan, Saint Vincent de Tyrosse, Vic Fézensac, Béziers, Céret, Nîmes, Alès, Arles, Istres …. Et, si nous incluons toutes les villes de moindre d’importance en terme de population mais non pas de solide enracinement et de bienfaits pour leurs micro-économies locales, nous atteignons 75 villes où des spectacles taurins sont célébrés chaque année dans notre pays. Tout ceci bénéficie en outre d’un tourisme induit et d’un commerce des produits dérivés.
Impact sociétal :
C’est pour nous le plus important et pour vous aussi parce qu’il ne manque pas de générer une incidence électorale. Il touche une importante communauté, de l’ordre de 2 000 000 de fidèles aux spectacles taurins en France l’année dernière. Cette communauté se recrute pour l’essentiel dans notre Midi mais comporte aussi des représentants venus d’ailleurs, parce que la tauromachie, si elle se cantonne dans des lieux précis, touche à l’universel et qu’en conséquence notre Fédération regroupe des associations issues de toute la France et de Paris, bien sûr.

Après vous avoir indiqué que nous adhérons aux idées et réflexions du colloque tenu le 4 octobre dernier au Sénat, intitulé « L’homme et les animaux : vers un conflit de civilisations? », que nous participons aux mouvements d’identité culturelle “Esprit du Sud” qui gagnent progressivement les départements de nos trois régions, nous ne vous poserons qu’une seule question :
Vous engagez-vous, si vous êtes élu Président de notre République, à ne pas vous employer à faire interdire les courses de taureaux avec mise à mort dans les endroits de notre territoire où elles sont aujourd’hui légales ?
Nous ne manquerons pas de faire connaître, avant le premier tour du scrutin, votre réponse ou votre non réponse à nos adhérents, à nos populations fières de leurs façons de vivre, ainsi qu’à nos élus régionaux et locaux.
Dans l’attente de votre proche réponse, soyez assuré, Monsieur (Madame) le (la) Candidat(e), de notre parfaite considération et de notre a diù siatz comme nous avons coutume d’exprimer ici en notre belle langue occitane un bienveillant au revoir
                                             Dominique Valmary
                                    Président de la Fédération
                                   des Sociétés Taurines de France




tem40 Le: 29/03/17
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