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La Camargue est sous l’eau. Tout le pays est submergé. Les roubines débordent, les près sont noyés et, sur les chemins, on s’enfonce dans la boue ; sans tracteur on ne passe pas. Le pire est en pays de Crau où l’eau ne semble jamais pouvoir s’échapper, stagnante pour toujours. Les toros se réfugient sur quelques buttes ou pataugent dans l’eau, jusqu’au poitrail parfois. Les éleveurs les plaignent. Ils souffrent eux aussi...

C’est une région austère, la Camargue, secrète, loin, dans ces durs moments, des images de cartes postales qui sont vendues au touriste l’été et qui ont fait sa réputation. Le travail des éleveurs y est rude et se fait par passion. Les journées sont longues, l'humidité glaciale, les exigences des administrations pressantes, les soins permanents ; la concurrence rude car le marché cette année ne sera guère porteur et les voisins espagnols, terrorisés par la crise, pratiquent un « dumping » désespéré.

Chacun s’efforce de présenter le meilleur de lui-même. Il y a des corridas splendides dans le Delta. Dans tous les styles et chacun y trouvera son compte. A quoi bon chercher ailleurs ce que nous avons chez nous ? Le travail de bénédictin mené par ces hommes, rugueux et généreux, ne vaut-il pas mieux qu’un haussement d’épaules ?

L’opération « Toro de France » a permis, durant cette temporada, de mettre en avant ce travail. Elle avait donné un bon coup de mains aux organisateurs qui ont joué la carte des ganaderias françaises. Souhaitons qu’elle soit reconduite en 2012. Sinon cela n’aura été qu’un coup d’épée dans l’eau. Et de l’eau il y en a déjà trop en Camargue...

Pierre Vidal
http://www.corridasi.com/news/news.php




tem40 Le: 21/11/11
"Je ne reviendrai pas en arrière" Majorité absolue du Parti popular
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