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Mano a Mano : toros et politique

Rencontre et échange entre la matadora de Toros Cristina Sanchez et la femme politique Carmen Calvo, secrétaire du PSOE et ex-ministre de la Culture, sur le thème de la relation du toreo et de la politique.

A la question : le toreo a–t-il une couleur politique ?
Carmen Calvo : «Non. Les toros sont la Fiesta de la liberté au-delà des idéologies »

Cristina Sanchez : « Les toros ne devraient pas avoir de couleur politique, mais de nos jours, malheureusement, beaucoup de politiques utilisent le toreo comme arme, prenant des couleurs politiques que nous ne devrions pas autoriser. »

CC:« Il y a toujours eu des antitaurins et des taurins , mais, avec les moyens actuels tout a une plus grande répercussion. De plus, les toreros vous êtes les artistes qui parlent le moins d’eux-mêmes, au moins publiquement et ainsi vous laissez le champ libre aux antis. »

CS:"Nous sommes sur le chemin bien que nous n’ayons pas à nous défendre continuellement pour ce que nous faisons »

CC :« Les menaces de ces derniers temps nous ont fait nous tourner vers la partie culturelle, artistique, philosophique et humaine de la Fiesta, bien que je pense que nous ayons commencé un peu tard. »

CS :« Actuellement, il s’agit d’un animalisme mal compris dans lequel les animaux ont plus de droits que les personnes. Chaque jour, je dois supporter des attaques sur les réseaux sociaux et, bien que les toreros aient longtemps tourné le dos au problème, nous devons montrer que nous sommes de véritables animalistes. »

CC :« Le toreo est une métaphore de la vie, se trouver face à soi même, un sacrement, comme en politique d’une certaine manière, une philosophie, un exemple pour affronter la vie et ça, il faut savoir l’expliquer d’autant plus maintenant où on veut tout obtenir rapidement. »

CS : "La tauromachie est une école de valeurs. Ce que je suis, je le dois au toro…J’ai suivi mon chemin en luttant, la vie a été mon école et le toro mon université. Là se trouvent les piliers de mon être. »

CC : "Je dois dire que, souvent, j’ai l’impression de toréer que je vis comme si je toréais. Calculant les distances, c’est une attitude devant les problèmes que jour après jour, nous devons affronter en politique. Par exemple, l’actuelle application de l’article 155 de notre Constitution qui a débouché sur les élections du 21 décembre prochain. » Il faut souligner que Carmen Calvo a été la personne de confiance de Pedro Sanchez lors des négociations sur l’application de cet article de loi.

CS : « Il y a une grande différence entre le toreo et les autres professions c’est que dans la plaza on meurt pour de vrai. Il est certain qu’en politique aussi on peut tomber en disgrâce, se retrouver au second ou troisième plan, mourir en quelque sorte, mais dans la plaza ce risque existe réellement. »





tem40 Le: 24/11/17
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