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Avec 24 heures de retard, et on comprend bien maintenant pourquoi, l'Union des toreros a publié un communiqué alambiqué dans lequel le seul véritable message à décoder est qu'il y a eu un clash entre les membres du G10 et les autres, au sujet de la gestion des droits d'image que les premiers ont voulu imposer aux empresas, aux télés, mais aussi à leurs compañeros plus modestes dont les intérêts ne sont pas les mêmes.

Entre les toreros qui facturent 80.000 euros et plus par corrida et ceux qui touchent les minimums prévus - 18.000 euros - qui a pu croire un seul instant qu'une position commune pouvait être trouvée pour, soit-disant, défendre l'intérêt d'un collectif qui n'en a que le nom ? Pas grand monde, et en tous cas personne ici, sachant qu'à l'heure de la vérité, le Juli et ses amis se retrouveraient dans la même situation que Joselito, José Tomas ou Espla à diverses époques, lesquels, pour avoir voulu défendre leur droit, se sont coupés du reste de la profession.

La différence aujourd'hui est que les toreros du G10 sont plus nombreux à adopter une position commune, mais ils se retrouvent au fond dans la même situation et encourrent la même sanction : pour avoir voulu changer la règle du jeu, un quart d'heure au piquet pendant que les autres continuent de jouer. C'est ce qui pend au nez de ceux qui ne sont pas apodérés par une des empresas qu'ils ont voulu mettre à l'amende.

Les négociations qui ont débuté hier au niveau des seuls honoraires pour les Fallas - les principaux du G10 sont "calés" mais pas le Juli - risquent d'être brèves quand sera abordée, avec la société All Sports Media, la question des droits d'image, étant entendu qu'après la prise de position de la grande majorité des toreros, moins ceux du G10, les empresas ont tout loisir de construire des ferias alternatives, moins luxueuses sans doute, mais moins couteuses aussi, et pas forcément moins intéressante si l'absence des figuras permet de restaurer l'image du toro.

Probablement conscients de l'échec de leur tentative de mainmise sur le système - était-ce bien le moment d'instaurer un rapport de force aussi destructeur ? - les figuras justifient le retrait de leurs compañeros par le fait qu'ils ne sont pas aussi solidement installés qu'eux pour résister à la pression des empresas. Un argument comme un autre, mais personne n'est dupe : le G10 a joué, et pour l'instant il a perdu.

Que peut-il se passer maintenant ? Soit le Juli et ses amis se lancent dans un baroud d'honneur au nom de l'intérêt supérieur de la profession tels qu'ils le conçoivent (car celui de la Fiesta c'est autre chose), et il est fort probable que quelques noms vont disparaître des cartels de Valence où l'on acceptera peut-être de céder à Ponce mais pas forcément aux autres ; soit ils en restent là en disant que leur prise de position vaut pour les prochains contrats que les empresas penseraient signer avec les télés, et auquel cas la patate chaude tombe dans les mains de Taurodelta qui n'a encore rien négocié pour Madrid.

À plus long terme, on peut toutefois penser que l'Union des Toreros a vécu, car il est devenu évident pour tous que les intérêts du G10 et de tous les autres toreros n'est pas le même. Dans ce cas, le mieux serait de tout oublier très vite, de reprendre le chemin des arènes et, pour ceux du G10, de bénir le ciel chaque jour, et les aficionados, de jouir d'une situation de privilège dont il ne faudrait toutefois pas abuser.


André Viard

http://www.terrestaurines.com/forum/actus/edit.php




tem40 Le: 11/01/12
Fallas sin figuras ?? Padilla
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