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Photo: Nadège Vidal



S'il faut faire le bilan de cette fête de Vic-Fezensac si emblématique d'une certaine conception de la tauromachie et de la Gascogne, nous dirons que, au contraire de ce qu'attendaient de nombreux sceptiques, il est plutôt positif, bien que contrasté. Le reportage diffusé hier soir sur Antenne 2 rend compte de manière partiale de la réalité de la fiesta qui, malgré les embûches, reste un spectacle suivi par un large public. Le nouvel angle d'attaque c'est: la corrida n'intéresse plus personne et n'attire pas les jeunes. A Vic comme à Nîmes, au regard de ce qui s'est passé, on voit qu'il s'agit d'approximations, pour ne pas parler de contre-vérités...

1- La "féria du toro" a connu des hauts et des bas avec par exemple une bonne corrida concours et une intéressante corrida de la Cruz qui a fait de la journée de dimanche une vraie réussite, bien dans le style vicois. Par contre, la présentation de la corrida de samedi, d’Escolar Gil, a déçu, bien que le quatrième toro ait donné un jeu intéressant. Bien lundi le deuxième Flor de Jara qui a fait une vuelta posthume, un honneur qu'aurait pu partager, la veille, le cinquième toro de La Cruz.

2- Les hommes: Antonio Barrera aura fait un effort méritoire et, même si ses manières ne sont pas des plus orthodoxes, sa volonté et son entrega méritent le respect. Il n'est pas tout jeune et il semble vouloir tout croquer... Juan Bautista a été au niveau de ce que l'on attendait : grand professionnel. Il a rempli son contrat. Il aime ces arènes gersoises, elles le lui rendent. Julien Lescarret, s'il n'avait pas opté pour un recibir hasardeux, aurait pu couper la troisième oreille de la féria. Dommage ! El Fundi, Joselillo et Morenito se sont justifiés sans forcer leur talent. Calamiteux Iván García qui a touché pourtant un bon toro et catastrophique Raúl Velasco qui tenait-là une belle opportunité.

3 La Feria: Ce fut l'objet de toutes les discussions. Fallait-il la supprimer comme l'a fait le maire qui a entendu de belles broncas à chaque corrida ? Les commerçants étaient en berne. Le parking était vide - pour une fois qu'il y en avait un - et il n'y eut ni embouteillages, ni débordements. Forcément, tout était fermé à deux heures du matin et sans doute le public put se diviser par dix... Il y eut un embryon de féria autour des arènes et les copains se sont retrouvés. La fréquentation des corridas à la baisse (légère) a pâti de cette suppression car, qu'on le veuille ou non, sur les 30.000 festayres, ils étaient quelques-uns à s'asseoir dans les gradins, ne serait-ce qu'une fois. 2% de 30.000, cela fait 600 places, on n'est pas loin de ce qui manquait... L'absence de féria a été préjudiciable à la fréquentation des courses, même si le confort des aficionados et des habitants a été amélioré. Mais avance-t-on comme cela ? Le tout ou rien n'est jamais une solution raisonnable et il est souhaitable que, dans l'avenir, il y ait une évolution pour que ne disparaissent pas ces fêtes, grande et belle tradition gasconne.

Pierre Vidal (http://www.corridasi.com/news/news.php)





tem40 Le: 29/05/12
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