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ORTHEZ SOUS LA DOUCHE

Dimanche, Orthez. 3/4 d'arènes. Pluie ininterrompue. Six toros de Dolorès Aguirre, le troisième changé pour boiterie par un toro du même fer.
Carlos Escobar "Frascuelo" en vert et azabache: silence et sifflets.
Raul Velasco en bleu évanescent et argent: silence et vuelta
Alberto Lamelas en bleu ciel et or: palmas et palmas.

Il aurait fallu voir cette corrida de Dolorès Aguirre dans un autre contexte qu'au milieu de ces bourrasques hivernales qui se sont succédées, trempant les spectateurs comme des soupes et n'arrangeant pas la piste. Le lot était gaillard et faisait impression sur la piste du Pesqué. Mal lidié et surtout mal piqué on ne put voir réellement ses qualités sous le fer. Il attaquait de loin, mais fuyait seul le cheval, souvent. Il prit un total de 16 piques ce qui fait une belle addition.
A la muleta, il y eut un remarquable troisième qui répétait ses charges avec émotion que Lamelas sut aguanter avec le courage qui le caractérise. La pluie qui suivit la faena doucha les enthousiasmes. Le dernier avait aussi des qualités mais au bout de 2 heures 30 sous les trombes d'eau on se lassait sur les tendidos. Le cinquième donna de l'émotion dans la muleta.
Les plus beaux gestes sont à mettre au crédit de Raul Velasco qui a montré à la cape comme à la muleta, qu' il a du sentiment et aussi de la volonté. On aura aimé sa façon d'accueillir le premier par des véroniques templées et son final avec de profonds derechazos lors de son second passage. Il termina par un excellent estoconazo. "Frascuelo", légende de la tauromachie madrilène se débarrassa rapidement de ses opposants agrémentant sa courte partition de détails de luxe qui ravirent ses fans. C'est quand l'été?
Pierre Vidal



tem40 Le: 25/07/11
ENTHOUSIASMES ET COURROUX

Ainsi le retour de José Tomas a fait l'objet d'enthousiasmes et de courroux délirants. Enthousiasmes à l'égard de la prestation du torero. Courroux à l'encontre du président qui, traité de tous les noms d'oiseaux, lui a refusé la deuxième du second toro et par conséquent la Puerta Grande. C'est finalement Arturo Salidivar qui emporte le gros lot et coupe deux oreilles lors de la corrida la plus importante de l'année. Très symbolique car c'est la consécration de la tauromachie mexicaine tant louée par José et cela va lui donner un coup de fouet.
L'événement en tout cas a été extraordinaire. A la hauteur de ce que l'on pouvait attendre. Non pas triomphal, mais suivi avec une passion dramatique par un public composé des plus humbles aux plus célèbres. Il a, par ailleurs, réhabilité la bonne vieille radio et il a été suivi dans le monde entier par internet. L'absence de la télé ne lui a pas été préjudiciable au contraire.
L'énorme voltereta subie par le maestro de Galapagar, son courage et sa volonté feront plus pour sa notoriété que le fameuse Puerta Grande qui lui a été niée. Lui voilà un destin nouveau, un pas de plus dans la gloire, une tarde supplémentaire nimbée d'histoire. Il poursuivra sa campagne dans la passion, c'est sur. On l'attend à Bayonne où Alain Lartigue et Olivier Barratchart ont réussi à le faire venir pour une ultime (?) étape dans le sud-ouest.
Heureux celui qui met le feu aux arènes!
Pierre Vidal

http://fr.feria.tv/video-1880_valencia--le-retour-de-jose-tomas.html

http://fr.feria.tv/video-1879_valencia--arturo-saldivar-a-hombros.html

Merci à Emilio Mendez de Suerte Matador


tem40 Le: 24/07/11

Comme le montre la photo, tous réunis, les "antis" ne remplissaient pas le quart de la moitié du commencement d'un gradin d'un de nos ruedos. Pour attirer les Mimizannais, ils proposaient gentiment des assiettes de légumes coupés (bio je présume) Ceci explique peut être le peu de monde autour de leur stand........
Et c'est ça qui devait faire trembler les aficionados de Mimizan !!!!!!!!!!!
Oui, les épées tuent mais heureusement pour eux le ridicule ne tue pas.
Je suis entièrement d'accord avec Madame Brigitte Bardot dans sa lettre ouverte à Monsieur le Maire de Mimizan:"seuls les imbéciles ne changent pas d'avis"

MJB

tem40 Le: 23/07/11

Selon Peter Singer, philosophe utilitariste australien et théoricien antispéciste, inspirateur de la plupart des mouvements radicaux de libération animale contemporains, "Si le mal qu'il y a à tuer un être dépend de la capacité qu'a cet être à se projeter dans l'avenir, il est plus grave de tuer un être humain adulte normal que de tuer une vache ; mais il est plus grave aussi de tuer une vache, qui possède cette capacité à un certain niveau, que de tuer un nouveau-né humain, qui ne la possède presque pas".

Autrement dit, en condamnant la corrida, madame Veil devient un renfort symbolique, au regard de la loi qui porte son nom, pour les partisans de la doctrine anti spéciste qui prône l'égalité des droits entre toutes les espèces, humaine comprise.

Une doctrine qui, si elle se traduisait dans la loi - ce que divers mouvements tentent de faire en introduisant dans nos codes la notion "d'animal sensible"- (une proposition de loi existe en France, signée par une cinquantaine de députés dont madame Kosciusko-Morizet), aurait des effets dévastateurs sur notre mode de vie, avec la disparition, notamment, de toutes les filières d'élevage (l'interdiction d'importation du foie gras aux USA, ou pour le prochain salon mondial de l'agro-alimentaire de Cologne est à mettre à leur crédit), l'avènement du végétarisme, voire du véganisme (interdiction de toute utilisation animale).

Nous en sommes loin heureusement, mais les mouvements sectaires qui y travaillent et dont les associations animalistes ne sont que de gentils instruments, avancent leurs pions dans l'ombre. Chaque personnalité qui rejoint leurs thèses est un degré de plus dans la pénétration de leurs théories dans le subconscient de nos concitoyens, et dans ce long cheminement la corrida est un symbole fort qu'ils veulent abattre.

De ce point de vue, l'inscription de la tauromachie au patrimoine culturel français constitue pour ces mouvements un revers considérable, ce dont ils ont parfaitement conscience, et leur réaction est à la mesure de leur rage : depuis deux mois le ministre de la culture est harcelé par un commando fanatisé et identifié qui l'insulte lors de chacune de ses sorties publiques.

Dans ce contexte, la récupération dont madame Veil ne manquera pas de faire l'objet suite à sa prise de position est très dangereuse. Depuis l'inscription, les associations anti taurines se plaignent de ne plus voir leurs thèses reprises dans la presse, et la position de madame Veil - nous y revenons - est le seul argument nouveau qu'ils auraient pu essayer de "vendre" sans cet angle inattendu que nous avons proposé à la réflexion de chacun.

On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, et madame Veil, qui est une femme politique coriace - sa longévité en est la meilleure preuve - le sait parfaitement.

André Viard

http://www.terrestaurines.com/forum/actus/actu.php


PV Le: 23/07/11
José Tomas
José Tomas revient, après 16 mois d'absence des suites de sa gravissime blessure d'Aguascalientes,toréer dans les arènes de Valencia. Aujourd'hui.
Certains disent que s'il est souvent et tant blessé c'est qu'il est suicidaire. Il me semble que mettre un pas dans une arène, c'est déjà affronter le risque de la blessure et de la mort. Bien des toreros qui prennent leurs distances, qui évitent d'aborder au plus près le terrain des toros, sont blessés ou tués de manière inattendue. Ainsi est le mystère du torero, métaphore de notre vie même: nous ignorons l'instant de la blessure fatale.Prendre toutes sortes de précautions, si cela réduit le risque, ne permet pas d'éviter le hasard, l'absence de maîtrise absolue de toutes choses.Dirions-nous que les femmes sont suicidaires parce qu'alors qu'elles mettent au monde des bébés, elles prennent dans la vie le risque de la mort?
José Tomas et d'autres sont l'expression de l'amour de la vie même. Ils luttent, ils se battent pour triompher du monstre tapi en nous.( Ce monstre qu'on rencontre dans les belles légendes de la mythologie grecque, dans les contes de fées). Ainsi le monstre s'humanise.
Les toreros nous disent qu' il ne faut pas avoir peur. Ils acceptent d'être ces héros qui délivrent le village, la cité, du péril qui rôde.
Nous n'aimons pas trop les toros faiblards, sans race et sans vivacité, non par goût de la cruauté, mais parce que, l'héroïsme exige que l'adversaire soit effrayant: une hydre de Lherne, un serpent démoniaque, un minotaure ou un ogre dévastateur.
Après, si le succès est là, nous plongeons dans la liesse, les libations et parfois les bacchanales.
Que le vin, symbole du sang, coule à flots à Valencia aujourd'hui pendant que les conteurs écrivent la belle histoire !


Publié par nadege vidal à l'adresse 07:58

tem40 Le: 23/07/11
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