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Le CTM en voyage: Guadalajara et 2 corridas, l'Escorial, El Valle de los Caidos et Calatañazor typique village du Moyen Age.
Trois jours de "toros y cultura"






Long séjour au Mexique. Pays du songe, de la poésie, du mystère où la mort est célébrée comme une désse. Serein et sur, malgrè la guerre civile qui a fait l'an dernier plus de 10 000 morts.
Où en est la corrida dans ce pays-continent ? Difficile de le savoir vraiment. A Mexico, les antis sont très actifs et une proposition de loi favorable à la prohibition sera présentée dès le mois prochain. Elle devrait être acceptée mais bloquée par le Sénat ; dans l'indifférence du grand public qui a d' autres chats à fouetter. Taurins et aficionados sont marginalsés dans cette cité gigantesque qui ne cesse de grandir chaque jour. Les aficionados regroupés au sein de "Contoromex" se plaignent car ils se trouvent bien seuls face à ces menaces. Le syndrôme Catalan plâne.
Passage à Tlaxcala: corrida très mal présentée et qui aurait bondir en France. Peu de monde sur les gradins, mais aux grilles de la cathédrale d´où l'on peut voir la corrida gratuitemement: la foule. El Pana, l'idôle locale, n'est plus que l'ombre de lui-même mais sa fantaisie, son aficion demeurent. Détails de luxe, émouvant brindis: cet homme est une légende... Quel bonheur de retrouver Mari-Paz Vega qui a trouvé sa place dans ce pays ouvert et tolérant...
Et partout une multitude de novilleros, matadors, aficionados pour lesquels la France est un espoir et un exemple.
Serons nous à la hauteur?

Pierre Vidal

http://www.corridasi.com/news/news.php

tem40 Le: 31/10/11
Le flamboyant Antoñete a cessé de se consumer





Samedi, Antonio Chenel Albaladejo «Antoñete», torero tabaco y oro, a cassé sa pipe. A 79 ans. Broncho-pneumonie. La clope. On a dit de lui qu’il avait six doigts à une main : le sixième, une Marlboro. La cigarette est en partie à l’origine de sa vocation. Il est gamin, il habite chez son beau-frère, Paco Parejo, responsable des corrals dans les arènes de Madrid et, un jour, il voit Manolete prêt à entrer. Juste avant d’entrer en piste, Manolete fume. Il est adossé au mur de briques. Le halo de son personnage hiératique et sacré se mêle à la fumée de sa cigarette. Toréer, fumer, même encens. Le jeune Antonio est saisi par l’image. Il vit à Las Ventas, chez sa sœur et son mari, parce que son père, ouvrier, républicain et monosabio très populaire des anciennes arènes madrilènes, est en prison. Où il mourra de tuberculose. C’est un «rouge». Comme ses deux frères, fusillés par Franco.

Antoñete fut d’abord cette revendication : ne jamais renier sa classe et son origine. Il refusera toujours de toréer dans des habits bleus, couleur de la Phalange¨, le syndicat franquiste. Et contraint, à l’occasion, de brinder ses combats à Franco, il simulera le compliment obligé pour grincer entre ses dents sur cet «hijo de puta» perché, là-haut, dans sa loge. Antoñete se passionnait pour l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale et surtout pour la bataille de Stalingrad. Il admirait la résistance du peuple russe. Il posera même en uniforme de l’Armée rouge. Mais, plutôt qu’en militaire, il se voyait en paysan russe «défendant sa datcha». En 1980, après une interruption, il revient à la corrida. Les envoyés spéciaux de la Pravda et des Izvestia viennent l’interviewer et The Times explique qu’il est «le mythe vivant de la tauromachie contemporaine». On ajoutera de la corrida, comme bohème.

Astre. Antoñete, connu comme fumeur, joueur, flambeur, noctambule, a tout connu. La faim dans l’Espagne misérable du marché noir des années 40, les capéas terribles autour de Madrid, la richesse soudaine, la ruine, les désastres, les triomphes, l’oubli, les os qui se cassent comme du verre à cause de la malnutrition de son enfance : 34 fractures. A 12 ans, il en paraît 6. Avec ses copains du quartier, il prend d’assaut les camions d’oranges et de patates qui remontent la calle de Alcala. Il ramasse les mégots dans les gradins pour les revendre, ne va pas à l’école, fermées aux fils de «rouges» et ne connaîtra le goût du lait qu’à 14 ans.

En 1953, il prend l’alternative, coupe oreilles à Las Ventas, rencontre un succès foudroyant, se ballade sur la Gran Via dans une grosse bagnole américaine. Et puis les hauts, les bas, les coups de corne, un trajet professionnel et privé chaotique, un mariage avec la fille d’un banquier richissime, un divorce qui le met sur la paille, la bringue, la fumée, la tombola du toro. Un coup le gros lot, un coup la bronca. Sa légende madrilène se tisse sur ses épiphanies et ses éclipses. Un astre. On le compare au fleuve Guadiana qui surgit et disparaît.

En 1965, il torée à peine, songe à se faire banderillero, mais le 8 août coupe, toujours à Madrid, deux oreilles à un toro de Félix Cameño, qui le ressuscite. L’année suivante, le 15 mai, il donne à Atrevido, un toro blanc d’Osborne, une faena mythique à la fin de laquelle José Montes Iñiguez, dit l’«Ingénieur du gradin 9», professeur à l’université des sciences et aficionado pointu, se dressera de son siège pour déclarer qu’il venait d’assister «à la faena la plus immense de tous les temps». Pourtant, à la sortie en piste d’Atrevido, Antoñete n’y avait pas cru. Atrevido grattait le sable et sa robe étrange, blanc sale avec des sortes de lunes noires, l’avait fait grommeler : «Ah, voilà la vache laitière.»

Après ? Un chef-d’œuvre de toreo pur, classique, cristallin. Antoñete a commencé son parcours comme un torero qui ne crachait pas sur les effets faciles : toréer à genoux, etc. Mais ce trémendisme n’était pas dans sa nature. En fait, sa carrière est allé vers toujours plus de pureté et d’authenticité. Il se méfiait des chicuelinas et du toreo à pieds joints. On ne l’a jamais vu par la suite faire une manoletina. Lui, c’est : appeler les toros à la distance juste, capter leur charge dans sa muleta tendue en avant, la conduire avec temple et le plus naturellement du monde. Plus les toros l’ont cassé, plus son style s’est quintessencié.

Porcelaine. En 1971, nouveau trou noir. Il abandonne la corrida. Repique au truc en 1973 parce qu’il est fauché, disparaît à nouveau en 1975 , se fait oublié au Vénézuela, revient donc en 1980. A Bilbao en 1981, le soleil lui crie : «Dehors grand-père» quand l’ombre l’ovationne. Le soleil de Bilbao était aveugle. Malgré ses poumons noirs, Antoñete est plus lumineux que jamais et, l’année précédente, il a à nouveau enfiévré Las Ventas : «En 1980 à Madrid, quand je suis revenu, beaucoup m’avaient oublié ou ne me connaissaient pas. Dès les premiers coups de capes, en entendant les murmures d’approbation, j’ai su que j’étais à nouveau moi.» Lui, c'est-à-dire une sorte de vieux cow-boy madrilène, un torero de l’asphalte mélancolique, laconique et enroué, un personnage légendaire du Madrid de la Movida et, pour les aficionados, une référence, précieuse comme une porcelaine Ming.

Le 7 juin 1984, il coupera 3 oreilles à deux toros de Garzon avec une tauromachie «d’une pureté irréprochable», écrira Joaquin Vidal dans El Pais. Une tauromachie patrimoniale et hors d’âge. Elle s’oppose à la mode du combat dans les cornes, étouffant, fait de demi-passes. Lui qui souffrait d’insuffisance respiratoire faisait respirer le toreo. Il avait fêté ses 66 ans, à Madrid évidemment, en combattant deux toros payés par lui. L’entrée était gratuite. Il avait arrêté sa carrière le 1er juillet 2001 à Burgos. Il s’était évanoui en piste. Plus d’air dans ses poumons. A côté de son traditionnel habit lilas et or, son corps a été exposé lundi à Las Ventas où, depuis longtemps, une céramique orne la demeure de son enfance : «cette maison fut sa maison ; cette arène est son arène.» Son cercueil est sorti par la Grande Porte.

Jacques Durand



tem40 Le: 30/10/11
L’initiative de la Fédération Taurine de Catalogne arrive dans la dernière ligne droite…

A ce jour, 405.000 signatures ont été recueillies, mais l’on sait qu’il en faudra 500.000 pour que cette ILP défendant la corrida soit prise en compte par le Congrès des Députés. A deux mois du terme, un effort est encore nécessaire, mais la partie peut encore être gagnée si tous les aficionados se mobilisent.

Luis María Gibert, le président de la Fédération, demande à tous ceux qui sont chargés de recueillir des signatures de lui renvoyer les listes, même incomplètes, pour affiner le nombre. Bien sûr, il s’agit uniquement de l’Espagne, mais si dans votre entourage vous connaissez des aficionados espagnols, il serait bon de leur rappeler ce qui leur reste à faire… car si chacun compte sur l’autre sans se bouger, l’issue risque d’être délicate… Et si près du but, ce serait bien dommage !

Actuellement, une nouvelle procédure devrait encore simplifier les choses avec une participation directe via internet. Tous les renseignements sur le site www.federaciotaurinadecatalunya.es...
http://torofiesta.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1307:ligne-droite&catid=68:chroniques&Itemid=67

tem40 Le: 30/10/11

BOUCLIER FISCAL ET STOCK OPTIONS





Au moyen d'un communiqué publié hier, l'Union des toreros a dénoncé la décision des villes taurines françaises de première catégorie de rabaisser de 20% les honoraires supérieurs à 60.000 euros que perçoivent une poignée d'entre eux. Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si les OS de Renault se mettaient en grève pour préserver les stock options et le bouclier fiscal de leurs patrons.

S'il fallait une preuve de l'emprise du Juli et de ses quatre copains sur le reste de la profession, cette prise de position pourrait en tenir lieu, mais il est toutefois prévisible que cette unité momentanée ne durera guère et que le bon sens l'emportera. Un rapide calcul permet de comprendre pourquoi.

Dans une corrida basée sur la présence des figuras, la part budgétaire correspondant aux frais généraux de production (salaires du personnel, loyer de l'arène, communication, cuadra de caballos, transports, etc...) s'élève approximativement à 20% du total, le prix de la corrida à 10% et le montant des honoraires des trois toreros à 70%.

Quand les toreros, dans leur communiqué, estiment que l'on peut faire des économie ailleurs, ils mériteraient qu'on leur demande où. Et quand ils jugent la mesure "démagogique", ils mériteraient de s'entendre dire que dans les corridas "dures", les frais de production qui s'élèvent au même montant que dans les autres représentent 33% du total, le prix de la corrida 33% aussi, de même que les honoraires. Et pour leur faire prendre la mesure du problème, ils devraient s'entendre dire aussi que le budget global d'une corrida "dure" est équivalent à celui de leurs seuls honoraires.

S'il est indubitable que les membres du G10 sont les meilleurs toreros, il n'en est pas moins évident qu'ils sont de piètres gestionnaires et qu'ils méconnaissent totalement l'économie d'un secteur dont ils sont les principaux bénéficiares. Est-il scandaleux, comme les arènes françaises l'on fait, de les inviter de manière collective à davantage de solidarité ? Avec pas mal d'humour, Vicente Zabala de la Serna a posé dans El Mundo le problème en ces termes : "Dans le contexte de crise que traverse l'économie mondiale, et celle de la tauromachie par ricochet, est-il scandaleux de demander à ceux qui se prélassent sur un yacht de 30 mètres, de se contenter désormais d'un de 24 ?"

Et l'on pourrait ajouter : jusqu'à quand les matelots vont-ils se sacrifier pour préserver les avantages du capitaine ?


André Viard

http://www.terrestaurines.com/forum/actus/edit.php




tem40 Le: 29/10/11
«Si le maestro Juan José Padilla a besoin de mon œil, allons-y, je suis là et dès demain je le lui donne.» Une aficionada de Villanueva de Cordoba, borgne à la suite d’une rupture d’un vaisseau sanguin de son œil droit, s’est dite prête à l’offrir à Padilla, «le Cyclone de Jerez», après sa terrible blessure du 13 octobre à Saragosse, où le coup de corne dans la tête d’un toro d’Ana Romero lui a détruit le côté gauche du visage et s’est arrêté à quelques millimètres de son cerveau. Padilla, qui a perdu l’usage de son œil gauche, désorbité par la corne, est sorti le 19 octobre de l’hôpital de Saragosse pour intégrer des cliniques spécialisées dans l’ophtalmologie à Oviedo et Valence. On ne sait pas encore s’il recouvrera la vision de son œil, mais Padilla n’a rien lâché. Déclaration : «Je n’en veux pas au toro. On n’en a pas fini avec Padilla. Je reviendrai m’habiller en torero parce que toréer c’est mon bonheur.»

http://www.liberation.fr/sports/01012368076-juan-jose-padilla-le-borgne-du-cyclone

tem40 Le: 28/10/11
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