Visiteurs: 151632
Aujourd'hui: 88
 

  


Le CTM en voyage: Guadalajara et 2 corridas, l'Escorial, El Valle de los Caidos et Calatañazor typique village du Moyen Age.
Trois jours de "toros y cultura"





Après référendum, la feria de Vic continuera. Mais il faudra certainement mettre en place des infrastuctures plus adaptées à l'afflux d'une population pas toujours dans l'esprit originel de la fête gasconne.

tem40 Le: 12/09/11

Pecho du Cid (photo Nadège Vidal)


Dax, dimanche, seconde de Toros y Salsa. Plein.
4 toros de Victoriano del Rio et 2 de Cortés (le second et quatrième).
Morante de la Puebla ébène et or: silence et silence après un avis.
El Juli olive et or: ovation et salut.
El Cid encre et or: un avis et salut et ovation.

Changement d’ambiance, ce dimanche pour ce final de la temporada dacquoise, le ciel était couvert et les esprits tendus. Les toros de Victoriano del Rio ont été protestés pour leur manque de trapio. L’ambiance était à la contestation et les quolibets ne cessèrent de surgir des tendidos. Il y eut même une banderolle "aficion indignée" au sixième. Elle fut très applaudie.
Pourtant les toreros firent l’effort. Morante de La Puebla absent au premier -mis à part quelques véroniques de son jus- tenta tout et son possible au second passage. On vit alors quelques pincées de cet art si personnel qui le caractérise, quelques détails car la faiblesse de l’opposant ne lui permit pas d’atteindre le Nirvana. Mais les amateurs se seront régalés de sa fin de faena où il fit preuve d'une entrega qu'on ne lui connaissait pas.
El Juli, sauveur des empresas, cacha par sa technique l’inanité des opposants. Bien à son premier, il construisit parfaitement sa seconde faena qui, allant à mas, finit par retourner le public. Mais les dieux n’étaient pas avec Julian qui peina avec l’épée et la mauvaise humeur ambiante se poursuivit.
El Cid vit son premier toro particulièrement protesté pour son manque de trapio dès sa sortie. Le torero de Salteras dessina pourtant de belles figures de cette main gauche magique et tua d’une entière basse. Il eut le courage d’offrir le dernier à un public amer et cette fois, il se fâcha vraiment, un spectateur l’ayant apostrophé durement. Deux séries finales de qualité terminées par ces longs pechos dont il a le secret Ces efforts ne servirent à rien, le ciel n’y étant pas : un tiers de lame et trois pinchazos et quelques bravos.
La soirée se conclut par une grosse bronca finale.
P.V.


Morante

tem40 Le: 12/09/11

Manzanares a recibir (photo N. Vidal)

Dax, samedi, plein.1ére de "Toros y Salsa".
Six toros de Nuñez del Cuvillo. Vuelta du second, jabonero, n° 101, "Pregonito"
Vuelta du ganadero au second toro.
Enrique Ponce en tabac et or: silence et silence après avis.
José Marie Manzanares en Havane et or: deux oreilles et une oreille.
Miguel Angel Perera en framboise et or: silence et silence après avis.
Salut des banderilleros Curro Javier, Luis Blasquez et J.L Trujillo au second et cinquième.
Sortie par la grande porte de JM Manzanares.

Bien présentée et armée pointue, la corrida de Nuñez del Cuvillo a donné un jeu varié.Le second exceptionnel, agressif, a été le plus spectaculaire se laissant conduire sans fadeur. Le cinquième a été le plus âpre, se défendant. Les quatrièmes et sixièmes, nobles, avaient une pointe de soseria. Le troisième faible.
Enrique Ponce n'a plus la côte d'amour avec le public dacquois. Il fait pourtant un effort mais laissa le public de marbre. Il n'a plus l'aisance ni la facilité d'antan et même, s'il a fait preuve de cette technique sûre qui lui permet de trouver des solutions aux situations les plus compliquées, il n' agrémente plus ce travail de ce pouvoir de séduction qui plaisait tant. De plus, il connut des ratées à l'épée et, à la sortie, les avis furent mitigés.
Ce fut le jour de Manzanares qui toucha un jabonero, bien fait et plein d'entrain. José Mari nous offrit un quite de luxe à la cape et débuta sa faena au centre. Elle fut basée essentiellement sur la corne droite, la gauche n'ayant pas les mêmes qualités. C'est seul bémol que l'on mettra à une faena spectaculaire menée en rond et par le bas dans un rythme allègre que demandait l'animal. Quand survint l'estocade à recibir l'enthousiasme fut à son comble. Il coupa ainsi la première queue de la saison dans le sud-ouest. Au second, l'Alicantino qui pourtant avait la besace bien remplie, s'arrima comme un mort de faim devant un Nuñez incommode, violent et court de charge qui lui infigea même un léger puntazo à la cuisse. Quel force dans sa tauromachie! Quel pouvoir de soumission! Estoconazo et oreille très fêtée.

On attendait de Perera qu'il réplique au succès de son camarade, il ne trouva jamais le tempo nécessaire, opposé il est vrai à des adversaires de moindre qualités. Il débuta sa première faena par le haut, immobile, passant six fois l'animal mais, par la suite, la faiblesse de l'opposant limita son engagement. Au dernier, le moins présenté, il tomba dans la banalité d'une faena exécutée sur le voyage sans jamais faire preuve de cet aguante dont il est capable. Il le tua de deux tiers de lame.
Héros du jour, Manzanares connut la joie des triomphes à la dacquoise, porté en triomphe jusqu'au Splendid sous l'ovation populaire.
C'était son jour!
Pierre Vidal



tem40 Le: 11/09/11



D'un court séjour à Santoña, jeudi pour la corrida des fêtes locales, quelques leçons.
Dans ce charmant port de pêche de la côte Cantabrique, la fête semble éternelle: les mêmes fanfares, les mêmes processions, les mêmes attroupements gais et tranquilles, la même gentillesse dans l'accueil.
La corrida fait partie de ces traditions auxquelles on ne saurait toucher et les belles arènes construites au début du XXème siècle avec les pierres de la citadelle étaient remplies d'un public festif mais attentif et aimable avec les toreros. Ici, on les soutient donc systématiquement sans se leurrer pour autant sur leurs productions. Ainsi Paquirri fut il bien reçu sans que les oreilles ne soient demandées à tort et à travers. Les antis -une dizaine au total- restèrent stoïques à quelques dizaines de mètres des arènes et personne n'y prêta attention: "mais il ne faudrait pas qu'il se risque à s'attaquer à nos traditions", me disait un journaliste local. Cette détermination est sans aucun doute dissuasive...
Les toros de la Gloria étaient certes présentés discrètement mais dignement. Ils ont été nobles dans l'ensemble: les seconds et troisièmes (vuelta) surtout auraient fait le bonheur de nombreuses arènes françaises. Paquirri -il faut désormais appeler ainsi ce terne clone - à la rue du début jusqu'à la fin, eut tout de même le pundonor de bandériller ses trois toros, trois, car il a offert le sobrero (ça n'est pas courant tout de même). El Cid a été sensationnel face à l'excellent troisième, avec de longues séries de la gauche, templées main basse. Il tue d'une entière basse et coupe une queue. El de Saleteras a mouillé le maillot; c'est une de ses meilleures faenas que nous lui ayons vu faire. Devant le public de Santoña... mais oui!
Nous étions 5 français dans ces arènes, venus pour soutenir le bon torero navarrais Francisco Marco, ( notre photo) entrevu à son avantage il y a deux ans à Arzacq. Il a grandi à Santoña où une peña bien sympa a pris son nom. Il fut excellent à son premier passage: sobre, élégant et sûr techniquement. Il coupa deux grosses oreilles. Il mérite, ce voisin, une chance dans notre sud-ouest où il a de nombreux amis. Le tout se termina par une fête familiale chez la maman du torero, sans rancœurs ni médisances; tout à la joie d'être ensemble et de partager une passion commune...
La tauromachie à Santoña ça vous remonte le moral.
Pierre Vidal

tem40 Le: 10/09/11
 «  1  2  3 ... 580  581  582  583  584  585  586 ... 603  604  605  »
Image aléatoire
Galerie
Recherche