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MIMIZAN

LA CORRIDA N'AURA PAS LIEU !


Le 22 août 2020


aurait dû être une journée exceptionnelle dans les Arènes du Courant de Mimizan.
Depuis plusieurs mois, le Club Taurin préparait une grande et belle journée taurine pour fêter la 10ème corrida de sa jeune existence.
Tous ces efforts sont balayés par une calamité mondiale, un virus nommé du "joli" nom de corona qui plonge le monde du toro bravo dans une période noire.
Au cours des siècles, le monde du toro connut bien des aléas. Pour ne parler que du XXème siècle, la guerre civile en Espagne
fit des ravages dans les ganaderias ce qui entraîna par la suite une pénurie de toros de 4 ans. (Ceci permit aux détracteurs de Manolete de lui reprocher de toréer du petit bétail). Avec efforts et passion, tout finit par rentrer dans l'ordre.
Aujourd'hui, malgré le drame, l'aficion restant vive, on peut déjà prédire :

LA CORRIDA RENAITRA !



Hasta el año que vienne … si Dios quiere !!!!

Manzanares a recibir (photo N. Vidal)

Dax, samedi, plein.1ére de "Toros y Salsa".
Six toros de Nuñez del Cuvillo. Vuelta du second, jabonero, n° 101, "Pregonito"
Vuelta du ganadero au second toro.
Enrique Ponce en tabac et or: silence et silence après avis.
José Marie Manzanares en Havane et or: deux oreilles et une oreille.
Miguel Angel Perera en framboise et or: silence et silence après avis.
Salut des banderilleros Curro Javier, Luis Blasquez et J.L Trujillo au second et cinquième.
Sortie par la grande porte de JM Manzanares.

Bien présentée et armée pointue, la corrida de Nuñez del Cuvillo a donné un jeu varié.Le second exceptionnel, agressif, a été le plus spectaculaire se laissant conduire sans fadeur. Le cinquième a été le plus âpre, se défendant. Les quatrièmes et sixièmes, nobles, avaient une pointe de soseria. Le troisième faible.
Enrique Ponce n'a plus la côte d'amour avec le public dacquois. Il fait pourtant un effort mais laissa le public de marbre. Il n'a plus l'aisance ni la facilité d'antan et même, s'il a fait preuve de cette technique sûre qui lui permet de trouver des solutions aux situations les plus compliquées, il n' agrémente plus ce travail de ce pouvoir de séduction qui plaisait tant. De plus, il connut des ratées à l'épée et, à la sortie, les avis furent mitigés.
Ce fut le jour de Manzanares qui toucha un jabonero, bien fait et plein d'entrain. José Mari nous offrit un quite de luxe à la cape et débuta sa faena au centre. Elle fut basée essentiellement sur la corne droite, la gauche n'ayant pas les mêmes qualités. C'est seul bémol que l'on mettra à une faena spectaculaire menée en rond et par le bas dans un rythme allègre que demandait l'animal. Quand survint l'estocade à recibir l'enthousiasme fut à son comble. Il coupa ainsi la première queue de la saison dans le sud-ouest. Au second, l'Alicantino qui pourtant avait la besace bien remplie, s'arrima comme un mort de faim devant un Nuñez incommode, violent et court de charge qui lui infigea même un léger puntazo à la cuisse. Quel force dans sa tauromachie! Quel pouvoir de soumission! Estoconazo et oreille très fêtée.

On attendait de Perera qu'il réplique au succès de son camarade, il ne trouva jamais le tempo nécessaire, opposé il est vrai à des adversaires de moindre qualités. Il débuta sa première faena par le haut, immobile, passant six fois l'animal mais, par la suite, la faiblesse de l'opposant limita son engagement. Au dernier, le moins présenté, il tomba dans la banalité d'une faena exécutée sur le voyage sans jamais faire preuve de cet aguante dont il est capable. Il le tua de deux tiers de lame.
Héros du jour, Manzanares connut la joie des triomphes à la dacquoise, porté en triomphe jusqu'au Splendid sous l'ovation populaire.
C'était son jour!
Pierre Vidal



tem40 Le: 11/09/11



D'un court séjour à Santoña, jeudi pour la corrida des fêtes locales, quelques leçons.
Dans ce charmant port de pêche de la côte Cantabrique, la fête semble éternelle: les mêmes fanfares, les mêmes processions, les mêmes attroupements gais et tranquilles, la même gentillesse dans l'accueil.
La corrida fait partie de ces traditions auxquelles on ne saurait toucher et les belles arènes construites au début du XXème siècle avec les pierres de la citadelle étaient remplies d'un public festif mais attentif et aimable avec les toreros. Ici, on les soutient donc systématiquement sans se leurrer pour autant sur leurs productions. Ainsi Paquirri fut il bien reçu sans que les oreilles ne soient demandées à tort et à travers. Les antis -une dizaine au total- restèrent stoïques à quelques dizaines de mètres des arènes et personne n'y prêta attention: "mais il ne faudrait pas qu'il se risque à s'attaquer à nos traditions", me disait un journaliste local. Cette détermination est sans aucun doute dissuasive...
Les toros de la Gloria étaient certes présentés discrètement mais dignement. Ils ont été nobles dans l'ensemble: les seconds et troisièmes (vuelta) surtout auraient fait le bonheur de nombreuses arènes françaises. Paquirri -il faut désormais appeler ainsi ce terne clone - à la rue du début jusqu'à la fin, eut tout de même le pundonor de bandériller ses trois toros, trois, car il a offert le sobrero (ça n'est pas courant tout de même). El Cid a été sensationnel face à l'excellent troisième, avec de longues séries de la gauche, templées main basse. Il tue d'une entière basse et coupe une queue. El de Saleteras a mouillé le maillot; c'est une de ses meilleures faenas que nous lui ayons vu faire. Devant le public de Santoña... mais oui!
Nous étions 5 français dans ces arènes, venus pour soutenir le bon torero navarrais Francisco Marco, ( notre photo) entrevu à son avantage il y a deux ans à Arzacq. Il a grandi à Santoña où une peña bien sympa a pris son nom. Il fut excellent à son premier passage: sobre, élégant et sûr techniquement. Il coupa deux grosses oreilles. Il mérite, ce voisin, une chance dans notre sud-ouest où il a de nombreux amis. Le tout se termina par une fête familiale chez la maman du torero, sans rancœurs ni médisances; tout à la joie d'être ensemble et de partager une passion commune...
La tauromachie à Santoña ça vous remonte le moral.
Pierre Vidal

tem40 Le: 10/09/11
Edito d'A. Viard à lire sur notre site: [url]articles-autour des toros[/url]

tem40 Le: 09/09/11


Espérances dacquoises



Toros y Salsa, revêt cette année une importance particulière: la féria dacquoise n'a pas été à la hauteur des espérances; il y a donc l'occasion de rebondir, de finir en beauté. Et pour cela deux affiches luxueuses sont proposées avec en apéritif, la finale des novilladas sans picador, samedi matin.
Samedi, Enrique Ponce, délivrera son magistère. On sait qu'il peut encore séduire et Dax a toujours été son jardin secret. Il sera en compagnie de deux hommes en forme du moment : José Mari Manzanares et Miguel Angel Perera. Ils se sont montrés à leur avantage à Bayonne. José Mari a marqué les esprits de sa marque à la fois artistique et puissante. Il a eu aussi le "pundonor" nécessaire pour tuer à recibir et sortir ainsi en triomphe. Miguel Angel a coupé la bagatelle de quatre oreilles; il est le grand triomphateur de Lachepaillet et, rappelons-le, il fut à l'origine du très controversé "indulto" de "Desgarbado" sur cette piste dacquoise.
Dimanche on attend beaucoup de Morante de La Puebla qui, après JT, est le torero qui suscite le plus d’engouement. Sans doute est il inattendu, plein de surprises et de charme mais aussi suffisamment avisé pour se sortir de situations délicates. Il sort de l'ordinaire du prêt-à-porter taurin et c'est ce qui, à juste titre, plaît. El Juli, lui, transforme le plomb en or et son taux de rentabilité est très élevé. Il est désormais papa de Rosario et Fernando des jumeaux né cette semaine. Cela va-t-il le doper ou au contraire va-t-il subir la dépression que beaucoup de la jeune garde torera a vécue suite à la grande et belle aventure de la paternité? El Cid complétera le trio. Il a coupé deux oreilles lors de la féria.
P. V.
La Salsa de Morante de la Puebla (photo de N. Vidal)
Samedi 11h.novillada sans picador
18 h. 6 Nuñez del Cuvillo: E. Ponce, J.M. Manzanares, M.A. Perera
Dimanche 18h. 6 Victoriano del Rio: Morante de la Puebla, El Juli, El Cid


tem40 Le: 08/09/11
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