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MIMIZAN

LA CORRIDA N'AURA PAS LIEU !


Le 22 août 2020


aurait dû être une journée exceptionnelle dans les Arènes du Courant de Mimizan.
Depuis plusieurs mois, le Club Taurin préparait une grande et belle journée taurine pour fêter la 10ème corrida de sa jeune existence.
Tous ces efforts sont balayés par une calamité mondiale, un virus nommé du "joli" nom de corona qui plonge le monde du toro bravo dans une période noire.
Au cours des siècles, le monde du toro connut bien des aléas. Pour ne parler que du XXème siècle, la guerre civile en Espagne
fit des ravages dans les ganaderias ce qui entraîna par la suite une pénurie de toros de 4 ans. (Ceci permit aux détracteurs de Manolete de lui reprocher de toréer du petit bétail). Avec efforts et passion, tout finit par rentrer dans l'ordre.
Aujourd'hui, malgré le drame, l'aficion restant vive, on peut déjà prédire :

LA CORRIDA RENAITRA !



Hasta el año que vienne … si Dios quiere !!!!
Julien Miletto est sorti ce matin de la clinique,c'est une bonne nouvelle!!!Nous lui souhaitons repos et un prompt rétablissement.Nous espérons le revoir très vite.Suerte torero!L'aficion mimizannaise est de tout coeur avec lui et ses proches.

tem40 Le: 05/09/11
Pour les figuras le message est donc clair : s'ils veulent maintenir leur rang et satisfaire leur public, ils ne doivent plus rechercher le toro soso mais accepter le toro plus encasté, qu'il soit foncièrement noble ou qu'il flirte avec le genio, afn d'apporter un peu d'imprévisibilité dans un spectacle qu'ils ont tendance à vouloir trop uniformiser.

André Viard

http://www.terrestaurines.com/forum/actus/edit.php

tem40 Le: 05/09/11

Bayonne, dimanche, plein. Paseo retardé d'une demie-heure en raison de la pluie.
6 toros de Daniel Ruiz
El Juli, écrevisse et or: deux oreilles et salut
José Mari Manzanares, Havane et or: une oreille et une oreille
Daniel Luque, bleu ciel et or: salut et silence.

On a cru jusqu'à la dernière minute que la course ne serait pas donnée car il pleuvait dur sur Bayonne et Lachepaillet était trempé. Mais le ciel fut avec les aficionados venus en masse, quelques minutes avant le paseo la pluie cessait et en un tour de main, avec l'aide de moult brouettes de sciure la piste remise en état. El Juli, chef de lidia, donna donc le signal du défilé.
L'ensemble de Daniel Ruiz, dans le type hormis le quatrième était très bien défendu. Au moral, le premier fut noble avec une pointe de soseria, les seconds et troisièmes débutèrent en fanfare mais s'arrêtèrent en cours de faena. Le quatrième était très compliqué et les suivants se laissèrent faire sans faire preuve de beaucoup de caractère. Sous le fer, ils prirent les deux piques réglementaires sans se distinguer.
El Juli profita des bontés du tambour major pour emballer un public acquis à sa cause. Il essora l'animal avec la décision qui le caractérise en tirant de longues séries avec circulaires inversées, changements de main; bref l'ensemble du répertoire. Il tua d'un de ces "julipié" dont il a le secret et obtint un franc succès. Il fit le job par la suite face à un client désagréable dont il n'y avait rien à tirer; mais, grâce à cet effort tout le monde l'avait vu. Autre "julipié" périphérique celui-là.
José Mari Manzanares eut les plus beaux gestes de l'après-midi. La séquence la plus intéressante se situa à l'entame de sa première faena. On put alors profiter du concept bien particulier de l'Alcantino qui torée avec tout le corps, avec de l'autorité dans le "toque" et du temple dans la muleta. Hélas le toro ne dura pas. Il s'en défit en deux temps, d'un pinchazo sivi d'un estoconazo. A son second passage, la médiocrité de l'opposition ne lui permit pas de s'exprimer mais il tenta le tout pour le tout et il tua d'un recibir spectaculaire qui l'autorisa à sortir en triomphe avec Julian.
Daniel Luque eut lui aussi de bons moments à son premier passage toréant en rond avec goût et avec un rythme plaisant. Mais cela ne dura que l'espace d'un instant. Le toro baissant d'un ton, Daniel se perdit dans la banalité: un pinchazo, une entière tombée et trasera. Au dernier, faible, il ne put imposer cette tauromachie allègre et artistique qu'il affectionne. Il tenta l'option "encimiste", se plaçant dans les cornes, sans insister: un pinchazo, une entière basse et un descabello. Ovation de despedida pour Daniel, tandis que Julian et José Mari sortait en triomphe au son d' "Adiou Bayounne, petite flour"... A l'année prochaine Lachepaillet!

Pierre Vidal

Photo Nadège Vidal

http://www.corridasi.com/news/news.php

tem40 Le: 05/09/11
ABOUTISSEMENT



Après les réserves qu'il convient d'apporter en précisant que les toros de Jandilla d'hier étaient parfaitement conforme à ce qu'en attendent les figuras, il serait injuste de ne pas reconnaître à sa juste valeur la somptueuse prestation de Perera.

En 2006 déjà, Perera avait amplement démontré sa capacité à s'installer dans le sitio d'Ojeda pour y toréer de manière bien plus classique que lui, sa gestuelle déliée et son allonge remarquable lui ayant permis de parfaire les connaissances techniques développées avant lui, au point, mais oui, qu'on doit le considérer comme l'exemple à partir duquel le Juli, puis les autres, ont eux-mêmes progressé.

Dans quel domaine ? Essentiellement dans la manière de gérer l'intervale existant entre la fin d'un muletazo et le début du suivant. Avant Perera, on peut le vérifier sur les videos, tous les toreros perdaient plus ou moins longtemps l'emprise qu'ils exerçaient sur le toro. Depuis qu'il a montré comment faire pour combler ce vide, ceux qui ont été capables de comprendre son apport puis de se l'approprier, ont gagné en continuité et en pouvoir. Le Juli le premier.

En quoi consiste le secret ? Dans une innovation très facile à observer mais beaucoup moins à mettre en pratique : en fin de passe, au lieu d'ouvrir la porte au toro et de se retirer pour lui re-proposer la muleta après s'être replacé, Perera, puis ceux qui l'ont copié, demeure dans le sitio, voire gagne un pas en direction du toro, afin de pouvoir le suivre jusqu'à l'ultime centimètre de son embestida sans que la muleta ne quitte son champ de vision, ce qui permet au torero d'ôter au toro tout pouvoir de décision, à condition bien sûr qu'il obéisse.

Chacun comprendra qu'il faut un courage important pour se livrer à cet exercice qui est, aujourd'hui, la véritable frontière qui délimite le terrain des figuras et des autres : ceux des toreros qui sont capables de franchir cet espace jadis réservé au seul toro pénètrent ipso facto sur le terrain de l'excellence, tandis que ceux qui n'y parviennent pas sont irrémédiablement condamnés à jouer les second rôles.

Pourquoi Perera n'occupe-t-il pas une place plus en vue dans l'escalafon où, s'il est dans le haut du tableau, il n'est toutefois pas dans le dernier carré ? D'abord, parce qu'au terme de sa saison phare, il reçut une grave blessure qui le mit hors circuit durant plusieurs mois. Ensuite, parce qu'ayant voulu rentabiliser trop vite sa grande temporada, il tomba dans le même piège qui conduisit Castella à se retirer momentanément : exiger des empresas les cachets les plus élevés sans les justifier ensuite dans l'arène, est une faute que l'on pardonne rarement.

Enfin, c'est le plus important car c'est sans doute le plus facile à corriger, parce que Perera, d'un naturel plutôt réservé, n'a jamais donné ni dans l'auto-satisfaction dont ses connfrères sont si généreux dans les medias, ni dans la mise en scène des choses importantes qu'il réalise dans l'arène. Froid il est, froid il reste, et comme sa tauromachie extrêmement puissante est parfois difficile à décoder, en ce sens qu'elle masque les difficultés des toros, il en a toujours coûté au public de l'apprécier à sa juste mesure hormis quand il débute on termine ses faenas de manière spectaculaire.

En cette fin de temporada 2011, Perera, à Bayonne mais aussi un peu partout, a retrouvé son meilleur niveau et apparaît comme le torero offrant le toreo le plus abouti ; il n'est certes pas un artiste, mais aujourd'hui, mieux que quiconque, il est capable de toréer bien n'importe quel type de toros, les commerciaux comme les plus difficiles. Peut-être d'ailleurs devrait-il penser à provoquer une prise de conscience chez le public, en affrontant précisément des adversaires susceptibles de mieux mettre en valeur sa capacité et de lui permettre de marquer la différence avec ses compañeros. Un pari osé, mais qui pourrait sans doute lui permettre de remonter tout en haut de l'escalafon.

André Viard



http://www.terrestaurines.com/forum/actus/edit.php

tem40 Le: 04/09/11
Bonjour,


Je suis Alain Foucaran, Conseiller municipal de la commune de Mauguio (34). En tant que Resp des spectacles taurins de notre commune (Courses camarguaises et Corrida) j'ai reçu la lettre de Bruno Blohorn (Pdt de l'ass des éleveurs ...) appelant le monde taurin a vous apporter son soutien pour votre corrida du 27 aout . J'ai pris connaissance de ce courrier un peu tard étant en déplacement. J'ai pu lire les commentaires et pressions que vous avez du affronter, j'ai lu également les comptes rendus techniques de la corrida qui a semblé réussie.
Je tenais simplement par ces quelques mots a vous assurer de mon total soutien,


Excellente journée




Alain Foucaran



tem40 Le: 04/09/11
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