Derniers articles http://www.torosenmimizan.fr Derniers articles (C) 2005-2009 PHPBoost fr PHPBoost AG 2018 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=255 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=255 <strong>Vendredi 30 novembre le CLUB TAURIN MIMIZANNAIS a tenu son Assemblée Générale au restaurant 'L'Ile de Malte" de Mimizan Plage devant plus de 100 personnes, adhérents et sympathisants. Quelques nouveaux adhérents se sont présentés, nous leur souhaitons la bienvenue.<br /> Cette année, exceptionnellement, Alain Lartigue n'a pu se joindre à nous pour cette AG. <br /> <br /> Le Club Taurin, bien que jeune encore, fait preuve d'un dynamisme et d'une activité réelle comme le prouve le rapport moral qui rapporte les différents événements qui ont émaillé l'année 2018.<br /> <br /> <p style="text-align:center">RAPPORT MORAL 2018<br /> </p><br /> Tout d&#8217;abord, un rappel et une pensée sincère pour la disparition de Jean Claude Tanchon, membre du Conseil d&#8217;Administration qu&#8217;on pouvait toujours voir en barrera lors de notre corrida annuelle.<br /> <br /> Cette Assemblée Générale , cette année encore, est endeuillée par la perte d&#8217;un grand ami : Robert Barsac, aimé, apprécié et respecté de tous pour son charisme, sa gentillesse, son élégance physique et morale et sa profonde culture, qui faisait de sa conversation un vrai plaisir intellectuel.<br /> Son amour et sa connaissance de l&#8217;Espagne fera défaut lors de nos sorties et voyages, mais son esprit parcourra encore bien des chemins de nos forêts&#8230; de « ses » forêts devrais-je dire.<br /> Nous te dédions cette soirée Amigo. <br /> <br /> 23 mars<br /> Comme c&#8217;est devenu la tradition, la temporada mimizannaise 2018 commença dans la Salle des Fêtes de Ste Eulalie. Merci une fois de plus à Bernard Comet pour son accueil et sa fidélité.<br /> Cette année, mano a mano entre Thierry Reboul, l&#8217;homme d&#8217;expérience et El Adoureño l&#8217;espérance de la jeunesse.<br /> Thierry, chroniqueur taurin bien connu et fidèle du CTM, fit le tour complet de la temporada 2017 et par une analyse, une expertise et un décryptage pointus, souleva quelques points qui avaient pu échapper à beaucoup (au moins à moi !)<br /> Yannis « El Adoureño » raconte ensuite son jeune parcours : après 7 ans à l&#8217;Ecole de Richard Milian, il débute en non piquée puis une blessure l&#8217;écarte des ruedos en 2014.<br /> 2016 : retour sur le sable des arènes mais il choisit alors de s&#8217;installer en Espagne où les novilladas et les trophées s&#8217;enchaînent, il gagne le prestigieux Zapato de Oro de Arnedo.<br /> Soutenu par Gérard Ducès, présent ce soir là, il s&#8217;est lancé depuis à la conquête des plazas françaises, conquête longue, courageuse et souvent douloureuse.<br /> 9 septembre : le grand jour est arrivé, il devient « matador de toros » en prenant l&#8217;alternative plus qu&#8217;honorablement puisqu&#8217;il coupe 1 oreille. Cette consécration n&#8217;est que le début d&#8217;un long « camino » fait de sang, de larmes et de réussite sans aucun doute, qui peut l&#8217;amener au sommet grâce à sa volonté et sa détermination.<br /> Suerte a ti matador !! <br /> <br /> <br /> <br /> 10 Mai : Présentation de l&#8217;affiche.<br /> Après une tienta bien sympathique avec les jeunes espoirs de Adour Aficion animés par leur Maître Richard Milian, la présentation de notre corrida a pu avoir lieu dans une arène merveilleusement fleurie.<br /> Enfin, on allait connaître les diestros qui affronteraient les toros de Maria Loreto Charro Santos. Ce fut avec satisfaction que la centaine d&#8217;aficionados découvrit les noms de Daniel Luque, Juan del Alamo et Tomas Campos.<br /> Mais &#8230; surprise : quelques jours plus tard, on apprend que Daniel Luque serait absent, absence due à une erreur de calendrier. C&#8217;est tout nous ça &#8230; le goût du suspense&#8230; les aficionados sont sur les dents, mais il faudra attendre pour connaître enfin le nom du remplaçant : El Fandi. <br /> Mais, il n&#8217;y avait pas que les toreros qui étaient attendus ce jour-là, mais aussi l&#8217;affiche réalisée par Loren, grand artiste taurin qui, pour Mimizan, comme pour les plus grandes arènes françaises et espagnoles laissa libre cours à son inspiration. Et il faut reconnaître, que telle la bataille d&#8217;Hernani de Victor Hugo, opposant les classiques aux modernes, les réactions furent mitigées devant cette &#339;uvre qui ne peut laisser indifférent, qui surprend, qui innove et qui aurait dû faire date dans le diaporama des affiches mimizannaises.<br /> Mais, ceci est mon opinion personnelle. <br /> <br /> <br /> 21 Mai :lundi de Pentecôte <br /> Pour la première fois, à l&#8217;instigation de notre président, on inaugura une sortie en car pour participer à la Feria de Vic. 40 aficionados de toutes les Landes, sans compter quelques « étrangers » venus de Bayonne se retrouvèrent chez Jean Louis Darré pour assister à une tienta. Mais, pour ne pas changer nos habitudes nous ne pûmes juger qu&#8217;une seule vache, car, casse-croûte en route et sens de l&#8217;orientation, nous n&#8217;arrivâmes qu&#8217;avec 1h ½ de retard&#8230;.cela fait partie du charme de ces sorties ! <br /> Réception inégalable chez Jean Louis : apéritif et repas faisant comme toujours l&#8217;unanimité.<br /> La corrida aussi fit l&#8217;unanimité : toros monstrueux, piste difficile n&#8217;aidèrent pas à la distribution des trophées pour Curro Diaz, Daniel Luque, une seule oreille de complaisance pour Emilio de Justo pour son courage d&#8217;avoir repris l&#8217;épée après une terrible voltereta qui lui provoqua une commotion cérébrale sans conséquence heureusement. <br /> <br /> <br /> Du 30 mai au 5 juin : voyage à Grenade.<br /> « Quien no ha visto Granada no ha visto nada » <br /> Grenade, la gitane, la mauresque et enfin &#8230; la reconquise, après 780 ans d&#8217;occupation arabe.<br /> Dernier acte de la longue Reconquista qui avait commencé dès le début de l&#8217;occupation à partir du Royaume des Asturies.<br /> A ce propos, Jean Isnard consultant au centre de recherche sur le terrorisme écrit : « Quand tout semble perdu comme à l&#8217;aube du VIII ème siècle pour les Espagnols, la « Reconquista » nous apparaît comme une leçon offerte. Avec le temps, armé de l&#8217;esprit de résistance, il n&#8217;est de peuple dont la souveraineté soit irrémédiablement perdue » <br /> Et effectivement, le 2 juillet 1492, le sultan Boabdil du Royaume Maure de Grenade, dût se rendre aux Rois Catholiques Ferdinand d&#8217;Aragon et Isabelle de Castille.<br /> Si, pour la Reine d&#8217;Angleterre Elisabeth II l&#8217;année 1992 fut une « annus horribilis », pour Isabelle de Castille l&#8217;année 1492 fut une « annus mirabilis » , l&#8217;année des miracles. <br /> En effet, le Royaume d&#8217;Espagne retrouvait enfin son intégrité en réincorporant la magnifique Grenade et Christophe Colomb la même année, découvrait le Nouveau Monde au nom de ces mêmes Rois Catholiques. Le gênois profita semble-t-il de l&#8217;euphorie de la victoire de Grenade pour persuader la Reine Isabelle de financer son expédition, qui semblait bien hasardeuse et avait été déjà rejetée.<br /> Le sultan Boabdil était déchiré en quittant son beau royaume de Grenade et il aurait éclaté en sanglots lors de son départ ce qui fit dire à sa mère : « Tu pleures comme une femme sur une cité que tu n&#8217;as pas su défendre comme un homme. » &#8230; tendre consolation maternelle !<br /> Si la conquête arabe se fit par la violence, l&#8217;occupation pendant 7 siècles fut loin d&#8217;être négative. Dans bien des endroits on y vit la coexistence des 3 religions du Livre : juive, musulmane et catholique. Ils contribuèrent au développement de l&#8217;agriculture, de l&#8217;irrigation, de la gestion de l&#8217;eau et « El Andalous »se couvrit de merveilles architecturales d&#8217;art hispano mauresque. « El Andalous » devint un centre culturel et artistique très brillant.<br /> Ainsi, comment pourrait-on adhérer à l&#8217;avis de nombreux historiens du XIX siècle qui qualifièrent cette époque de « la nuit du Moyen Age », comme si l&#8217;art renaissait au XVIème siècle après une interruption depuis l&#8217;antiquité. Il suffit de contempler cet art hispano mauresque qui éclata avec une telle vigueur, alors qu&#8217;au même moment dans notre Europe chrétienne on assistait à l&#8217;éclosion du roman puis l&#8217;explosion du gothique avec la construction des cathédrales. Notre voyage nous permit d&#8217;apprécier cette richesse.<br /> Enfin, comment ne pas avoir une pensée pour Federico Garcia Lorca, natif de Grenade et passionné de corrida dont le portrait en format géant orne les cuevas des gitans dont il fut le chantre dans son Romancero Gitano . « La tauromachie est la fiesta la plus culturelle du monde » écrivait-il, « Que deviendrait le printemps espagnol, notre sang et notre langue , si les clarines dramatiques de la corrida arrêtaient de sonner. » Et &#8230; elles ont sonné les clarines pendant ce voyage. D&#8217;abord à Madrid pour Enrique Ponce, Sébastien Castella et Colombo devant des Garcigrande. Castella, après une voltereta des plus violentes, nous gratifia d&#8217;une faena d&#8217;exception. A Grenade, elles sonnèrent plus doucement puis elles se firent plus triomphantes pour les banderilles de El Fandi et éclatantes pour la « tarde de gloria » de l&#8217;inégalable Morante, de Manzanares le maître de l&#8217;épée et du grandiose Talavante ! <br /> Je vous ferai grâce des soirées qu&#8217;on pourrait qualifier aussi de « noches de gloria » <br /> <br /> <br /> Restons sur le registre des voyages : 14, 15 et 16 septembre Guadalajara<br /> Annoncé sur le site « toros y cultura » il a bien tenu ses promesses !<br /> D&#8217;abord, les toros. <br /> Lors de la corrida du 14, on retrouva des toros de Maria Loreto Charro. Ponce et El Fandi coupèrent une oreille chacun ; quant à Castella, il passa de « l&#8217;infierno à la puerta del cielo », de « l&#8217;enfer aux portes du ciel » comme publia le journal local. De l&#8217;enfer tombèrent les 3 avis mais du ciel résonnèrent les clarines du triomphe.<br /> Le 15, la corrida fut plus décevante malgré le toreo de Curro Diaz, la grâce et le professionnalisme de Perera, et le fracasso de Lopez Simon.<br /> Voilà pour les toros. Quant à la culture, nous fûmes gâtés.<br /> Avec ces 2 voyages nous fîmes un plongeon dans quatre des grands temps forts de l&#8217;Espagne : l&#8217;occupation arabe et la Reconquista à Grenade, le Moyen Age à Calatañazor, le Siècle d&#8217;Or à l&#8217;Escorial et la Guerre Civile du XXème siècle al Valle de los Caidos.<br /> Mais&#8230;rassurez vous, il en reste encore beaucoup à découvrir.<br /> Merci à Jean Marc et Jean Luc Dufau pour cette organisation.<br /> <br /> <br /> Mais, revenons au mois d&#8217;août à Mimizan<br /> Cette année, ce fut un week-end taurin complet qui fut proposé aux aficionados.<br /> <br /> Le 16 août : « Landes Emotions ».<br /> C&#8217;est toujours un plaisir chaque fois renouvelé de retrouver ces véritables champions amoureux de notre région et qui savent partager leur passion, notre histoire, nos racines. C&#8217;est un véritable plaisir de voir le sourire et d&#8217;entendre les compliments dithyrambiques des spectateurs à leur sortie. <br /> <br /> <br /> <br /> 17 août « l&#8217;Orchestre Montois »<br /> Nous eûmes le plaisir et le privilège d&#8217;assister à la dernière prestation de son chef, le maestro Michel Cloup qui a passé 31 ans à la tête de cette formation. Sa despedida sur le sable de Mimizan fut un grand moment d&#8217;intensité et de communion entre culture hispanique et traditions. Seul, le temps n&#8217;était pas de la partie, mais cette soirée restera dans nos souvenirs par le charisme de son chef et la virtuosité de ses musiciens.<br /> <br /> 18 août : la corrida<br /> Je ne ferai pas l&#8217;offense d&#8217;en faire le commentaire devant les spécialistes ici présents.<br /> Mais quelques réflexions d&#8217;après corrida m&#8217;ont fait penser à une phrase de Pierre Vidal qui relevait, je cite, « une contradiction entre une petite minorité savante et la majorité d&#8217;un public » ceci à propos de l&#8217;indulto.<br /> Effectivement : qui remplit les arènes ? qui permet de maintenir la Fiesta ? qui en est l&#8217;essence même, si ce n&#8217;est le populaire, le public ? ceux qui se lèvent spontanément devant une faena peut être pas toujours orthodoxe mais qui soulève l&#8217;enthousiasme d&#8217;une majorité du public et ça, El Fandi l&#8217;a provoqué quoiqu&#8217;en pense une petite minorité savante !!<br /> Les plus anciens se souviendront avec moi de Manuel Benitez « El Cordobes » qui fut souvent vilipendé par « les connaisseurs » les « gardiens du temple » mais qui sauva la Fiesta à un moment où elle était en perdition car il sut, souvent, soulever l&#8217;enthousiasme du populaire.<br /> Evitons la confrontation : la Fiesta a besoin de tous, majorité populaire et minorité savante.<br /> Et le 18 août, ce fut un beau moment de communion populaire où Juan Del Alamo coupa une oreille et où nous fûmes récompensés par le bonheur et le merveilleux sourire de Tomas Campos à sa sortie à hombros aux côtés de El Fandi et son geste touchant de remerciements dirigé vers le ciel, instant saisi admirablement par Henri.<br /> On a pu lire dans Toro Mag sous la plume d&#8217;André Dubois : « Belle tarde inespérée : une présidence de plage, un public en partie de plage (par force), pour une corrida de toros qui fut tout sauf une corrida de plage, Corrida mieux présentée que les premières des Fêtes de Mont de Marsan et Dax. Mimizan confirme la qualité de l&#8217;année précédente.<br /> 2 h 50 &#8230; sans ennui : on reviendra ! »<br /> <br /> 6 Octobre : <br /> La fin de la temporada a été dignement fêtée et a permis au Club de remercier tous les bénévoles qui participent par leur travail à la réussite de nos spectacles et corrida.<br /> <br /> <br /> Je voudrais ajouter que 2012 et 2013 furent de grandes années antitaurines à Mimizan. J&#8217;avais alors traduit et fait paraitre sur le site « Lettre ouverte à un anti taurin. » <br /> On aurait pu imaginer que le calme était revenu depuis cette époque. Que nenni &#8230;ils étaient là cette année les anti, peu nombreux mais bruyants, et comble du comble, ils envoyèrent une « suffragette » insulter le Padre Christian au moment de la Sainte communion&#8230; Le padre l&#8217;écarta avec l&#8217;élégance d&#8217;une passe de Morante. Je me suis retenue de lancer un OLE !<br /> Pour compléter l&#8217;homélie de haut vol dont le Padre nous gratifia j&#8217;ai ressorti, la « Lettre ouverte à un antitaurin. Je vais vous en faire la lecture et je vous promets, après ça, je me tais !!!<br /> <br /> A toi, qui t&#8217;appelles anti taurin et qui n&#8217;a jamais eu le moindre contact avec un toro&#8230;<br /> A toi, qui prétends défendre un animal dont tu ne te souviens que pour aller manifester&#8230;<br /> A toi, qui pour interdire ce que tu considères comme un spectacle désagréable, n&#8217;a trouvé comme solution que de te déshabiller et te recouvrir de tomate &#8230;<br /> A toi je dis, oui, à toi, avec le respect de ceux que nous nommons aficionados :<br /> Assieds-toi un jour avec un torero, parle avec lui, écoute-le. C&#8217;est seulement ainsi que tu pourras savoir ce qu&#8217;est aimer un animal, vivre pour lui&#8230; Laisse-le te raconter comment, quand il n&#8217;était qu&#8217;un enfant, il a délaissé les jouets et a décidé de commencer à jouer sa vie&#8230;Demande-lui pourquoi il a préféré oublier son adolescence pour se sacrifier à un rêve, lequel, il le savait par avance serait impossible à atteindre. Essaie de comprendre ce que signifie oublier tout&#8230; même soi-même, pensant, vivant et rêvant de cet animal que tu défends tant&#8230;<br /> Imagine-toi, éloigné de ta famille, de tes amis, de ton pays et de tous. Et un après-midi d&#8217;hiver, couvre-toi et va al campo avec lui, regarde comment naît cet animal et observe comment on s&#8217;investit quand il n&#8217;a pas encore la force de se lever&#8230;Passe des journées, des mois, des années à penser à lui dès ton lever et rêvant de lui quand arrive la fin du jour&#8230;Perds les amis et la famille qui n&#8217;arriveront jamais à comprendre que tu les délaisses pour un animal : le toro, qui te prendront pour un fou, mais qui ne supporteront pas tes absences, qui essayeront par tous les moyens, mais jamais ne parviendront à comprendre cette obsession qui les laisse toujours au second plan et qui te transforma en une personne pensive et solitaire&#8230; Plus tard, demande au torero qu&#8217;il t&#8217;amène quelques jours dans sa retraite hivernale, al campo, et demande-lui de te présenter un ganadero. Il t&#8217;accueillera dans sa maison et te racontera la vie réelle du toro ; c&#8217;est le seul qui puisse expliquer comment ils vivent, comment ils se combattent, comment ils s&#8217;efforcent d&#8217;être les meilleurs dans ce lieu qui pour toi n&#8217;est qu&#8217;un mouroir. Probablement qu&#8217;ils te fatigueront avec des histoires de tendaderos, d&#8217;après-midi de triomphe et des nuits de déception. Quand le jour se lèvera, ils continueront à te raconter des anecdotes dont l&#8217;auteur est toujours le même : le taureau. Si après tout ça, si tu as encore la force, va al campo, mets toi face à face avec un taureau, la poitrine découverte, regarde-le dans les yeux et essaie de deviner ce qu&#8217;il va faire&#8230; Imagine seulement un moment la douleur d&#8217;une cornada&#8230; Sois préparé mentalement à te laisser tuer. Puis reviens à la maison.<br /> Lors de la prochaine manifestation, déshabille-toi, recouvre-toi de tomate, mets-toi de fausses banderilles, hausse le ton et maintiens que tu défends le toro bravo, que tu l&#8217;aimes&#8230; Et tandis que tu t&#8217;ennuieras dans cette manifestation, il y aura un torero pleurant pour ne pas avoir su comprendre un toro, il y aura un éleveur qui défendra une espèce qui, si elle n&#8217;était pas lidiée dans une arène, serait morte depuis longtemps, il y aura un mayoral en train de nourrir cent animaux qu&#8217;il connaît par leur nom, il y aura un gamin faisant de l&#8217;auto-stop pour aller à un tentadero, il y aura un torero jouant avec sa vie dans une arène, il y aura mille, deux mille, cinq mille personnes goûtant cet art merveilleux d&#8217;une extrême sensibilité, une danse comme seuls peuvent en danser les courageux. Mais, c&#8217;est vous qui défendez le toro bravo ?...Ne jouez pas son avenir car vous jouez avec l&#8217;avenir de beaucoup de personnes qui ne vivent que parce que cet animal existe.<br /> VIVA ESPAÑA, VIVA LA TAUROMAQUIA Y VIVA MIMIZAN !! <br /> <br /> <p style="text-align:center">RAPPORT FINANCIER</p> <br /> Le rapport financier fut ensuite présenté par le Trésorier, Philippe Froustey.<br /> Le bilan de cette année 2018 présente un déficit de 7931 &#8364;. Notons toutefois, la participation de nos partenaires qui atteignit la somme de plus de 19 000&#8364; grâce à Bernard Lafaurie qui travaille toute l'année pour ce résultat. Ce déficit s'expliquerait par une baisse du nombre des entrées et surtout par un coût supérieur du cartel proposé.<br /> <br /> <p style="text-align:center">PERSPECTIVES ET PROJETS 2019 </p><br /> Le Président présenta ensuite les perspectives pour l'année 2019.<br /> En mars: traditionnelle conférence à Sainte Eulalie<br /> Avril : visite d'un élevage à Cagnotte.<br /> Mai : présentation de l'affiche et tienta.<br /> Août : 2 spectacles de Landes Emotions<br /> 24 Août : CORRIDA pendant les Fêtes de Mimizan.<br /> Octobre : Soirée des bénévoles.<br /> 2 Voyages sont en préparation.<br /> <br /> <p style="text-align:center">ELECTIONS</p><br /> Renouvellement du Tiers Sortant du CA et élection d'Alain Paris.<br /> Election du bureau : Françis Baillet rejoint l'équipe suite à la démission d'un membre.<br /> <br /> <p style="text-align:center">MOT DU MAIRE</p><br /> Monsieur Christian Plantier, termina la réunion par un mot d'encouragement et de félicitation.<br /> Merci à lui qui nous apporta toujours son soutien.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> </strong> Sun, 02 Dec 2018 12:04:01 +0100 La cornada http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=254 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=254 <strong><span style="font-size: 15px;">La cornada<br /> <br /> <br /> <em>En ce moment, les blessés par cornada sont particulièrement nombreux. Plusieurs ont été gravement atteints dans leur chair, mais qu&#8217;en est-il de leur âme après une telle expérience ?<br /> Sur Mundotoro, une chronique intitulée « Apologie de la cornada » tente de nous faire réfléchir sur les conséquences de cette tragédie, de ce duel qui en tant que tel, n&#8217;exclut pas la cornada tragique et étudie les conséquences sur l&#8217;homme qui en est la victime, conséquence dans sa chair, ça va de soi, mais sur son âme et sa conscience d&#8217;être humain. En voici quelques passages. <br /> </em></span><br /> <br /> <span style="font-size: 20px;">« Une cornada n&#8217;est pas le prix à payer sur la route du succès, ou sur les versants de la montagne qui nous amènent à la gloire&#8230; La cornada toujours accomplit ce qui est promis : un duel, duel avant, pendant et après.<br /> La cornada est la douleur d&#8217;un être humain, né pour être humain de manière assumée, irrévocable, solitaire et cruelle&#8230; Une espèce de venin qui pénètre brutalement dans la chair et les os. Et s&#8217;installe dans l&#8217;âme. De l&#8217;être humain, un seul, un à un&#8230;.<br /> Tant de mensonges assénés comme vérités, sur la cruauté, la valeur, la culture, mensonges sacralisés par certains politiques, par les réseaux sociaux, télés et radios&#8230; Tant d&#8217;indécence au nom de la décence&#8230; tant d&#8217;ostentation d&#8217;inculture au nom de la culture.<br /> Sur ses cicatrices on lit que tout homme est un musée de la peur&#8230; Une cicatrice attachée à l&#8217;âme où on peut lire que le toreo est un monde où la souffrance et même l&#8217;injustice prévalent, mais un monde où nous sommes capables d&#8217;imaginer le bonheur et où nous percevons la possibilité de l&#8217;art. <br /> </span></strong> Fri, 21 Sep 2018 17:10:01 +0200 Corrida 2018 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=253 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=253 <!-- START HTML --> <iframe src="https://player.vimeo.com/video/285790119" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> <!-- END HTML --><br /> <br /> <br /> <br /> <strong>Arènes de Mimizan : corrida des Fêtes 2018<br /> 6 toros de Loreto Charro, bien présentés et armés<br /> <br /> El Fandi : silence : un avis et deux oreilles <br /> Juan del Alamo : un avis et une oreille, un avis et salut<br /> Tomas Campos : une oreille, un avis et une oreille<br /> </strong><br /> <br /> <strong>LES TOREROS:<br /> <br /> "EL FANDI"<br /> David Fandilla Marin<br /> né le 13 juin 1981 à Grenade.<br /> <br /> Torero athlétique, grand sportif, il fut membre de l'équipe nationale de ski, participa au marathon de New York et pratique le ski nautique et l'alpinisme.<br /> En son temps, il figura parmi les meilleurs novilleros. <br /> Il prend son alternative en 2000 et malgré une fracture au coude, il coupe, ce jour là, 2 oreilles.<br /> En 2005, il finit premier de l'escalafon, en 2007, suite à une blessure, il cède sa 1ère place et prend la seconde en coupant notamment 20 queues !!<br /> Fils et petit-fils de banderilleros, bon sang ne pouvant mentir, il devient un Maître aux banderilles, les posant de "poder a poder" qui comme son nom l'indique donne toutes ses chances au toro, lui donnant le maximum d'espace. Cette pose est pratiquée seulement par les maestros banderilleros car elle demande une grande force physique, grande rapidité et un coup d'oeil très sûr.<br /> En 2008, un film documentaire "The Matador" lui est consacré. Cela lui vaudra un article élogieux du New York Times et fit une belle promotion de la tauromachie au niveau international.<br /> Très déterminé, torero allègre et puissant, il sait créer un lien avec le public, s'affirmant par un désir de vaincre.<br /> Pas très connu en France, le Club Taurin de Mimizan est heureux de présenter ce grand artiste !<br /> <br /> <br /> JUAN DEL ALAMO<br /> de son vrai nom Jonathan Sanchez Peix<br /> né le 1er octobre 1991 à Ciudad Rodrigo près de Salamanca.<br /> Alternative le 25 juillet 2011 à Santander.<br /> <br /> Il défile à Mimizan en 2012 et avec la détermination de la jeunesse, il impose un toreo classique, fait de calme et de quiétude face au toro. Il montra maîtrise et clairvoyance montrant qu'il ne trichait pas, avec une faena allègre, tranquille malgré un toro ne lui laissant pas de grandes possibilités. Et c'est à Mimizan, en présence de Christian Plantier, maire de la ville, qu'il recevra le prix du meilleur lidiador de France, prix qui lui sera remis par le ganadero camarguais Bruno Blohorn, Président de l'Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat.<br /> Depuis, il n'a cessé de progresser et le 8 juin 2017 c'est un triomphe bien mérité à Madrid.<br /> C'est avec une réelle impatience qu'il est attendu le 18 août dans les Arènes du Courant. <br /> <br /> <br /> <br /> TOMAS CAMPOS<br /> Né à Llerena près de Badajos le 24 avril 1992<br /> Il coupe 2 oreilles à son alternative face aux Garcigrande le 22 juin 2014<br /> Remarqué et aidé par l'AAJT ( Association d'Aide à de Jeunes Toreros) et par son Président Vincent Serrano, il poursuivra, grâce à eux, son entraînement, et montrera toujours amitié et reconnaissance pour cette association qui a cru en lui.<br /> Un peu oublié dans sa patrie, c'est à Mimizan en 2015 qu'il défilait pour la 1ère fois de la saison face aux toros de Jean Louis Darré. Il y enthousiasma les aficionados par "son élégance, classe et efficacité.<br /> 2017 a vu vraiment l'éclosion et la reconnaissance du monde taurin: c'est d'abord un début de temporada à Fitero, en mars, où il sort à hombros, et va dès lors de triomphe en triomphe. En août, retour à Mimizan, il conquiert de nouveau le public en réalisant une faena profonde et sincère face aux représentants de la ganaderia Maria Loreto Charro Santos: 3 oreilles pour un après-midi historique. D'un toreo classique, pur et engagé, Tomas a triomphé lors de chacun de ses rendez-vous taurins. Mais laissons la parole à Zocato :" Ce jeune torero est pétri de classe, d'élégance sobre et de courage. Il a du calme, du chic et du sang froid&#8230; Ce torero est un futur prodige".<br /> C'est donc, tout naturellement qu'il sera présent cette année, en tant que triomphateur !!! <br /> </strong><br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Mon, 27 Aug 2018 08:14:01 +0200 Granada... nous voilà ! 2018 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=252 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=252 <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/20180531_125814.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <strong>Beau voyage tauromachique et culturel&#8230; du 30 mai au 5 juin 2018<br /> Madrid: ce devait être la tarde de Ponce et ce fut celle d'un impérial Castella qui, après avoir été pris plus que violemment, réveilla magistralement une corrida décevante et compliquée de Garcigrande.<br /> <br /> Grenade : le jeudi et le vendredi, des toros décevants n'ont pas permis aux toreros de s'exprimer. Malgré tout, El Fandi, attendu le 18 août à Mimizan fit une magistrale démonstration aux banderilles : royal !<br /> Samedi :Corrida d'exception où les 3 énormes artistes purent s'exprimer et ce fut une " tarde de gloria" pour l'inégalable Morante, Manzanares le maître à l' épée et le grandiose et parfait Talavante !!<br /> Malgré une température fraîche, les soirées furent chaudes et animées &#8230;...<br /> Voyage réussi une fois de plus !!</strong><br /> <br /> <br /> <!-- START HTML --> <iframe src="https://player.vimeo.com/video/273124907" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> <!-- END HTML --> Wed, 06 Jun 2018 13:25:01 +0200 "El forcon" capea unique au monde http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=251 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=251 <p style="text-align:center"><strong>EL FORCON, une capea taurine unique au monde.</strong></p><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/forcon2_670x377.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <strong>La région portugaise de Sabugal, limitrophe de la zone espagnole de Salamanca et Caceres, clôture son traditionnel Carnaval par des encierros et par la traditionnelle capea du « forcon ».<br /> Il s&#8217;agit d&#8217;une singulière capea unique au monde, qui ne se célèbre que dans cette région. Classée au Patrimoine Immatériel de la Culture, elle attire des centaines d&#8217;espagnols surtout d&#8217;Extramadura et Castille y Leon.<br /> Le « forcon » est une structure fabriquée à base de bois de chênes et de pins entrelacés, d&#8217;une forme triangulaire dans laquelle s&#8217;introduisent des jeunes qui attendent la sortie d&#8217;une vache.<br /> Dirigés par un chef d&#8217;équipe, les jeunes « dansent » et tournent à l&#8217;unisson, au rythme du toro, afin d&#8217;éviter et de contenir sa charge.<br /> Les « maletillas* » sont bien reçus et même souvent prévus lors de ces capeas afin d&#8217;intervenir si le toro présente un danger. En récompense, ils sont autorisés à toréer l&#8217;animal à la fin du « forcon ».<br /> Selon certains historiens, le « forcon » s&#8217;utilisait comme protection contre les toros de lidia qui s&#8217;échappaient de quelque élevage espagnol voisin.<br /> En plus des espagnols et des portugais, ce type de capea est très apprécié par le public français, surtout par les jeunes descendants de cette région et dont les parents émigrèrent en France au XXème siècle.<br /> <br /> <!-- START HTML --> <iframe width="854" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/gMH62Hc7IDE" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe> <!-- END HTML --><br /> Article paru dans ABC espagne. <br /> </strong><br /> <strong>*Les « maletillas » : voir l&#8217;article</strong> <a href="http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?id=102&amp;cat=6">http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?id=102&amp;cat=6</a> Wed, 07 Mar 2018 16:56:01 +0100 Decir España http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=250 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=250 <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/espagne.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <strong><span style="font-size: 15px;">Decir España<br /> <br /> PACO MARCH<br /> En esta hora funesta, digo España<br /> En voz alta, digo España.<br /> Decir España es decir Historia; decir España es decir memoria; decir España es decir vida.<br /> Digo España y digo padre; digo España y digo madre.<br /> Decir España es decir luz; decir España es decir sombra; decir España es decir llanto.<br /> Digo España y digo Larra; digo España y digo Goya.<br /> Decir España es decir lengua; decir España es decir raíz; decir España es decir toro.<br /> Digo España y digo abrazo; digo España y digo gozo.<br /> Decir España es decir pueblo; decir España es decir fiesta; decir España es decir luto.<br /> Digo España y digo Federico; digo España y digo Lola<br /> Decir España es decir Madrid; decir España es decir Barcelona; decir España, decir España&#8230;<br /> Digo España y digo José y Juan; digo España y digo Alberti.<br /> Decir España es decir cante; decir España es decir baile; decir España es decir te quiero<br /> Digo España y digo Maestranza; digo España y digo Monumental<br /> Decir España es decir Machado; decir España es decir Buñuel<br /> Digo España y digo sueño; digo España y digo pesadilla<br /> Decir España es decir ole; decir España es decir somos; decir España es decir seremos.<br /> Digo España y digo olores; digo España y digo sabores<br /> Decir España es decir lo que no nombro; decir España es perdón pero no olvido; decir España es decir juntos.<br /> Decir España es decir Cataluña.<br /> Y viceversa. </strong></span> Wed, 21 Feb 2018 19:22:01 +0100 "AL Vielo tu capote" http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=248 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=248 Initialement prévu pour les élèves de la Fondation El Juli <br /> <br /> <br /> <br /> <!-- START HTML --> <iframe width="1440" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/YdCYG9M_z20" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe> <!-- END HTML --> Wed, 21 Feb 2018 13:03:01 +0100 La Catalogne, des toros et une Reine De France ! http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=17&id=247 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=17&id=247 <strong><p style="text-align:center"><span style="font-size: 20px;">La Catalogne, les toros et une Reine de France.</span></p><br /> <br /> <span style="font-size: 15px;">22 septembre 1601, à Valladolid, naquit Ana Maria Mauricia, Infante d&#8217;Espagne, du Portugal, archiduchesse d&#8217;Autriche, Princesse de Bourgogne et des Pays Bas, fille du Roi Philippe III, plus connue en France sous le nom d&#8217;Anne d&#8217;Autriche. Elle épousera le Roi de France Louis XIII, et à la mort de ce dernier avec l&#8217;aide de Mazarin deviendra Régente jusqu&#8217;à la majorité de son fils Louis XIV.<br /> <br /> Voilà pour la Reine.<br /> Et les toros ? et la Catalogne ?<br /> <br /> Revenons en 1601 : C&#8217;est une corrida que la ville de Barcelone choisit d&#8217;organiser pour célébrer la naissance de la future Reine de France. Les toros étaient synonymes d&#8217;allégresse et réjouissances dans la Catalogne (aujourd&#8217;hui antitaurine) de 1601.<br /> <br /> <br /> A cet effet, le dimanche 2 décembre, les Députés du Principado de Cataluña firent construire une grande arène de bois et élever un pavillon pour la joute des chevaliers. Des galeries furent construites pour recevoir les nobles invités tandis que les députés contemplèrent le spectacle depuis une fenêtre<br /> Le lundi 3 , les députés firent courir des toros qui avaient été spécialement amenés à la ville&#8230;<br /> Puis pénétra dans l&#8217;arène un cavalier nommé Pedro Vila y de Clasqueri, à cheval, accompagné de quatre laquais, chacun portant 2 lances et après avoir rendu hommage au Lieutenant général, aux Conseillers et aux Députés, on lâcha un autre toro qui parcourut la place, attaquant le dit Vila qui se défendit avec la lance&#8230;<br /> <br /> Il existe de nombreux exemples de la grande aficion de la Catalogne pour la tauromachie. Et le nombre de corridas qui ont été célébrées en Catalogne était tel qu&#8217;on y célébra les toros à Barcelone, dans trois places à la fois.<br /> Et, aujourd&#8217;hui, les nationalistes, interdisent une tradition qu&#8217;ils déclarent étrangère à la Catalogne !!!!!<br /> Et comme dit Francisco Belmonte : « contre le mensonge, il reste la lecture et la constatation des faits. » <br /> (Lecture du Manual de Novells Ardits qui contient toutes les reseñas de toutes les festivités de l&#8217;époque.)<br /> </span></strong> Tue, 13 Feb 2018 17:00:21 +0100 La planète des toros http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=246 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=246 <strong>Là naquit la planète des toros.<br /> D&#8217;après la chronique de Manolo Molés<br /> <br /> C&#8217;est la temporada en Amérique. Et toujours germe cette graine que semèrent les espagnols, les conquistadors, les guerriers, les prêtres, ceux qui amenèrent la culture, leur langue, la religion, mais aussi le pillage et quelques comportements peu recommandables&#8230; C&#8217;est vrai que la recherche de l&#8217;Eldorado, de l&#8217;or, de la richesse y fut pour beaucoup mais en trois siècles furent semés d&#8217;autres sentiments, une autre culture, un autre enseignement pour le Nouveau Monde.<br /> Toute conquête entraîne sang, sueur et larmes. C&#8217;est sûr ! Mais la vieille Castille et ses rois appelés Catholiques assumèrent bien davantage. Le plus spectaculaire fut la manière dont les prêtres, et professeurs enseignèrent le parfait castellano de Cervantes à des millions de personnes depuis la Californie jusqu&#8217;à la Terre de Feu. Une quantité de pays, des millions d&#8217;indigènes avec mille langages différents finirent par parler mieux que nous le castellano du vieil et énorme royaume de Castille qui se pointant sur l&#8217;Atlantique, incluait ce qui devait devenir plus tard le Pays Basque, le royaume de Leon, qui agrandissait encore le domaine avec la Galice, le royaume de Navarre et le royaume d&#8217;Aragon sans parler des régions valencienne, catalane et les Baléares.<br /> Ils dominèrent des terres, des pays, de l&#8217;or, des richesses, mais en plus d&#8217;enseigner une langue et une religion qui fraternisèrent deux continents, le toro eut quelque chose à y voir. Oui, le toro !<br /> <br /> Le toro, gardien d&#8217;haciendas avant de former des ganaderias.<br /> Le toro bravo voyagea vers l&#8217;Amérique dès le début de la Conquête, non pour être toréé mais pour garder les missions des prêtres et les propriétés des riches. C&#8217;était une époque de peu de sécurité. Le toro était comme Securitas de nos jours. Le toro bravo espagnol arriva en Amérique pour cette première mission.<br /> Mais les semences germèrent&#8230; Et d&#8217;Espagne arrivèrent des toréros plus ou moins reconnus ainsi que des indigènes ou des métis dont certains furent appréciés, mais, ce qui est certain, c&#8217;est que le cheptel brave s&#8217;agrandit dans de nombreux pays. Il grandit et disparut avec le temps en Amérique Centrale, il en resta quelque peu en Californie, et on en trouve peu de traces en Argentine. Mexique , Colombie, Pérou, Venezuela et Equateur furent les centres où le toro « gardien » finit par former des ganaderias pour que le spectacle hispanique puisse s&#8217;y développer.<br /> Quand Diaz-Cañabate* créa l&#8217;expression « La planète des toros » il se référait aux cinq pays américains où s&#8217;enracina le toro et aux trois pays européens.<br /> <br /> Ces prêtres qui semèrent la graine de la Fiesta.<br /> Et le toro y prit de plus en plus d&#8217;importance. La racine de l&#8217;aficion grandit tant, que, quand ces pays obtinrent l&#8217;indépendance, celui qui resta fut le toro et ces pays s&#8217;approprièrent la Fiesta de los Toros.<br /> Et ça continue. Avec une énorme passion dans l&#8217;immense pays qu&#8217;est le Mexique, avec un sérieux qui en impose en Colombie, malgré une incertitude au Venezuela, avec le bon goût du Perou, de la plaza de sa capitale aux mille plazitas de l&#8217;intérieur, et dans cet Equateur qui vit en espérant que la politique nous rende Iñaquito, la « Plaza de la joie. » La Plaza où les toreros devaient arriver quatre jours avant pour s&#8217;adapter à l&#8217;altitude. A Quito où les vingt-quatre heures de chaque jour commencent avec un temps printanier, continue par un été torride à midi, puis avec l&#8217;automne quand le soleil disparaît derrière le Pichincha puis cherche un abri pour l&#8217;hiver de la nuit.<br /> Ces prêtres et propriétaires d&#8217;haciendas qui amenèrent le toro bravo en Amérique pour pouvoir dormir tranquilles, inconsciemment semèrent la semence d&#8217;une Fiesta et d&#8217;une passion.<br /> <br /> Cet héritage reste vivant. Toros de sang hispanique et toreros qui grandissent loin et notre pays comme patrimoine de cette chimère. Mexico rempli, Colombie attendant un autre Cesar, Equateur, Venezuela avec son Colombo, Perou avec la lumière étincelante de Roca Rey&#8230;..<br /> Tout commença en 1492, trois caravelles, Palos de la Frontera et Colomb cherchant les Indes. Ainsi naquit « El Planeta de los Toros »<br /> <br /> <br /> *Antonio Diaz-Cañabate : avocat, journaliste et critique taurin.<br /> Auteur de « Paseillo por el planeta de los toros » </strong> Sun, 04 Feb 2018 13:02:36 +0100 Des toros à Naples ! http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=17&id=245 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=17&id=245 <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/mariage_charles_d_anjou.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <strong><span style="font-size: 15px;">Un peu d'Histoire !<br /> 1280: Pour célébrer le mariage de Charles II d'Anjou dit "le Boiteux", une corrida fut organisée à Naples, royaume dont il hérita ainsi que la Sicile, à la mort de ses parents en 1289.<br /> C'est sous le règne de son père Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, que se déroula le soulèvement connu comme "les Vêpres Siciliennes"*, révolte contre la domination du roi d'origine française qui vit le massacre des Français. <br /> Pierre III, Roi d'Aragon, sauta sur l'opportunité de s'emparer de l'île. Il y débarqua pour chasser définitivement les troupes fidèles à Charles d'Anjou. Peu de Français échappèrent au massacre. L'Aragonais se fit proclamer Roi de Sicile.<br /> <br /> Evidemment, ça ne s'arrêta pas là ... mais, ceci est une autre histoire !!<br /> <br /> <em>*Le lundi de Pâques, ce fut à l'appel des cloches, à l'heure des Vêpres, que les Siciliens se rassemblèrent au cri de "<span style="text-decoration: underline;"><span style="color:red;">M</span></span>orte <span style="text-decoration: underline;"><span style="color:red;">A</span></span>lla <span style="text-decoration: underline;">F</span>rancia!<span style="text-decoration: underline;"> <span style="color:red;">I</span></span>talia <span style="text-decoration: underline;"><span style="color:red;">A</span></span>viva!".<br /> Certains assurent que ce cri de ralliement constituerait le mot MAFIA, mais la plupart des historiens dénie cette interprétation; en effet, l'entité "Italie" ne voit le jour qu'au XIX siècle lors du Risorgimento ( la Réunification).<br /> Beaucoup de musiciens comme Verdi, et d'auteurs s'inspirèrent de cet événement, ainsi Dante dans la Divine Comédie".<br /> </em><br /> <br /> </span></strong> Mon, 15 Jan 2018 13:37:01 +0100