Derniers articles http://www.torosenmimizan.fr Derniers articles (C) 2005-2009 PHPBoost fr PHPBoost AG 2020 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=263 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=263 <strong>ASSEMBLEE GENERALE 2020<br /> <br /> Ce n&#8217;est que le 11 juin 2021, que nous avons enfin pu nous réunir pour l&#8217;Assemblée Générale 2020, et ce fut un réel plaisir de se retrouver enfin.<br /> Seuls les membres du Conseil d&#8217;Administration étaient convoqués. La faute à qui ? &#8230;au covid19.<br /> Quelques membres étaient excusés : G.Pons, J.Costarramone, B.Gaston, V.Lafite, M.Castellano.<br /> Nous avons pu faire connaissance avec P.Tejedor le correspondant de Sud Ouest à Mimizan aficionado sympathique qui rejoint le CTM. Bienvenue à lui.<br /> <br /> RAPPORT MORAL<br /> Voté à l&#8217;unanimité.<br /> <br /> 2020, année dont on se souviendra et pourtant &#8230;il n&#8217;y eut que 3 rendez vous du CTM cette année là.<br /> <br /> Le 28 février dans la Salle des Fêtes de Sainte Eulalie, Conférence « LES COULISSES DE LA CORRIDA ».Mano a mano entre deux « pros » de la tauromachie qu&#8217;on retrouve dans le callejon des différentes plazas de France et d&#8217;Espagne.<br /> ZOCATO , chroniqueur taurin bien connu, conteur intarissable, journaliste et écrivain landais lauréat du prix Hemingway en 2008 et du grand Prix de Littérature 2017 de la Feria de Millas, est un familier du CTM dont les membres ont déjà apprécié l&#8217;éloquence et la verve incomparables.<br /> JEAN LUC DUFAU partage son temps entre la France et l&#8217;Espagne, basé à Salamanca, il fut « mozo de espada » de nombreux jeunes toreros et de quelques figuras tels Sergio Flores , Juan de Alamo bien connu de Mimizan et Talavante.<br /> Ce mano a mano, haut en couleur, offrit un éclairage inédit sur le monde de la tauromachie et la soirée se clôtura par un sympathique repas.<br /> <br /> Le 6 août : « LANDES EMOTION » spectacle toujours très apprécié des autochtones et des touristes. Les acteurs, véritables athlètes partagent leur passion et font connaître l&#8217;histoire et les racines de notre région. <br /> <br /> Soirée des Partenaires.<br /> La temporada se termina par un cocktail au Casino de Mimizan ce qui nous donna l&#8217;occasion de recevoir et remercier les sponsors et partenaires indispensables à la réalisation de notre corrida.<br /> <br /> Lorsque nous nous séparâmes, nous ne nous doutions pas de ce qui nous attendait &#8230;<br /> <br /> <br /> <br /> RAPPORT FINANCIER<br /> Voté à l&#8217;unanimité.<br /> Le rapport financier montre un déficit de 1627 &#8364; dû aux frais de fonctionnement. La trésorerie est de 47138 &#8364;. <br /> 2020 ayant été une année blanche, il n&#8217;a pas été fait appel à renouveler son adhésion. La faute à qui ? : au covid 19<br /> <br /> REELECTION DU TIERS SORTANT <br /> Voté à l&#8217;unanimité<br /> <br /> ELECTION DU BUREAU<br /> Elu à l&#8217;unanimité.<br /> Nous comptons 3 démissions N.Lafaurie, B.lafaurie et G.Larrazet qui seront remplacés par JL.Triscos, V.Lafite et Maylis Laborde Lezer.<br /> Le bureau se compose de la manière suivante :<br /> Président : F.Villenave<br /> Vice Président : JL.Triscos<br /> Trésorier : Ph.Froustey<br /> Trésorier adjoint : V.Lafite<br /> Secrétaire : MJ.Bégué<br /> Secrétaire adjointe : M.Laborde Lezer.<br /> Membres actifs : J.Dugied, B.Gaston, F.Baillet<br /> <br /> <br /> PROJET 2021<br /> La grande question : CORRIDA SI OU NO ? le 21 août 2021.<br /> D&#8217;après nos calculs la corrida serait réalisable avec une jauge de 75% au minimum 70%. <br /> La question a été mise au vote : tous les membres ont voté la réalisation de la corrida à l&#8217;exception d&#8217;une abstention.<br /> Il faudra prévoir un protocole sanitaire établi avec la municipalité et une clause qui précisera que la corrida serait annulée si la jauge est inférieure à 70%.<br /> La billeterie et réservations seront assurées par N.Larazet et Ch.Tastet.<br /> La messe traditionnelle sera assurée mais sans la procession de la Virgen del Rocio. La faute à qui ? : le covid 19.<br /> Monsieur le Curé Coucourron prend une retraite bien méritée mais restera fidèle au CTM. Il a été promu à l&#8217;unanimité Aumonier des Arènes de Mimizan. Le lendemain de la corrida, soit le 22 août, il est prévu une messe pour ses adieux suivi d&#8217;une auberge espagnole. Il est souhaitable que le CTM y soit bien représenté. Des infos suivront.<br /> Revenons au 21 : Un repas suivra mais sous une autre forme : pas de traiteur et service sur plateau. Il faudra prévoir des petits chapiteaux pour se protéger du soleil et éventuellement de la pluie.<br /> Bernard Lafaurie qui a &#339;uvré avec succès pendant des années afin de trouver des sponsors et partenaires prenant une « retraite bien méritée », est difficilement remplaçable. Le Président suggère que chacun d&#8217;entre nous tente de trouver 1 ou 2 partenaires et plus si possible. <br /> <br /> Quelques membres de la commission taurine sont allés visiter 3 ganaderias et ont pratiquement choisi les toros, ils vont se mettre maintenant en quête de toreros.<br /> <br /> Le voyage au Portugal pourrait avoir lieu début octobre. Vous serez très vite informés.<br /> <br /> Le Président a tenu à souligner que cette année est cruciale, véritable tournant pour notre club dont la survie dépendra de l&#8217;union et la détermination de tous ses membres.<br /> <br /> Imaginons le plaisir que nous éprouverons le 21 août quand nous nous installerons dans les gradins, alors : haut les c&#339;urs et M&#8230; au covid 19</strong> Mon, 14 Jun 2021 17:06:01 +0200 1918...2020 : d'une pandémie à l'autre ! http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=262 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=262 <strong><p style="text-align:justify">1918&#8230;2020 : d'une pandémie à l'autre !<br /> <br /> Les 100 dernières années, des événements dramatiques ont bouleversé la vie des européens entrainant des répercussions catastrophiques sur le plan humain, sociologique et économique dans tous les secteurs. La tauromachie et l&#8217;élevage des toros bravos n&#8217;y échappèrent pas lors de trois de ces événements.<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">1918</span> : Une pandémie des plus sévères déferla sur le monde. Elle dura 2 ans en 3 vagues. La seconde fut la plus meurtrière, la population ayant abandonné toutes restrictions après le premier confinement. Le premier cas serait apparu aux Etats-Unis aux environs de Boston. La pandémie prit le nom de GRIPPE ESPAGNOLE car l&#8217;Espagne, le seul pays de l&#8217;Europe occidentale à ne pas être impliqué dans la 1ère guerre mondiale, fut le premier pays à publier des informations sur l&#8217;épidémie.<br /> En France, les médias déclarèrent qu&#8217;il ne s&#8217;agissait que d&#8217;une grippe saisonnière.<br /> Comment aurait-on pu dévoiler le danger de la pandémie au moment de l&#8217;intervention des troupes américaines qui apportaient l&#8217;espérance de la victoire !<br /> <br /> [align=center] <img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/soldat_americain_14_18.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <em>Avec leurs uniformes de drap olive, leurs feutres à larges bords, leurs ceintures à poches multiples, cette allure de jeunes cow-boys de l&#8217;Ouest américain, ils apportaient une note de pittoresque inédit dans nos décors de guerre »</em> Journal « L&#8217;Illustration »<br /> <br /> Les premières troupes américaines débarquèrent en juin 1917 avec à leur tête le Général Pershing. Ils ne rejoignirent nos « poilus » dans les tranchées qu&#8217;au printemps 1918 après quelques mois de formation à cette forme de guerre qui leur était inconnue.<br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/poilus.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <br /> Pendant ce temps, en Espagne, les corridas continuèrent. La temporada ne fut finalement interrompue qu&#8217;au mois d&#8217;octobre ce qui priva Zaragoza de sa feria annuelle del Pilar.<br /> <br /> <img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/gripe_espa_ola_grande_750x536_a8f1e.png" alt="" class="valign_" /><br /> <br /> <br /> <br /> <br /> La pandémie se termina en 1920 quand la société réussit à développer une « immunité collective ».<br /> On entend souvent dire que les « années folles » ont été un exutoire après la terrible guerre de 1914-1918, c&#8217;est certainement le cas mais il est à parier que la fin de l&#8217;épidémie de la grippe espagnole participa à l&#8217;exultation, la libération des m&#339;urs, l&#8217;euphorie libératrice qui caractérisa la « Belle Epoque ».<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">1936-1939 </span><span style="text-decoration: underline;">: La Guerre Civile Espagnole.</span><br /> <br /> Guerre fratricide, longue et meurtrière qui fit plus d&#8217;un million de victimes.<br /> Cette guerre fit aussi des ravages dans les élevages de toros bravos. En effet, le cheptel des toros de lidia disposait d&#8217;énormes étendues de pâturages et beaucoup considéraient que cet élevage ne présentait aucune utilité alimentaire à une époque de grave pénurie de viande. A cela s&#8217;ajoutait la haine vouée aux grands propriétaires, les vengeances et l&#8217;anarchie . Dès le début de la guerre, dans les régions soumises à la « terreur rouge », les greniers et entrepôts des grandes propriétés furent vidés et réquisitionnés. Ces « fils de la misère andalouse »qui avaient trimé sur ces terres et n&#8217;avaient connu que peine et famine, mangèrent à leur faim. Mais bientôt, ils s&#8217;attaquèrent au bien le plus précieux des grands propriétaires, héritage de 3 siècles de sélection : leurs toros bravos &#8230;. Ils goûtèrent à ce mets de choix, inconnu de la plus part : la viande fraîche. Dans les pâturages, ce fut un massacre organisé, dans les villages des festins qui, pour peu de temps, leur fit oublier la guerre. On estime à 12 000 le nombre de bêtes abattues, de nombreux sementales ne furent pas épargnés. Huit ganaderias furent totalement exterminées, d&#8217;autres ganaderos récupérèrent quelques bêtes échappées du massacre.<br /> Paradoxalement, la Fiesta Brava va continuer à connaître une grande popularité. Pendant la guerre, certains torreros défileront le poing levé aux accents de l&#8217;Internationale. Un correspondant de la Pravda, pensait que les brindis adressés à la Pasionaria, figure emblématique de la république, étaient l&#8217;expression d&#8217;une foi révolutionnaire. En 1940, c&#8217;est le bras tendu que se déroula le paseillo lors d&#8217;une corrida en l&#8217;honneur de Heinrich Himmler en visite à Madrid. Et ce plus grand assassin de masse connu, ne supporta pas le spectacle qu&#8217;il trouva détestable et extrêmement sanglant !! (animaliste avant l&#8217;heure ?&#8230;<img src="http://www.torosenmimizan.fr/images/smileys/clindoeil.gif" alt=";)" class="smiley" /><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/cartel_de_la_alternativa_de_manolete.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <br /> Le 2 juillet 1939, à 16 jours de l&#8217;annonce officielle de la fin de la guerre, c&#8217;est un grand jour pour Manuel Rodriguez dit Manolete. Il deviendra matador de toros à Séville. Le toro de son alternative de la Ganaderia Clemente Tassara, avait été baptisé « Comunista » nom difficile à porter compte tenu des circonstances. Pour apaiser les esprits on le rebaptisa « Mirador ». Les oreilles de Mirador sortirent dans les mains du torero .<br /> <br /> <br /> <img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/mirador.jpg" alt="" class="valign_" /><br /> <br /> <br /> Manolete reçut l&#8217;alternative des mains de Chicuelo qui triompha lui aussi, remportant les oreilles et la queue de son adversaire. Bel après-midi de toreo qu&#8217;on qualifia de « printemps de Chicuelo »<br /> <br /> La décadence inévitable due à la diminution du cheptel entraina une autre difficulté : l&#8217;âge des toros. Dès 1939, il est impossible de fournir des toros d&#8217;âge conforme (4 ans). Beaucoup reprochèrent à Manolete de toréer des bêtes de petite taille. La Guerre Civile avait tant fait de ravages qu&#8217;il faudra attendre 1943, le renouvellement du cheptel pour retrouver des bêtes d&#8217;âge et de poids conformes.<br /> <span style="text-decoration: underline;"><br /> <br /> 2020 : la catastrophe inattendue !</span><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/masques_2020.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <br /> Qui aurait pu imaginer revoir 100 ans après de telles images ?<br /> La tauromachie, déjà affaiblie par les critiques et les coups de buttoir des « animalistes »,se trouve maintenant attaquée par un ennemi combien plus pernicieux, un virus qui déclencha une pandémie mondiale. Si cette race unique, résultat de nombreuses décennies d&#8217;études et de recherches sur la génétique, élevée pour l&#8217;arène et un destin glorieux, n&#8217;a plus l&#8217;occasion de combattre &#8230;c&#8217;est l&#8217;abattoir !<br /> Justo Hernandez, propriétaire de Garcigrande déclare, après avoir amené à l&#8217;abattoir 50% du cheptel qui aurait dû combattre en 2020 :<em> « Les toreros arrêtent de combattre, les hommes d&#8217;affaires arrêtent les transactions, mais &#8230; les éleveurs doivent continuer à entretenir le bétail. » « Les revenus tombent à zéro, il ne reste que des dépenses et ce n&#8217;est pas comme une usine qu&#8217;on peut arrêter, parce qu&#8217;il faut continuer à s&#8217;occuper d&#8217;eux, à les alimenter » </em>résume Juan Pedro Domecq.<br /> Pour le secteur taurin s&#8217;annonce une véritable débâcle économique historique, d&#8217;autant plus que le gouvernement espagnol dirigé par les socialistes en coalition avec Podemos, cette gauche radicale, n&#8217;envisage pas d&#8217;apporter d&#8217;aide à ce secteur, dont vivent quelques 200 000 personnes : toreros, cuadrillas ( banderilleros, picadores, mozos) et plus encore éleveurs sans compter les retombées économiques pour les villes et les régions organisatrices.<br /> La « Fiesta Nacional » résistera-t-elle à tant de difficultés ?<br /> Le torero sévillan, Pablo Aguado en est persuadé :<em> « Traditionnellement, le monde tauromachique est divisé. Si nous nous unissons maintenant, nous pouvons résister. »</em><br /> OJALA QUE TENGA RASON !!!!!</strong> Wed, 28 Apr 2021 15:27:01 +0200 Hemingway, l'Espagne et les toros; http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=11&id=260 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=11&id=260 <strong><p style="text-align:center">Hemingway, l&#8217;Espagne et les toros : 60 ans après.</p><br /> <br /> Le Nobel nord-américain, un des représentants de « la génération perdue », qui universalisa les fêtes de San Fermin, a dit adieu, en 1960, au pays qu&#8217;il aimait tant.<br /> <br /> 1923 : La première guerre mondiale est terminée. Le jeune Hemingway y avait participé comme ambulancier, et le voici qui débarque dans ce pays qu&#8217;il aimera tant . Cette découverte se fit en pleines Fêtes de San Fermin. Ce fut une révélation sans oublier en 1925 la rencontre et l&#8217;amitié avec Cayetano Ordoñez « Niño de la Palma » qui servit de modèle pour « Mort dans l&#8217;après-midi » sous le nom de Pedro Romero. Et depuis ce moment là, Don Ernesto, comme l&#8217;appelaient les pamplonicas, n&#8217;oublia plus jamais l&#8217;Espagne et les espagnols.<br /> <br /> Le déclenchement de la guerre civile marque son retour comme correspondant de guerre engagé dans la cause perdue de la deuxième République. On peut revivre les expériences de cette terrible époque dans le magnifique « Pour qui sonne le glas.»<br /> <br /> <br /> Trente ans passèrent avant que Don Ernestro ne redécouvre Pamplona et les Fêtes de San Fermin en 1953. <br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/hemingway_pamplona_1_20467042_20200710143356.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> Antonio Ordoñez qui venait de passer l&#8217;alternative deux ans plus tôt, organisa un rendez-vous qui aboutit à un dîner dans le célèbre restaurant Las Pocholas. On imagine que le souvenir du « Niño de la Palma », père du jeune et génial Antonio, présidait cette rencontre qui fut le début d&#8217;une amitié filiale que seule une cartouche de 12 interrompit plusieurs années plus tard. Dès lors, l&#8217;écrivain qu&#8217; Ordoñez appelait « Papa Ernesto » suivit le torero de plaza en plaza.<br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/hemingway_y_ordonez_20467052_20200710143353.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <br /> 1959 : L&#8217;été dangereux.<br /> Hemingway, auréolé de son prix Nobel gagné en 1954, s&#8217;engagea avec la revue Life à assurer un reportage sur l&#8217;affrontement dans les ruedos de Luis Miguel Dominguin et Antonio Ordoñez. Ce reportage contribua à la mythification de cette opposition qui dans tous les cas fut violente entre les deux diestros qui étaient devenus beaux frères, Antonio ayant épousé Carmen la s&#339;ur de Luis Miguel. <br /> <p style="text-align:center"><br /> <img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/ordonez_luis_miguel.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> Ce fut un affrontement réel, quoique certains y virent un simple événement publicitaire. Mais ça ne fut pas le cas : la preuve en est, chacun des deux toreros fut blessé gravement trois fois cet été là.<br /> Toutefois, les anecdotes ne manquèrent pas durant ce périple. Ainsi, dans l&#8217;entourage d&#8217;Hemingway se trouvait un joueur de baseball nommé Hotchner qu&#8217;Ordoñez était parvenu à habiller en torero pour faire le paseillo à Ciudad Real. Le batteur yankee n&#8217;osa pas sortir du callejon bien que Juan de la Palma, banderillero et frère d&#8217;Ordoñez, lui ait offert une paire de banderilles ce qui manqua le faire s&#8217;évanouir.<br /> Un jour, après avoir toréé, ils se préparaient à dîner. Louis Miguel, qui était déjà arrivé, faisait part aux personnes présentes de ses doutes de pouvoir se rendre à Bilbao en raison d&#8217;une blessure. En voyant entrer son beau frère, -qui l&#8217;avait entendu- il cria qu&#8217;il serait au Bocho. <em>( surnom amical de Bilbao)</em><br /> C&#8217;est ce jour là qu&#8217;il reçut une grave cornada dans le ventre en amenant le toro à la pique.<br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/hemingway_ordonez_dominguin.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> Après cet « été dangereux » mais passionnant, le vieil écrivain marqué par l&#8217;alcool et les délires, avait déjà dépassé un point de non-retour. Il revint rapidement en Espagne en 1960. L&#8217;année suivante, à la veille de ses 62 ans, il se tira une balle dans la tête avec un fusil de chasse dans sa maison de l&#8217;Idaho. <br /> <br /> <em>D&#8217;après la chronique de Alvaro R. del Moral parue dans El Correo de Andalucia</em></strong><br /> <br /> <em>"Géneration perdue" : terme inventé par Gertrude Stein. Ernest Hemingway est le représentant le plus typique de ce qu'on a appelé la « génération perdue ». On désigne par ce terme, aux États-Unis, la génération jetée dans la Première Guerre mondiale, sacrifiée en quelque sorte aussi bien moralement que physiquement, car les survivants en étaient souvent revenus terriblement désabusés. Ce terme désignera le groupe d&#8217;artistes et d&#8217;intellectuels américains installés à Paris entre les deux guerres.)</em> Wed, 15 Jul 2020 14:46:01 +0200 Corrida du 22 août 2020 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=15&id=259 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=15&id=259 <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/banuelos_neige.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <br /> <strong>Le Président du CTM François Villenave a dévoilé la ganaderia choisie pour la corrida du 22 août.<br /> <br /> Imaginez un petit village de la province de Burgos, sur un plateau à plus de 1000m d'altitude, une sierra battue par des vents glacials, recouverte de neige en hiver et là &#8230;l'inattendu, l'improbable : un élevage de toros bravos !!<br /> <br /> "Los toros del frio" <br /> ganaderia Antonio Bañuelos <br /> origine : croisement Domecq-Nuñez</strong><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="http://www.torosenmimizan.fr/upload/banuelos_fer.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <br /> <strong>Ce sont ces rudes combattants qui fouleront le sable des Arènes du Courant le 22 août prochain.<br /> </strong><br /> Mon, 16 Mar 2020 13:33:13 +0100 AG 2019 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=258 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=258 <strong><p style="text-align:center"><span style="font-size: 20px;">RAPPORT MORAL 2019</span></p><br /> <br /> Cette année encore, le Club a fait preuve de dynamisme comme le prouve ses différentes activités.<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">8 mars</span> : Comme chaque année, rendez-vous dans la salle des fêtes de Ste Eulalie pour l&#8217;ouverture de la temporada 2019. (Une fois de +, merci à Bernard Comet pour son accueil).<br /> La soirée était animée par Pierre Vidal.<br /> Ce fut une jolie rencontre avec le jeune novillero Dorian Canton, formé pendant 9 ans à l&#8217;Ecole Adour Aficion de Richard Milian dont il fut l&#8217;un des élèves les plus brillants. On a découvert un jeune homme simple, lucide étonnamment mûr qui partage son temps entre ses études et ses entraînements.<br /> Cet été, son alternative, moment tant attendu qui propulse ces jeunes au panthéon des matadors, devait avoir lieu à Bayonne. Mais Jupiter en décida autrement se déchainant sur Lachepaillet et la corrida dut être annulée&#8230;Peut on imaginer la déception d&#8217;un jeune de 18 ans qui a sacrifié une grande partie de son adolescence et rêvé de ce moment, dernière marche de son apprentissage. Il fit toutefois preuve de solidité et détermination et c&#8217;est à Villeneuve de Marsan que le grand pas fut franchi. Il devint ce jour là, le premier matador Béarnais.<br /> A la question de Philippe Latour pour Corrida France qui lui demandait « qu&#8217;aimerais tu que l&#8217;on dise de toi fin 2019 ? » il répondit : « Que les gens voient un jeune heureux, qu&#8217;ils voient en moi un espoir du SO, la promesse de demain ».<br /> Rassure &#8211;toi Dorian et suerte a ti, tu as un destin à réaliser !<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">22 mars</span> : Le CTM reçut lors d&#8217;un cocktail, ses partenaires au Casino de Mimizan.<br /> Soirée sympathique et décontractée qui nous permit de remercier bien agréablement ces sponsors qui participent à leur manière à la réalisation de notre corrida.<br /> Merci à Bernard Lafaurie qui travaille toute l&#8217;année à réaliser ces contacts.<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">24 avril </span>: La Commission Taurine de Vic délégua 2 de ses membres des plus éminents le Président et le Trésorier, pour présenter le cartel de sa Feria de Pentecôte. C&#8217;est dans la Chapelle de la Mer que le CTM reçut ses homologues gersois. Soirée conviviale avec échanges entre aficionados du SO.<br /> <br /> 4 mai : Visite de la Ganaderia « La Espera »à Cagnotte, « le petit dernier de nos élevages de bravo ». « La espera » l&#8217;attente en espagnol, est longue dans ce métier. Mais à la Bréde le 24 juin 2017, « la Espera » présente 2 érales pour Dorian Canton et Yon Lamothe et là&#8230; ce fut la consécration puisque le toro « Encina » permit à Yon Lamothe de couper 1 oreille et fut honoré d&#8217;une vuelta posthume. Début prometteur et encourageant !<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">12 mai</span> : Tous les amoureux de Mimizan se retrouvèrent vêtus de blanc et rouge pour participer à la réalisation du clip réalisé par Greg Simon, pour la chanson à la gloire de la cité interprétée par Miguel Sevilla.<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">18 mai</span> : Rendez-vous aux arènes, pour la présentation de notre cartel.<br /> En lever de rideau, tienta des vaches de Jean Louis Darré pour Alejandro Marcos. <br /> Enfin, fin du suspense : le sable des Arènes du Courant sera foulé cet été par les fauves de Maria Loreto Charro pour Manuel Escribano bien connu et apprécié par Mimizan où il coupa 2 oreilles en 2017, Alvaro Lorenzo, 24 ans, déjà connu des plus grandes arènes, Séville, Madrid, Mont de Marsan, Dax, Bayonne.<br /> Alejandro Marcos, jeune espoir de la tauromachie que les aficionados attendaient et découvrirent ce matin là.<br /> <br /> Quelques jours après, sous la houlette de Francis Baillet, un groupe de courageux, pinceau à la main, s&#8217;attaqua à donner un petit coup de jeune à nos arènes ce qui n&#8217;impressionna nullement les toros qui se chargèrent à la première occasion d&#8217;y imprimer leur marque.<br /> <br /> Cette année encore,<span style="text-decoration: underline;"> 2 voyages</span> furent organisés.<br /> <span style="text-decoration: underline;">Le premier, </span>fin mai début juin, vit nos voyageurs se diriger vers la belle Andalousie vers Puerto de Santa Maria et Sanlucar de Barrameda. <br /> Remarquablement situés au carrefour des routes de l&#8217;Atlantique et de la Méditerranée Puerto de Santa Maria, comme Sanlucar de Barrameda, sont les derniers ports avant la traversée de l&#8217;Atlantique, véritable référence pour les Conquistadores et les grands navigateurs tel Magellan. Ces ports, au XVIème siècle en auront vu des « picaros » de tout acabit : prêtres <br /> dévoyés, fils de bourgeois, poètes truands, anciens soldats, vagabonds et mendiants, vivant de larcins, chantages, vols et assassinats; un monde complexe et multiforme qui avait répudié toutes valeurs morales et n&#8217;en avait rien à faire de l&#8217;honneur. A noter, toutefois, que le Duc de Montpensier, fils de Louis Philippe, Infant d&#8217;Espagne de par son mariage avec l&#8217;Infante des Bourbons d&#8217;Espagne, mourut à Sanlucar en 1890.<br /> Les siècles étant passés, c&#8217;est en toute sécurité que nos voyageurs reprirent leur pérénigration.<br /> La matinée du 1er juin débuta par la visite de l&#8217;élevage Gavira qui provoqua l&#8217;enthousiasme par son magnifique environnement. Dans la soirée, à San Jose del Valle, un festival taurin avec les toros de Fermin Bohorquez pour Jesulin de Ubrique, Francisco Rivera Paquirri et Alfonso Vasquez, enfant du pays, novillero local porté par l&#8217;enthousiasme du public tout acquis à sa cause. Enfin, arrivée à Sanlucar pour la corrida mixte : 2 toros de Fermin Bohorquez pour Pablo Hermoso de Mendoza. Faena superbe à son premier ce qui lui valut 2 oreilles ; rien ne lui fut possible à son second. Puis, entrée en ruedo de Roca Rey face à 4 toros de Nuñez del Cuvillo. Si le maestro coupa 3 oreilles, aucune de ses faenas ne fut marquante et n&#8217;engendra de réelle émotion.<br /> Et on repart et, enfin, comme une récompense : Cordou. Promenade dans ses ruelles et visite de la Mezquita qui, après avoir été temple romain, devint église, puis mosquée. Après la reconquête, on démolit une partie de l&#8217;édifice pour y édifier la cathédrale, monument qui allie les styles gothique, renaissance puis baroque voisinant avec le style mudejar. Charles Quint regretta la transformation de cet édifice « Vous avez détruit ce qu&#8217;on ne voyait nulle part pour construire ce que l&#8217;on voit partout »<br /> A 19 h Corrida. Morenito de Aranda, Juan del Alamo et Tomas Campos, 3 toreros qui foulèrent le sable des Arènes du Courant, furent confrontés aux toros de las Ramblas, toros impressionnants d&#8217;armure mais ne laissant que peu de possibilité. Corrida angoissante, les toreros étant perpétuellement en danger et réel soulagement quand elle se termina sans plus de bobo que le costume déchiré de Tomas Campos.<br /> Enfin, faut-il que je présente mes félicitations à un certain couple qui, profitant de la présence de Madame Martine Blezy Maire de Bougue, se marièrent lors d&#8217;une soirée bien arrosée&#8230; Qu&#8217;ils ne croient pas s&#8217;en tirer à si bon compte &#8230;<br /> <br /> <span style="text-decoration: underline;">Deuxième voyage</span> : Salamanca<br /> Le chant du cygne pour Jean Marc Loby dont ce fut le dernier voyage : une réussite, comme toujours, avec, peut être, un brin de nostalgie.<br /> N&#8217;ayant pu être présente à ce voyage, c&#8217;est notre chroniqueur-maison qui se chargea d&#8217;en faire le rapport. Connaissant sa grande timidité, c&#8217;est moi qui vous lirai son compte-rendu. <br /> Le 14 septembre dernier, de bonne heure, à Mimizan, une bande d&#8217;anciens écoliers prend place à bord d&#8217;un car scolaire en direction de Salamanca et du campo charro. Le voyage est inconfortable mais joyeux, l&#8217;hôtel est luxueux et la ville en fête.<br /> La Glorieta, la plaza de toros de Salamanca, au très vaste ruedo, reçoit ce jour-là 3 grandes figuras pour combattre les toros de Garcigrande et Domingo Hernandez : El Juli et Cayetano coupent respectivement 4 et 2 oreilles, une fois le vent tombé. Morante de la Puebla ne coupe rien et bâcle les 2 rendez-vous. Heureusement, les coussins n&#8217;étaient pas en plomb car ils pleuvent pour accompagner sa sortie. La bronca s&#8217;entendit jusqu&#8217;en Andalousie ? (et, en bons copains, ils me la firent entendre jusqu&#8217;à Ste Eulalie, au grand désespoir de la morantiste que je suis). Puis, les scolaires s&#8217;égaillent dans la ville, via la belle Plaza Mayor.<br /> Le dimanche 15, six Nuñez del Cuvillo, venant de Cadix, défilent dans l&#8217;arène pour Antonio Ferrera, Jose Mari Manzanares et Juan del Alamo. La corrida est agréable et quelques récompenses tombent, ce qui aide à digérer le copieux repas et la dégustation, après visite des chais de la bodega des vins du terroir de la région de Toro, à cheval sur le Duero. Il fallait bien se désaltérer après la visite, bien guidée d&#8217;ailleurs, de la mignonne plaza de toros de la ville de Toro. La soirée est festive bien sûr, certains retrouvant des escales connues.<br /> Le lundi matin, Nadette et Francis s&#8217;inquiètent de savoir si Jean Louis (notre chroniqueur, vous l&#8217;avez peut être deviné) avait quitté le karaoké où il avait été vu nuitamment faire une étape. Ah, chanson quand tu nous tiens ! &#8230;Ouf, il est là pour le petit déjeuner. Allez, direction la ganaderia de Pedraza de Yeltes : après le bus, le bros. Nous nous retrouvons dans un désert de pierres en trois lettres&#8230; c&#8217;est ça un reg aride avec quelques arbustes mal venus où l&#8217;arrivée de notre bros fait accourir les cochons et les toros , croyant que c&#8217;est l&#8217;heure de la gamelle; une ganaderia très compartimentée où nous avons pu voir la camade prévue pour sortir dans les arènes en 2021 et 2022. Pas beaucoup d&#8217;explication, PRIERE DE NE PAS PARLER AU CHAUFFEUR n&#8217;était pas écrit mais, comment parler au conducteur d&#8217;un tracteur quand vous êtes dans la remorque ?<br /> Allez, on rentre dans le Born, après tout c&#8217;est là qu&#8217;on est le mieux. Juste un petit arrêt pour manger du boudin dans une cave. Jean-Luc Dufau qui est notre guide du routard gourmand en Espagne, aime bien nous faire manger dans des caves ou grottes. Merci Jean-Luc, sois remercié pour ton aide et tes bonnes adesses.<br /> Voilà un voyage de plus mais, attention, en ce moment le tourisme traverse une mauvaise passe : Thomas Cook Voyage fait faillite et Jean Marc Loby Voyage coupe sa coleta. Mais soyons sûrs que l&#8217;avenir nous réserve de beaux jours ensemble.<br /> Suerte a todas y todos. <br /> <br /> <br /> Mais revenons à Mimizan <br /> <span style="text-decoration: underline;">Corrida du 24 août</span> : « Para todos los gustos », pour tous les goûts comme l&#8217;a écrit Jean Louis Haurat.<br /> Les toros de Maria Loreto Charro Santos bien présentés, mais moins brillants que les 2 années précédentes.<br /> La corrida s&#8217;est déroulée en 2 parties. La première ne présageait rien de transcendant. Les 3 derniers toros ramenèrent de l&#8217;animation et un peu de piment.<br /> Escribano reçut le 4ème toro d&#8217;une afarolada genoux en terre, et l&#8217;assistance se réveilla, confortée par la pose des banderilles par le maestro. Faena honnête se terminant par une estocade efficace qui lui valut 2 oreilles. <br /> Alvaro Lorenzo qui sera passé à côté de son premier, se montra à son second très professionnel, au toreo classique et sérieux au rythme très lent qui lui valut 1 oreille.<br /> Alejandro Marcos, parrainé par l&#8217;Ayuda et dont c&#8217;était seulement la deuxième corrida de la saison, sut imposer son toreo à son adversaire. Il aura laissé une excellente impression aux aficionados. Nous ne pouvons que lui souhaiter de nombreux contrats qui lui permettront d&#8217;affirmer sa place parmi les grands.<br /> En résumé, una buena tarde tauromachique.<br /> <br /> On parle actuellement d&#8217;un projet de loi visant à interdire l&#8217;entrée des arènes aux enfants de moins de 16 ans. J&#8217;ai retrouvé une<span style="text-decoration: underline;"> parution du Docteur Joël Pons, </span>psychiatre réputé de Toulouse et Vice Président de l&#8217;Observatoire National des Cultures taurines s&#8217;adressant à sa petite fille qu&#8217;il avait amenée à une corrida. Rien de mieux qu&#8217;un psychiatre pour juger des traumatismes éventuels dont pourrait souffrir les enfants.<br /> Je vous en lis quelques passages.<br /> « Je viens ici te demander pardon. Oui, pardon, car voilà que l&#8217;on m&#8217;accuse d&#8217;avoir été un mauvais grand-père et d&#8217;avoir égaré ton âme sur des chemins périlleux. Vois-tu, je n&#8217;avais pas conscience de cela, en t&#8217;accordant que tu m&#8217;accompagnasses &#8211;alors que tu n&#8217;avais pas 14 ans- à une corrida de la Feria de Béziers où notre Sébastien national côtoyait le fabuleux Centaure Pablo Hermoso de Mendoza. <br /> Je pensais alors, que chaque aîné avait le droit de proposer à ses enfants et petits-enfants les modèles culturels que sa tradition lui a légué, et que son bon sens lui inspire. Ah bien non, c&#8217;est à Paris ou au siège Européen, là-haut, que ton avenir culturel se décidera. Si cet après-midi là, je t&#8217;avais abandonnée à la maison, engluée dans un canapé, gavée d&#8217;images débiles, <br /> personne n&#8217;aurait trouvé à redire.<br /> Je pensais t&#8217;apprendre à vivre et maîtriser tes émotions, à assumer des sentiments difficiles et douloureux comme l&#8217;angoisse, la peur, la tristesse. Car cette palette d&#8217;émotions difficiles fait partie de la dure réalité de la vie et leur apprentissage est bénéfique sinon nécessaire. <br /> Je pensais aussi t&#8217;inviter à un spectacle où se cultive l&#8217;authenticité, la noblesse d&#8217;âme où se décline un certain nombre de valeurs positives. Ici, pas de playback, pas de maquillage.<br /> Je savais aussi en t&#8217;emmenant avec moi que ta sagesse candide retiendrait 2 leçons. La première nous vient du torero qui nous livre que l&#8217;adresse et l&#8217;intelligence prennent toujours le dessus sur la violence aveugle, sur l&#8217;agressivité primaire. L&#8217;homme qui observe, qui réfléchit, qui analyse, qui s&#8217;adapte , qui esquive parfois, sort vainqueur de son affrontement avec un toro, comme il sortira vainqueur des joutes avec ses semblables. La deuxième leçon nous est donnée par le toro, et nous invite à vivre et mourir en harmonie avec nous-mêmes. Car le toro est un fauve respectable qui aime les grands espaces et les combats. L&#8217;homme lui donne, au moment de mourir, l&#8217;occasion de révéler les vertus de sa race en se montrant ce qu&#8217;il est vraiment. Non, sincèrement, je ne pense pas qu&#8217;un toro préférerait mourir, d&#8217;un seul coup, d&#8217;un seul, derrière la tête, au fond d&#8217;un couloir obscur sans avoir pu révéler son c&#339;ur. <br /> Oui, je sais que ton c&#339;ur saigne devant la souffrance du toro, comme le mien peste et compatit devant une mort qui tarde à venir. Mais je t&#8217;invite un instant à une petite leçon de calcul. Un toro a près de cinq ans lorsqu&#8217;il meurt. Avant, tu sais toute la vigilance et tous les soins attentifs dont il est l&#8217;objet. C&#8217;est un petit roi dans son élément naturel, dans un environnement écologique. Il a l&#8217;eau fraîche des étangs pour étancher sa soif, les mille fleurs du campo pour calmer ses appétits, l&#8217;ombre des chênes verts pour l&#8217;abriter des ardeurs du soleil, un large espace pour déambuler. Cinq ans d&#8217;une vie douce et paisible où le seul risque est représenté par l&#8217;agressivité de ses congénères. Cinq ans de farniente et vingt minutes de souffrance à la fin de sa vie. Rapporté à la vie d&#8217;un humain dont l&#8217;espérance de vie moyenne est de près de 80 ans, cela fait cinq heures et demi. Et là, je pense à tous ceux qu&#8217;une terrible maladie fait souffrir des années durant, à tous ceux que la famine taraude longtemps avant de les emporter, à tous ceux qu&#8217;une mort violente fauche en nombre après une vie de misère, à tous ceux qu&#8217;un joug totalitaire empêche de parler, empêche de penser des années durant<br /> Ainsi, il faudrait que je m&#8217;excuse d&#8217;avoir perdu ton âme alors que je pensais moi, la construire et l&#8217;élever en te proposant des étayages forts et nobles : l&#8217;authenticité, la sincérité, le courage, la dignité. Alors que je pensais l&#8217;éveiller à une certaine idée de la culture où la tradition , l&#8217;esthétique, le respect, la convivialité avaient leur mot à dire ? C&#8217;est décidé : si loi il y a un jour, je la transgresserai, et plagiant le bon Victor Hugo, j&#8217;affirmerai après lui : « Eh bien moi, je t&#8217;irai mener aux corridas »<br /> Voilà ce qu&#8217;un grand-père peut justifier à sa petite fille qui n&#8217;a pas 14 ans pour l&#8217;avoir amenée, un jour, à las cinco de la tarde, voir un homme et un toro révéler leurs âmes au travers du plus beau des duels complices. <br /> Pour ceux qui sont intéressés, vous pouvez trouver l&#8217;intégralité de cette parution sur le site du club sur le lien « les articles » « autour de la tauromachie »<br /> <br /> <br /> Enfin, pour terminer, nous aimerions vous présenter <span style="text-decoration: underline;">quelques jeunes passionnés </span>qui viennent nous rejoindre, et qui représentent l&#8217;avenir de la tauromachie en général et de Mimizan en particulier. Tout d&#8217;abord, Maylis Laborde Lezer qu&#8217;il est inutile de vous présenter, Jean Costarramone étudiant à Bordeaux et qui a de solides attaches à Ste Eulalie. Sébastien Lafon, le plus « vieux », professeur d&#8217;Education Physique. Son père, maire de Rimbez possède un domicile à Mimizan et j&#8217;ai l&#8217;impression que Sébastien est plus souvent à Mimizan qu&#8217;a Rimbez&#8230;<br /> Sébastien, veux-tu dire un mot au nom de tes camarades ? <br /> Et, comme les 3 mousquetaires qui étaient 4, le d&#8217;Artagnan de la bande, avec son épée, le novillero Samuel Koppé.<br /> <br /> <br /> La jeunesse appelant la jeunesse il ne nous reste plus qu&#8217;à souhaiter que votre groupe de jeunes aficionados mimizannais s&#8217;étoffe et atteigne un jour la parité. <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> .<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> </strong><br /> <br /> <br /> Mon, 02 Dec 2019 13:02:16 +0100 Corrida 2019 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=257 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=257 <!-- START HTML --> <iframe title="vimeo-player" src="https://player.vimeo.com/video/355821529" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> <!-- END HTML --> Sun, 27 Oct 2019 17:14:31 +0100 La légende noire des mois de mai http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=4&id=256 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=4&id=256 <strong><span style="font-size: 20px;">La légende noire des mois de mai</span><br /> <br /> Lors d&#8217;une réunion du bureau nous nous étonnions de la véritable hécatombe de toreros blessés. C&#8217;est alors que, 2 jours plus tard, paraissait un article de Jose Luis Benlloch, directeur de l&#8217;hebdomadaire Aplausos, article intitulé « La leyenda de los mayos negros » qu&#8217;on pourrait traduire par « La légende noire des mois de mai ».<br /> <br /> Ce mois de mai 2019, les cornadas se sont succédées avec une fréquence étonnante&#8230;Gonzalo Caballero, Juan Leal, Luis David Adame, Manuel Escribano, Roman par 2 fois, le colombien Ritter, Pirri, Aguado&#8230;certains très graves et d&#8217;autres, comme Roca Rey avec de brèves visites à l&#8217;infirmerie tombèrent à Madrid, sans compter Rafael Cañada qui fut gravement blessé à Valence. <br /> <br /> Cette liste est assez importante pour ressusciter les fantasmes du passé.<br /> Cette légende affirmait que, en cette saison, l&#8217;herbe du printemps altérait le sang et le caractère des toros. De plus, ceci coïncidait avec une configuration astrale. Pour convaincre les incrédules, il suffisait de produire la liste des grands maestros qui avaient perdu la vie par les cornes des toros, pendant cette période : les deux frères Fabrilo, Granero, le grand Montoliu, Pepe Hillo, El Espartero, Joselito, Curro Puya, Pascal Marquez, El Campeño&#8230;<br /> <br /> De nos jours, on ne soutient plus ce genre de croyance, d&#8217;abord par la démocratisation de la culture et&#8230;parce que les toros ne mangent plus d&#8217;herbe en cette saison mais doivent se nourrir de « piensos » nécessaires pour leur faire atteindre le poids exigé pour être lidiés dans les plazas importantes. Il faut souligner aussi, les progrès de la médecine qui permettent, tel Roman, de revenir toréer 5 jours seulement après une cornada. Sans oublier une partie du public qui en demande toujours plus et des toreros qui prennent des risques pour le satisfaire.<br /> <br /> Mais, soyons optimistes, et parlons seulement d&#8217;une « mauvaise passe » que nous souhaitons tous qu&#8217;elle passe !<br /> Quant aux toreros, rien ne les freine&#8230; LA FIESTA CONTINUE !!!</strong><br /> <br /> <br /> <br /> Fri, 21 Jun 2019 16:15:09 +0200 AG 2018 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=255 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=255 <strong>Vendredi 30 novembre le CLUB TAURIN MIMIZANNAIS a tenu son Assemblée Générale au restaurant 'L'Ile de Malte" de Mimizan Plage devant plus de 100 personnes, adhérents et sympathisants. Quelques nouveaux adhérents se sont présentés, nous leur souhaitons la bienvenue.<br /> Cette année, exceptionnellement, Alain Lartigue n'a pu se joindre à nous pour cette AG. <br /> <br /> Le Club Taurin, bien que jeune encore, fait preuve d'un dynamisme et d'une activité réelle comme le prouve le rapport moral qui rapporte les différents événements qui ont émaillé l'année 2018.<br /> <br /> <p style="text-align:center">RAPPORT MORAL 2018<br /> </p><br /> Tout d&#8217;abord, un rappel et une pensée sincère pour la disparition de Jean Claude Tanchon, membre du Conseil d&#8217;Administration qu&#8217;on pouvait toujours voir en barrera lors de notre corrida annuelle.<br /> <br /> Cette Assemblée Générale , cette année encore, est endeuillée par la perte d&#8217;un grand ami : Robert Barsac, aimé, apprécié et respecté de tous pour son charisme, sa gentillesse, son élégance physique et morale et sa profonde culture, qui faisait de sa conversation un vrai plaisir intellectuel.<br /> Son amour et sa connaissance de l&#8217;Espagne fera défaut lors de nos sorties et voyages, mais son esprit parcourra encore bien des chemins de nos forêts&#8230; de « ses » forêts devrais-je dire.<br /> Nous te dédions cette soirée Amigo. <br /> <br /> 23 mars<br /> Comme c&#8217;est devenu la tradition, la temporada mimizannaise 2018 commença dans la Salle des Fêtes de Ste Eulalie. Merci une fois de plus à Bernard Comet pour son accueil et sa fidélité.<br /> Cette année, mano a mano entre Thierry Reboul, l&#8217;homme d&#8217;expérience et El Adoureño l&#8217;espérance de la jeunesse.<br /> Thierry, chroniqueur taurin bien connu et fidèle du CTM, fit le tour complet de la temporada 2017 et par une analyse, une expertise et un décryptage pointus, souleva quelques points qui avaient pu échapper à beaucoup (au moins à moi !)<br /> Yannis « El Adoureño » raconte ensuite son jeune parcours : après 7 ans à l&#8217;Ecole de Richard Milian, il débute en non piquée puis une blessure l&#8217;écarte des ruedos en 2014.<br /> 2016 : retour sur le sable des arènes mais il choisit alors de s&#8217;installer en Espagne où les novilladas et les trophées s&#8217;enchaînent, il gagne le prestigieux Zapato de Oro de Arnedo.<br /> Soutenu par Gérard Ducès, présent ce soir là, il s&#8217;est lancé depuis à la conquête des plazas françaises, conquête longue, courageuse et souvent douloureuse.<br /> 9 septembre : le grand jour est arrivé, il devient « matador de toros » en prenant l&#8217;alternative plus qu&#8217;honorablement puisqu&#8217;il coupe 1 oreille. Cette consécration n&#8217;est que le début d&#8217;un long « camino » fait de sang, de larmes et de réussite sans aucun doute, qui peut l&#8217;amener au sommet grâce à sa volonté et sa détermination.<br /> Suerte a ti matador !! <br /> <br /> <br /> <br /> 10 Mai : Présentation de l&#8217;affiche.<br /> Après une tienta bien sympathique avec les jeunes espoirs de Adour Aficion animés par leur Maître Richard Milian, la présentation de notre corrida a pu avoir lieu dans une arène merveilleusement fleurie.<br /> Enfin, on allait connaître les diestros qui affronteraient les toros de Maria Loreto Charro Santos. Ce fut avec satisfaction que la centaine d&#8217;aficionados découvrit les noms de Daniel Luque, Juan del Alamo et Tomas Campos.<br /> Mais &#8230; surprise : quelques jours plus tard, on apprend que Daniel Luque serait absent, absence due à une erreur de calendrier. C&#8217;est tout nous ça &#8230; le goût du suspense&#8230; les aficionados sont sur les dents, mais il faudra attendre pour connaître enfin le nom du remplaçant : El Fandi. <br /> Mais, il n&#8217;y avait pas que les toreros qui étaient attendus ce jour-là, mais aussi l&#8217;affiche réalisée par Loren, grand artiste taurin qui, pour Mimizan, comme pour les plus grandes arènes françaises et espagnoles laissa libre cours à son inspiration. Et il faut reconnaître, que telle la bataille d&#8217;Hernani de Victor Hugo, opposant les classiques aux modernes, les réactions furent mitigées devant cette &#339;uvre qui ne peut laisser indifférent, qui surprend, qui innove et qui aurait dû faire date dans le diaporama des affiches mimizannaises.<br /> Mais, ceci est mon opinion personnelle. <br /> <br /> <br /> 21 Mai :lundi de Pentecôte <br /> Pour la première fois, à l&#8217;instigation de notre président, on inaugura une sortie en car pour participer à la Feria de Vic. 40 aficionados de toutes les Landes, sans compter quelques « étrangers » venus de Bayonne se retrouvèrent chez Jean Louis Darré pour assister à une tienta. Mais, pour ne pas changer nos habitudes nous ne pûmes juger qu&#8217;une seule vache, car, casse-croûte en route et sens de l&#8217;orientation, nous n&#8217;arrivâmes qu&#8217;avec 1h ½ de retard&#8230;.cela fait partie du charme de ces sorties ! <br /> Réception inégalable chez Jean Louis : apéritif et repas faisant comme toujours l&#8217;unanimité.<br /> La corrida aussi fit l&#8217;unanimité : toros monstrueux, piste difficile n&#8217;aidèrent pas à la distribution des trophées pour Curro Diaz, Daniel Luque, une seule oreille de complaisance pour Emilio de Justo pour son courage d&#8217;avoir repris l&#8217;épée après une terrible voltereta qui lui provoqua une commotion cérébrale sans conséquence heureusement. <br /> <br /> <br /> Du 30 mai au 5 juin : voyage à Grenade.<br /> « Quien no ha visto Granada no ha visto nada » <br /> Grenade, la gitane, la mauresque et enfin &#8230; la reconquise, après 780 ans d&#8217;occupation arabe.<br /> Dernier acte de la longue Reconquista qui avait commencé dès le début de l&#8217;occupation à partir du Royaume des Asturies.<br /> A ce propos, Jean Isnard consultant au centre de recherche sur le terrorisme écrit : « Quand tout semble perdu comme à l&#8217;aube du VIII ème siècle pour les Espagnols, la « Reconquista » nous apparaît comme une leçon offerte. Avec le temps, armé de l&#8217;esprit de résistance, il n&#8217;est de peuple dont la souveraineté soit irrémédiablement perdue » <br /> Et effectivement, le 2 juillet 1492, le sultan Boabdil du Royaume Maure de Grenade, dût se rendre aux Rois Catholiques Ferdinand d&#8217;Aragon et Isabelle de Castille.<br /> Si, pour la Reine d&#8217;Angleterre Elisabeth II l&#8217;année 1992 fut une « annus horribilis », pour Isabelle de Castille l&#8217;année 1492 fut une « annus mirabilis » , l&#8217;année des miracles. <br /> En effet, le Royaume d&#8217;Espagne retrouvait enfin son intégrité en réincorporant la magnifique Grenade et Christophe Colomb la même année, découvrait le Nouveau Monde au nom de ces mêmes Rois Catholiques. Le gênois profita semble-t-il de l&#8217;euphorie de la victoire de Grenade pour persuader la Reine Isabelle de financer son expédition, qui semblait bien hasardeuse et avait été déjà rejetée.<br /> Le sultan Boabdil était déchiré en quittant son beau royaume de Grenade et il aurait éclaté en sanglots lors de son départ ce qui fit dire à sa mère : « Tu pleures comme une femme sur une cité que tu n&#8217;as pas su défendre comme un homme. » &#8230; tendre consolation maternelle !<br /> Si la conquête arabe se fit par la violence, l&#8217;occupation pendant 7 siècles fut loin d&#8217;être négative. Dans bien des endroits on y vit la coexistence des 3 religions du Livre : juive, musulmane et catholique. Ils contribuèrent au développement de l&#8217;agriculture, de l&#8217;irrigation, de la gestion de l&#8217;eau et « El Andalous »se couvrit de merveilles architecturales d&#8217;art hispano mauresque. « El Andalous » devint un centre culturel et artistique très brillant.<br /> Ainsi, comment pourrait-on adhérer à l&#8217;avis de nombreux historiens du XIX siècle qui qualifièrent cette époque de « la nuit du Moyen Age », comme si l&#8217;art renaissait au XVIème siècle après une interruption depuis l&#8217;antiquité. Il suffit de contempler cet art hispano mauresque qui éclata avec une telle vigueur, alors qu&#8217;au même moment dans notre Europe chrétienne on assistait à l&#8217;éclosion du roman puis l&#8217;explosion du gothique avec la construction des cathédrales. Notre voyage nous permit d&#8217;apprécier cette richesse.<br /> Enfin, comment ne pas avoir une pensée pour Federico Garcia Lorca, natif de Grenade et passionné de corrida dont le portrait en format géant orne les cuevas des gitans dont il fut le chantre dans son Romancero Gitano . « La tauromachie est la fiesta la plus culturelle du monde » écrivait-il, « Que deviendrait le printemps espagnol, notre sang et notre langue , si les clarines dramatiques de la corrida arrêtaient de sonner. » Et &#8230; elles ont sonné les clarines pendant ce voyage. D&#8217;abord à Madrid pour Enrique Ponce, Sébastien Castella et Colombo devant des Garcigrande. Castella, après une voltereta des plus violentes, nous gratifia d&#8217;une faena d&#8217;exception. A Grenade, elles sonnèrent plus doucement puis elles se firent plus triomphantes pour les banderilles de El Fandi et éclatantes pour la « tarde de gloria » de l&#8217;inégalable Morante, de Manzanares le maître de l&#8217;épée et du grandiose Talavante ! <br /> Je vous ferai grâce des soirées qu&#8217;on pourrait qualifier aussi de « noches de gloria » <br /> <br /> <br /> Restons sur le registre des voyages : 14, 15 et 16 septembre Guadalajara<br /> Annoncé sur le site « toros y cultura » il a bien tenu ses promesses !<br /> D&#8217;abord, les toros. <br /> Lors de la corrida du 14, on retrouva des toros de Maria Loreto Charro. Ponce et El Fandi coupèrent une oreille chacun ; quant à Castella, il passa de « l&#8217;infierno à la puerta del cielo », de « l&#8217;enfer aux portes du ciel » comme publia le journal local. De l&#8217;enfer tombèrent les 3 avis mais du ciel résonnèrent les clarines du triomphe.<br /> Le 15, la corrida fut plus décevante malgré le toreo de Curro Diaz, la grâce et le professionnalisme de Perera, et le fracasso de Lopez Simon.<br /> Voilà pour les toros. Quant à la culture, nous fûmes gâtés.<br /> Avec ces 2 voyages nous fîmes un plongeon dans quatre des grands temps forts de l&#8217;Espagne : l&#8217;occupation arabe et la Reconquista à Grenade, le Moyen Age à Calatañazor, le Siècle d&#8217;Or à l&#8217;Escorial et la Guerre Civile du XXème siècle al Valle de los Caidos.<br /> Mais&#8230;rassurez vous, il en reste encore beaucoup à découvrir.<br /> Merci à Jean Marc et Jean Luc Dufau pour cette organisation.<br /> <br /> <br /> Mais, revenons au mois d&#8217;août à Mimizan<br /> Cette année, ce fut un week-end taurin complet qui fut proposé aux aficionados.<br /> <br /> Le 16 août : « Landes Emotions ».<br /> C&#8217;est toujours un plaisir chaque fois renouvelé de retrouver ces véritables champions amoureux de notre région et qui savent partager leur passion, notre histoire, nos racines. C&#8217;est un véritable plaisir de voir le sourire et d&#8217;entendre les compliments dithyrambiques des spectateurs à leur sortie. <br /> <br /> <br /> <br /> 17 août « l&#8217;Orchestre Montois »<br /> Nous eûmes le plaisir et le privilège d&#8217;assister à la dernière prestation de son chef, le maestro Michel Cloup qui a passé 31 ans à la tête de cette formation. Sa despedida sur le sable de Mimizan fut un grand moment d&#8217;intensité et de communion entre culture hispanique et traditions. Seul, le temps n&#8217;était pas de la partie, mais cette soirée restera dans nos souvenirs par le charisme de son chef et la virtuosité de ses musiciens.<br /> <br /> 18 août : la corrida<br /> Je ne ferai pas l&#8217;offense d&#8217;en faire le commentaire devant les spécialistes ici présents.<br /> Mais quelques réflexions d&#8217;après corrida m&#8217;ont fait penser à une phrase de Pierre Vidal qui relevait, je cite, « une contradiction entre une petite minorité savante et la majorité d&#8217;un public » ceci à propos de l&#8217;indulto.<br /> Effectivement : qui remplit les arènes ? qui permet de maintenir la Fiesta ? qui en est l&#8217;essence même, si ce n&#8217;est le populaire, le public ? ceux qui se lèvent spontanément devant une faena peut être pas toujours orthodoxe mais qui soulève l&#8217;enthousiasme d&#8217;une majorité du public et ça, El Fandi l&#8217;a provoqué quoiqu&#8217;en pense une petite minorité savante !!<br /> Les plus anciens se souviendront avec moi de Manuel Benitez « El Cordobes » qui fut souvent vilipendé par « les connaisseurs » les « gardiens du temple » mais qui sauva la Fiesta à un moment où elle était en perdition car il sut, souvent, soulever l&#8217;enthousiasme du populaire.<br /> Evitons la confrontation : la Fiesta a besoin de tous, majorité populaire et minorité savante.<br /> Et le 18 août, ce fut un beau moment de communion populaire où Juan Del Alamo coupa une oreille et où nous fûmes récompensés par le bonheur et le merveilleux sourire de Tomas Campos à sa sortie à hombros aux côtés de El Fandi et son geste touchant de remerciements dirigé vers le ciel, instant saisi admirablement par Henri.<br /> On a pu lire dans Toro Mag sous la plume d&#8217;André Dubois : « Belle tarde inespérée : une présidence de plage, un public en partie de plage (par force), pour une corrida de toros qui fut tout sauf une corrida de plage, Corrida mieux présentée que les premières des Fêtes de Mont de Marsan et Dax. Mimizan confirme la qualité de l&#8217;année précédente.<br /> 2 h 50 &#8230; sans ennui : on reviendra ! »<br /> <br /> 6 Octobre : <br /> La fin de la temporada a été dignement fêtée et a permis au Club de remercier tous les bénévoles qui participent par leur travail à la réussite de nos spectacles et corrida.<br /> <br /> <br /> Je voudrais ajouter que 2012 et 2013 furent de grandes années antitaurines à Mimizan. J&#8217;avais alors traduit et fait paraitre sur le site « Lettre ouverte à un anti taurin. » <br /> On aurait pu imaginer que le calme était revenu depuis cette époque. Que nenni &#8230;ils étaient là cette année les anti, peu nombreux mais bruyants, et comble du comble, ils envoyèrent une « suffragette » insulter le Padre Christian au moment de la Sainte communion&#8230; Le padre l&#8217;écarta avec l&#8217;élégance d&#8217;une passe de Morante. Je me suis retenue de lancer un OLE !<br /> Pour compléter l&#8217;homélie de haut vol dont le Padre nous gratifia j&#8217;ai ressorti, la « Lettre ouverte à un antitaurin. Je vais vous en faire la lecture et je vous promets, après ça, je me tais !!!<br /> <br /> A toi, qui t&#8217;appelles anti taurin et qui n&#8217;a jamais eu le moindre contact avec un toro&#8230;<br /> A toi, qui prétends défendre un animal dont tu ne te souviens que pour aller manifester&#8230;<br /> A toi, qui pour interdire ce que tu considères comme un spectacle désagréable, n&#8217;a trouvé comme solution que de te déshabiller et te recouvrir de tomate &#8230;<br /> A toi je dis, oui, à toi, avec le respect de ceux que nous nommons aficionados :<br /> Assieds-toi un jour avec un torero, parle avec lui, écoute-le. C&#8217;est seulement ainsi que tu pourras savoir ce qu&#8217;est aimer un animal, vivre pour lui&#8230; Laisse-le te raconter comment, quand il n&#8217;était qu&#8217;un enfant, il a délaissé les jouets et a décidé de commencer à jouer sa vie&#8230;Demande-lui pourquoi il a préféré oublier son adolescence pour se sacrifier à un rêve, lequel, il le savait par avance serait impossible à atteindre. Essaie de comprendre ce que signifie oublier tout&#8230; même soi-même, pensant, vivant et rêvant de cet animal que tu défends tant&#8230;<br /> Imagine-toi, éloigné de ta famille, de tes amis, de ton pays et de tous. Et un après-midi d&#8217;hiver, couvre-toi et va al campo avec lui, regarde comment naît cet animal et observe comment on s&#8217;investit quand il n&#8217;a pas encore la force de se lever&#8230;Passe des journées, des mois, des années à penser à lui dès ton lever et rêvant de lui quand arrive la fin du jour&#8230;Perds les amis et la famille qui n&#8217;arriveront jamais à comprendre que tu les délaisses pour un animal : le toro, qui te prendront pour un fou, mais qui ne supporteront pas tes absences, qui essayeront par tous les moyens, mais jamais ne parviendront à comprendre cette obsession qui les laisse toujours au second plan et qui te transforma en une personne pensive et solitaire&#8230; Plus tard, demande au torero qu&#8217;il t&#8217;amène quelques jours dans sa retraite hivernale, al campo, et demande-lui de te présenter un ganadero. Il t&#8217;accueillera dans sa maison et te racontera la vie réelle du toro ; c&#8217;est le seul qui puisse expliquer comment ils vivent, comment ils se combattent, comment ils s&#8217;efforcent d&#8217;être les meilleurs dans ce lieu qui pour toi n&#8217;est qu&#8217;un mouroir. Probablement qu&#8217;ils te fatigueront avec des histoires de tendaderos, d&#8217;après-midi de triomphe et des nuits de déception. Quand le jour se lèvera, ils continueront à te raconter des anecdotes dont l&#8217;auteur est toujours le même : le taureau. Si après tout ça, si tu as encore la force, va al campo, mets toi face à face avec un taureau, la poitrine découverte, regarde-le dans les yeux et essaie de deviner ce qu&#8217;il va faire&#8230; Imagine seulement un moment la douleur d&#8217;une cornada&#8230; Sois préparé mentalement à te laisser tuer. Puis reviens à la maison.<br /> Lors de la prochaine manifestation, déshabille-toi, recouvre-toi de tomate, mets-toi de fausses banderilles, hausse le ton et maintiens que tu défends le toro bravo, que tu l&#8217;aimes&#8230; Et tandis que tu t&#8217;ennuieras dans cette manifestation, il y aura un torero pleurant pour ne pas avoir su comprendre un toro, il y aura un éleveur qui défendra une espèce qui, si elle n&#8217;était pas lidiée dans une arène, serait morte depuis longtemps, il y aura un mayoral en train de nourrir cent animaux qu&#8217;il connaît par leur nom, il y aura un gamin faisant de l&#8217;auto-stop pour aller à un tentadero, il y aura un torero jouant avec sa vie dans une arène, il y aura mille, deux mille, cinq mille personnes goûtant cet art merveilleux d&#8217;une extrême sensibilité, une danse comme seuls peuvent en danser les courageux. Mais, c&#8217;est vous qui défendez le toro bravo ?...Ne jouez pas son avenir car vous jouez avec l&#8217;avenir de beaucoup de personnes qui ne vivent que parce que cet animal existe.<br /> VIVA ESPAÑA, VIVA LA TAUROMAQUIA Y VIVA MIMIZAN !! <br /> <br /> <p style="text-align:center">RAPPORT FINANCIER</p> <br /> Le rapport financier fut ensuite présenté par le Trésorier, Philippe Froustey.<br /> Le bilan de cette année 2018 présente un déficit de 7931 &#8364;. Notons toutefois, la participation de nos partenaires qui atteignit la somme de plus de 19 000&#8364; grâce à Bernard Lafaurie qui travaille toute l'année pour ce résultat. Ce déficit s'expliquerait par une baisse du nombre des entrées et surtout par un coût supérieur du cartel proposé.<br /> <br /> <p style="text-align:center">PERSPECTIVES ET PROJETS 2019 </p><br /> Le Président présenta ensuite les perspectives pour l'année 2019.<br /> En mars: traditionnelle conférence à Sainte Eulalie<br /> Avril : visite d'un élevage à Cagnotte.<br /> Mai : présentation de l'affiche et tienta.<br /> Août : 2 spectacles de Landes Emotions<br /> 24 Août : CORRIDA pendant les Fêtes de Mimizan.<br /> Octobre : Soirée des bénévoles.<br /> 2 Voyages sont en préparation.<br /> <br /> <p style="text-align:center">ELECTIONS</p><br /> Renouvellement du Tiers Sortant du CA et élection d'Alain Paris.<br /> Election du bureau : Françis Baillet rejoint l'équipe suite à la démission d'un membre.<br /> <br /> <p style="text-align:center">MOT DU MAIRE</p><br /> Monsieur Christian Plantier, termina la réunion par un mot d'encouragement et de félicitation.<br /> Merci à lui qui nous apporta toujours son soutien.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> </strong> Sun, 02 Dec 2018 12:04:01 +0100 La cornada http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=254 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=6&id=254 <strong><span style="font-size: 15px;">La cornada<br /> <br /> <br /> <em>En ce moment, les blessés par cornada sont particulièrement nombreux. Plusieurs ont été gravement atteints dans leur chair, mais qu&#8217;en est-il de leur âme après une telle expérience ?<br /> Sur Mundotoro, une chronique intitulée « Apologie de la cornada » tente de nous faire réfléchir sur les conséquences de cette tragédie, de ce duel qui en tant que tel, n&#8217;exclut pas la cornada tragique et étudie les conséquences sur l&#8217;homme qui en est la victime, conséquence dans sa chair, ça va de soi, mais sur son âme et sa conscience d&#8217;être humain. En voici quelques passages. <br /> </em></span><br /> <br /> <span style="font-size: 20px;">« Une cornada n&#8217;est pas le prix à payer sur la route du succès, ou sur les versants de la montagne qui nous amènent à la gloire&#8230; La cornada toujours accomplit ce qui est promis : un duel, duel avant, pendant et après.<br /> La cornada est la douleur d&#8217;un être humain, né pour être humain de manière assumée, irrévocable, solitaire et cruelle&#8230; Une espèce de venin qui pénètre brutalement dans la chair et les os. Et s&#8217;installe dans l&#8217;âme. De l&#8217;être humain, un seul, un à un&#8230;.<br /> Tant de mensonges assénés comme vérités, sur la cruauté, la valeur, la culture, mensonges sacralisés par certains politiques, par les réseaux sociaux, télés et radios&#8230; Tant d&#8217;indécence au nom de la décence&#8230; tant d&#8217;ostentation d&#8217;inculture au nom de la culture.<br /> Sur ses cicatrices on lit que tout homme est un musée de la peur&#8230; Une cicatrice attachée à l&#8217;âme où on peut lire que le toreo est un monde où la souffrance et même l&#8217;injustice prévalent, mais un monde où nous sommes capables d&#8217;imaginer le bonheur et où nous percevons la possibilité de l&#8217;art. <br /> </span></strong> Fri, 21 Sep 2018 17:10:01 +0200 Corrida 2018 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=253 http://www.torosenmimizan.fr/articles/articles.php?cat=8&id=253 <!-- START HTML --> <iframe src="https://player.vimeo.com/video/285790119" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> <!-- END HTML --><br /> <br /> <br /> <br /> <strong>Arènes de Mimizan : corrida des Fêtes 2018<br /> 6 toros de Loreto Charro, bien présentés et armés<br /> <br /> El Fandi : silence : un avis et deux oreilles <br /> Juan del Alamo : un avis et une oreille, un avis et salut<br /> Tomas Campos : une oreille, un avis et une oreille<br /> </strong><br /> <br /> <strong>LES TOREROS:<br /> <br /> "EL FANDI"<br /> David Fandilla Marin<br /> né le 13 juin 1981 à Grenade.<br /> <br /> Torero athlétique, grand sportif, il fut membre de l'équipe nationale de ski, participa au marathon de New York et pratique le ski nautique et l'alpinisme.<br /> En son temps, il figura parmi les meilleurs novilleros. <br /> Il prend son alternative en 2000 et malgré une fracture au coude, il coupe, ce jour là, 2 oreilles.<br /> En 2005, il finit premier de l'escalafon, en 2007, suite à une blessure, il cède sa 1ère place et prend la seconde en coupant notamment 20 queues !!<br /> Fils et petit-fils de banderilleros, bon sang ne pouvant mentir, il devient un Maître aux banderilles, les posant de "poder a poder" qui comme son nom l'indique donne toutes ses chances au toro, lui donnant le maximum d'espace. Cette pose est pratiquée seulement par les maestros banderilleros car elle demande une grande force physique, grande rapidité et un coup d'oeil très sûr.<br /> En 2008, un film documentaire "The Matador" lui est consacré. Cela lui vaudra un article élogieux du New York Times et fit une belle promotion de la tauromachie au niveau international.<br /> Très déterminé, torero allègre et puissant, il sait créer un lien avec le public, s'affirmant par un désir de vaincre.<br /> Pas très connu en France, le Club Taurin de Mimizan est heureux de présenter ce grand artiste !<br /> <br /> <br /> JUAN DEL ALAMO<br /> de son vrai nom Jonathan Sanchez Peix<br /> né le 1er octobre 1991 à Ciudad Rodrigo près de Salamanca.<br /> Alternative le 25 juillet 2011 à Santander.<br /> <br /> Il défile à Mimizan en 2012 et avec la détermination de la jeunesse, il impose un toreo classique, fait de calme et de quiétude face au toro. Il montra maîtrise et clairvoyance montrant qu'il ne trichait pas, avec une faena allègre, tranquille malgré un toro ne lui laissant pas de grandes possibilités. Et c'est à Mimizan, en présence de Christian Plantier, maire de la ville, qu'il recevra le prix du meilleur lidiador de France, prix qui lui sera remis par le ganadero camarguais Bruno Blohorn, Président de l'Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat.<br /> Depuis, il n'a cessé de progresser et le 8 juin 2017 c'est un triomphe bien mérité à Madrid.<br /> C'est avec une réelle impatience qu'il est attendu le 18 août dans les Arènes du Courant. <br /> <br /> <br /> <br /> TOMAS CAMPOS<br /> Né à Llerena près de Badajos le 24 avril 1992<br /> Il coupe 2 oreilles à son alternative face aux Garcigrande le 22 juin 2014<br /> Remarqué et aidé par l'AAJT ( Association d'Aide à de Jeunes Toreros) et par son Président Vincent Serrano, il poursuivra, grâce à eux, son entraînement, et montrera toujours amitié et reconnaissance pour cette association qui a cru en lui.<br /> Un peu oublié dans sa patrie, c'est à Mimizan en 2015 qu'il défilait pour la 1ère fois de la saison face aux toros de Jean Louis Darré. Il y enthousiasma les aficionados par "son élégance, classe et efficacité.<br /> 2017 a vu vraiment l'éclosion et la reconnaissance du monde taurin: c'est d'abord un début de temporada à Fitero, en mars, où il sort à hombros, et va dès lors de triomphe en triomphe. En août, retour à Mimizan, il conquiert de nouveau le public en réalisant une faena profonde et sincère face aux représentants de la ganaderia Maria Loreto Charro Santos: 3 oreilles pour un après-midi historique. D'un toreo classique, pur et engagé, Tomas a triomphé lors de chacun de ses rendez-vous taurins. Mais laissons la parole à Zocato :" Ce jeune torero est pétri de classe, d'élégance sobre et de courage. Il a du calme, du chic et du sang froid&#8230; Ce torero est un futur prodige".<br /> C'est donc, tout naturellement qu'il sera présent cette année, en tant que triomphateur !!! <br /> </strong><br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Mon, 27 Aug 2018 08:14:01 +0200