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Aujourd'hui: 60
 
Rss 18 et 19 août WE taurin
Du 17 au 23 août : Exposition "4 MAESTROS 4"
Salle Maurice Martin.
Seront présentées des oeuvres de Rémi Bertoche, auteur de l’affiche, Loren, Hubert de Watrigan, et Jacques Lasserre.


18 août: "LANDES EMOTION"

Un spectacle unique dans la région
Un concentré de la richesse de notre département
Immergez-vous au cœur des Landes, à travers une programmation moderne et dynamique, qui retrace son l’histoire.
Imprégnez-vous de notre bon vivre, en partageant des moments d’émotion, de frisson, de rassemblement, d’identité locale et de traditions. La richesse artistique et émotionnelle de cet événement est l’occasion unique, de découvrir ou de redécouvrir, les symboles culturels qui façonnent notre territoire. Fort de nos racines, nous vous proposons de participer à une expérience unique au monde.
2h de spectacle 100% landais dans l’une des plus belles arènes de la région !
Un show son, lumière et pyrotechnie.

Repas sur l'esplanade.

19 août: Messe et procession animées par le Groupe "Al Violin"
Repas
Corrida
Soirée repas et animation musicale.





[b]MIMIZAN
 Samedi, corrida des fêtes, presque plein. Six toros de Loreto Charro Santos
  Juan José Padilla: une oreille et une oreille après avis.  
Manuel Escribano: une oreille après avis et une oreille.  
Tomás Campos : une oreille après avis et deux oreilles après avis.
 Les trois matadors et le mayoral de l'élevage sont sortis en triomphe
.




Texte d'Alain Riemann dit "El Bigote"
La messe n'est jamais dite, elle est à dire et la plus belle des corridas est toujours celle à venir.
Au cœur du village l'église au cœur tauromachique.
Au cœur du village l'arène au cœur religieux.
Mes amis, il existe au bout de la terre, juste devant une barre d'océan et des pins qu'on dit maritimes, un endroit où des initiés, des croyants, des athées et des va-nu-pieds viennent en rangs serrés apprendre le langage commun de l'amour et de l'amitié.
Monsieur le curé est là pour tous les accueillir.
L'orchestre Al Violin introduit le tempo par le solo de trompette de Nini Rosso.
El Silencio pour Yvan Fandino.
El Silencio pour se souvenir.
Au sermon El Padre Christian. La voix est forte, la main est ferme et la robe de bure blanche est comme passementée d'une broderie de capote de paséo.
Il parle du respect, respect de l'autre, respect du toro dont l'universalité rejoint celle de la Messe.
Ne pas se trahir, ne pas trahir.
Et puis tout le monde s'embrasse.
La joie est partagée.
Alleluja, Alleluja.
Même Léonard Cohen se croise pour recevoir la charge émotionnelle.
Pèlerinage vers la chapelle des arènes.
Dios te Salve Maria del Rocio Señora.
Le temps s'arrête près des chevaux des alguazils et déjà l'après midi se dessine.
L'attente est perceptible.
Qui de ces hommes de lumière donnera au soleil de Mimizan ses lettres de noblesse ?
Les 6 toros de Maria Loreto Charro Santos sont au rendez vous.
Robes noires, cornes pointées vers le ciel.
Padilla navigue et hisse le drapeau noir de la flibuste.
Escribano se cherche.
Tomas Campos ensorcelle.
Le temps bégaye, les oreilles se coupent.
Les chroniqueurs friands d'événements sont là.
Les rotatives s'impatientent.
Les articles auront la couleur de l'été.
Mimizan est une graine de folie dont l'éclosion annuelle fait s'émerveiller tous les grands enfants que nous sommes.
El Bigote "

Texte d'Arnaud Simon lu à la messe
On aime encore plus la vie quand on en accepte toutes les émotions. On les recherche dans l'art, le sport, chez les autres, on les partage, on les provoque. L'émotion est l'unité de mesure de l'intensité de nos vies
On aime la corrida parce qu'on aime infiniment la vie. On aime être chamboulé, bouleversé, terrifié, emporté, exalté.
Quel autre spectacle au monde peut en 2 heures nous offrir un concentré de plusieurs vies, de toutes les émotions possibles ?
On aime infiniment les toreros car ils nous procurent des vibrations que le quotidien parfois oublie, ils nous offre un courage que nous n'avons pas, l'élégance devant l'adversité que l'on se devrait de garder, le port de tête fier et confiant qu'on aimerait avoir en toute circonstance.
On aimait Iván Fandiño car il était l'exemple même du courage, de la ténacité, du travail, de l'intégrité.
Il avait cette capacité à se relever, y compris cette dernière fois, le 17 juin dernier à Aire sur Adour quand un taureau l'a mortellement blessé.
Il a connu dans sa carrière des blessures terribles comme à Malaga en 2011 ou Bayonne en 2014, il reviendra encore plus fort lors de la temporada 2012 pour triompher à Seville devant des Victorino Martín et pour devenir pendant plusieurs années le torero incontournable de la San Isidro de Madrid, pourtant les arènes les plus exigeantes du monde.
La grande figura Ortega Cano a cette formule pour décrire sa sincérité : "les taureaux s'en prenait à Fandiño parce que lui s'accrochait à eux"
Lors de ses funérailles, à Orduña, petit village basque dont il était originaire (rare sont les toreros du Nord de l'Espagne qui se sont imposés) , Padilla, que nous verrons toréer cet après-midi à Mimizan, a exprimé en quelques mots la quête ultime de ses combats
"Nous avons tous un souvenir d'Iván, un torero qui risquait sa vie pour mieux la saisir"
Cette messe est dédiée à Iván Fandiño et à sa famille
 
 
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Ecrit par: tem40, Le: 28/04/17


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