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Rss Racines A. Viard


RACINES



Aux antipodes de la Fiesta peopolisée qui s'installe partout avec, en général, une perte d'audience, la Fiesta la plus authentique existe toujours dans les pueblos perdus de quelques sierras reculées où un village entier communie autour du toro.

Cela commence par un déjeuner aux champs dans la ganadería retenue pour la circonstance, où tout le village (400 habitants) vient à l'embarquement. Jambon, fromage et vin de la production locale, puis une becerras pour remettre de l'ordre dans les idées des plus audacieux, et la caravane repart, camion avec novillos devant, village derrière, en klaxonnant très fort au passage des pueblos sur le chemin : à qui servirait de faire le déplacement, si tout le canton n'est pas au courant qu'à San Esteban il y a fête ?

Après, c'est simple : la municipalité installe une dizaine de burladeros sur la place du village, et chacun vient, avec une corde et une échelle, apporter sa contribution : on attache et on dresse les tendidos improvisés qui grimpent jusqu'aux balcons. On procède ainsi depuis des siècles. Puis on lâche les deux novillos sur la cour pavée, et le novillero de service torée devant les "arènes" pleines à craquer.

En l'occurence, il s'agit d'Angel Blanco, lequel dimanche dernier était à Madrid face à une imposante novillada de Fidel San Roman. De Las Ventas, à San Esteban, en espérant refaire un jour le chemin en sens inverse. Mais ce ne sont pas les reseñas de sa prestation qui l'y aideront, car de cette fête-là, l'authentique, il y a peu de chance que l'on parle au-delà du pueblo encaissé dans sa vallée, et entouré de collines escarpées qu'escaladent les terrasses réservées à l'agriculture en palliers.



André Viard
 
 
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Ecrit par: tem40, Le: 17/09/11


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