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C'est pas nouveau !

  La grippe espagnole de 1918-1919 fit 50 millions de morts dans le monde. En Espagne, la temporada se déroula sans interdiction jusqu'en octobre où le couperet tomba et la Feria del Pilar fut annulée.





Le coronavirus : 2020
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""Un subalterne de quatrième ordre comme Pablo Iglesias, ne va pas décider ce qu'est ou n'est pas la culture"
Déclaration de Jose Luis Corcuera ancien ministre socialiste qui défend brillamment la tauromachie lors d'un entretien avec le journal El Mundo. Entretien paru entièrement dans Aplausos


tem40 Le: 24/10/20
Report du Festival de Samadet.


En raison des dernières directives venues de la préfecture des Landes le festival taurin de Samadet ne pourra pas de dérouler comme prévu le 25 octobre. Il est reporté à une date ultérieure, dès que la situation sanitaire le permettra. La peña El Violín et le matador Marc Serrano, organisateurs du festival, nous attendions un public très nombreux et nous ne voulons pas baisser les bras. Nous sommes bien décidés à réaliser ce festival caritatif, entièrement bénévole, dès que les conditions le permettront.

A vous tous, aficionados et amis, nous disons donc à bientôt.

Communiqué de la peña « El Violín ».


tem40 Le: 20/10/20
Le philosophe Francis Wolff, grand aficionado, qui a défendu brillamment la corrida dans plusieurs de ses livres, sera le parrain du festival de Samadet le 25 octobre prochain. Il aura l’occasion de s’exprimer devant tous les aficionados qui seront présents. Avant cela il a été interrogé par P.Vidal, sur l’actualité qui est particulièrement préoccupante pour l’avenir de la corrida dans notre pays.



L’Assemblée Nationale va examiner un amendement interdisant l’accès aux corridas pour les mineurs. Qu’en penses-tu ?

Il faut tout faire pour l’empêcher et j’espère que la pression des élus méridionaux sera suffisante, même si, à défaut que comprendre la corrida, le poids de l’opinion publique pèsera lourd. Il est vrai que lorsque je rencontre des personnes totalement étrangères à la culture taurine et qui pensent sincèrement que la corrida se résume à ce spectacle cruel consistant à blesser et à tuer en public des animaux, je comprends leur hostilité; et je comprends même qu’ils souhaitent sincèrement empêcher les enfants d’assister à cette prétendue barbarie. Il faut tout faire pour empêcher le vote de cet amendement parce que, dès lors qu’on accepte l’idée que les enfants ne doivent pas voir cela, c’est qu’on a accepté l’idée absurde que c’est un spectacle immoral, cruel, sanguinaire. C’est pourquoi ce serait pour l’aficion française une défaite culturelle et morale. Outre que nous savons bien que la protection des enfants n’est qu’un prétexte. Il s’agit pour les abolitionnistes d’empêcher à tout prix la transmission de la passion et de la culture taurine entre générations. C’est comme cela que cela a commencé à Barcelone, quelques années avant l’interdiction totale.
En réalité, on le sait aussi, ce qui « traumatise » les enfants, c’est la violence nue, muette, gratuite. Ce n’est pas la lutte pleine de sens et de rite de l’homme et du taureau. L’enfant apprend à distinguer le taureau de combat, qui est l’adversaire brave et noble du torero courageux, de son chien ou de son chat qui sont ses partenaires de jeu auxquels il doit soin et affection. On ne connaît aucun enfant ayant assisté à une corrida et qui serait par là même devenu cruel avec les animaux ! C’st absurde. Marcel Rufo, le psychiatre des adolescents, l’a bien montré.

Pour quelles raisons as-tu accepté de parrainer le festival de Samadet ?

J’ai soutenu cette année toutes les initiatives destinées à aider les éleveurs français dans cette période difficile. Ce festival était non seulement l’occasion de renouveler mon soutien aux éleveurs mais à toute l’aficion française. L’idée que m’a expliquée Marc Serrano, le courageux et enthousiaste organisateur de ce festival bénéfique, était que des personnalités connues et reconnues par ailleurs, et qui se sont déclarées publiquement aficionados, parrainent la clôture de la saison française. Cela m’a paru une excellente initiative. Le fait que chacun le faisait à titre bénévole était en outre un argument de poids. J’ai été honoré d’être le premier à être contacté pour jouer ce rôle. Il est vrai que mes positions sont non seulement connues, mais qu’elles ont donné lieu à un film et à divers livres dont l’un au moins, « 50 raisons de défendre la corrida », a été conçu comme un instrument de combat pour tous les aficionados. (Je regrette d’ailleurs qu’il ne soit pas davantage utilisé à cette fin, par exemple, comme cela avait été initialement conçu, par la distribution de ce petit livret à tous les élus et à tous les décideurs politiques). Ce faisant, je n’ai pas le sentiment de défendre une sorte de tradition désuète, vaguement archaïque, mais de continuer le combat qui est celui de tous mes livres de philosophie depuis longtemps: le combat humaniste. Je le dis toujours: l’universalité humaine n’est concevable que dans le respect de la diversité des cultures et des sensibilités.

Malgré toutes les attaques contre la corrida en Espagne comme en France, peut-on envisager une issue positive?

Je ne suis pas devin mais je suis plus inquiet de la situation en Espagne, la patrie-mère de la corrida, que de la situation en France. Ce qui la sauve encore, en partie, en France, c’est qu’elle est un phénomène minoritaire qui bénéficie d’un soutien régional trans-partisan. Ce n’est pas le cas en Espagne où elle n’est officiellement défendue que par un parti d’extrême droite, ce qui est pour moi, qui suis un humaniste universaliste, une aberration. Parmi les signes positifs actuels, en Espagne, il y a le fonctionnement de la Fundacion del toro de lidia, dirigée par Victorino Martin, qui, jusqu’à présent, a réussi à éviter tous les pièges dans lesquels étaient tombées les précédentes organisations.
Quant à la France, elle ne manque pas d’atouts: des éleveurs en progression constante, des jeunes toreros qui suivent le modèle de leurs brillants aînés au moment même où ils se retirent, des écoles taurines actives, une structure juridique assez souple même si elle est souvent impuissante (l’UVTF), et un réseau de soutiens politiques diversifiés de gauche à droite et du bas en haut de la représentation nationale. Elle bénéficie en outre, et surtout, d’une vraie organisation de l’aficion à la base (Clubs et fédération des sociétés taurines, ONCT active et réactive sur le plan juridique, etc.) bien mieux structurée qu’en Espagne. Je crois globalement que la corrida va s’en sortir si et seulement si la saison 2021 retrouve une voie « normale » en Espagne et en France. Pour ce qui ne dépend pas de la pandémie, et qui dépend « de nous », je dirais: à condition qu’il y ait un sursaut de tous les professionnels impliqués, par exemple, un engagement à baisser les cachets des vedettes, à promouvoir la novillada, des corridas « d’art et d’essai », une plus grande variété d’encastes, etc., en somme un système globalement plus ouvert. Cela me semble possible dans la mesure où tous sentent en ce moment passer le boulet. Donc je demeure optimiste à court terme et même à moyen terme A long terme, je suis un peu plus pessimiste, car les relais manquent de plus en plus dans les jeunes générations, aussi bien en France qu’en Espagne.


tem40 Le: 08/10/20
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