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Oui, Manuela Carmena, maire de Madrid, a fermé les installations de la Venta El Batan.
Même si de ce côté des Pyrénées, à tort, nous ne nous sentons pas directement concernés, cet événement est une nouvelle atteinte à la liberté avec toujours le même but, saper, réduire et étouffer l’espace consacré à la tauromachie.
Cette décision a fait réagir Victorino Martin, Président de la Fundacion del Toro de Lidia dans une lettre qui traite cette décision arbitraire d’
« inquisition culturelle de Carmena ».

« La mairesse de Madrid ne peut réprimer une expression culturelle pour le seul prétexte que ça ne lui plait pas. […]
La mairesse de Madrid ne peut censurer la culture quelque en soit sa perception morale. […]
La mairesse de Madrid ne peut prétendre que son intransigeance morale soit supérieure aux conventions internationales.[…]
Le monde du toro ne demandait ni le maintien par la Mairie de l’école taurine, ni aucune subvention.
Le monde du toro sollicitait uniquement que l’espace du Batan se maintienne comme point de rencontre des professionnels du toro pour leur entrainement quotidien. Simplement ça. […]
Ceci est une atteinte pour tous les madrilènes, une atteinte à la liberté, une atteinte à la culture dans toutes ses différentes expressions, que tu les partages ou non, qu’elles te plaisent ou non.
Invoquer une soi disant supériorité morale pour censurer une partie de la culture est propre à d’autres époques, et laisse la porte ouverte à de nouvelles interdictions en fonction des goûts moraux d’une personne. Aujourd’hui c’est la tauromachie, mais demain ça peut être n’importe quoi.
La décision de Carmena de réprimer la tauromachie en fermant El Batan est une triste nouvelle pour tous les madrilènes »

Et j’ajouterai : pour tous les aficionados.


"Il fut un temps où tout aficionado français se rendant à Madrid passait une matinée au Batan. On y déjeunait dans un restaurant situé au-dessus des lots de toros que l’on pouvait contempler en toute quiètude. Un endroit magique, plein de poésie, un havre de paix dans le tumulte de la cité que l’on quttait à regret pour assister à la corrida du soir. Comme le sorteo matinal, la viste du musée taurin, il faisait partie du circuit, en quelque sorte… Les plus anciens s’en souviendront avec nostalgie. Puis les bâtiments furent délaissés et l’école taurine de Madrid s’y installa. Là se forgeaient les futures figuras et de nombreux matadors confirmés confirmaient les lieux."
corrida si



tem40 Le: 26/01/18
Juan Leal-Zocato AG de les UCTPR
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