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Face à l'abjection de conduites dépassant les limites de l'ignoble, il reste heureusement l'humour pour éviter de céder à la provocation. Et dans les prochains mois, jusqu'au terme de la présidentielle, il va en falloir beaucoup aux aficionados pour ne pas tomber dans le panneau, et voir avant tout dans les outrances préméditées qu'on nous inflige, le désarroi d'êtres sans passion, et dont la seule jouissance réside dans la stigmatisation de l'autre.

Que dire à ces frustrées du Grand Soir qui sont une nouvelle fois allées samedi profaner à Nîmes la statue de Nimeño, sinon que leur doigt d'honneur elles feraient mieux de se le fourrer ailleurs, des fois qu'elles y trouveraient un plaisir plus voluptueux ? Sans vouloir tomber comme elles dans la vulgarité, c'est ce qu'on peut leur souhaiter de mieux.

Car pour le reste, il est évident que le Grand Soir auquel elles aspirent n'est ni pour demain ni pour après demain. Car même si l'humeur du temps est à la remise en question générale des fondements de notre société, et même si, en bons politiques qu'ils sont, quelques uns des candidats à la présidentielle s'évertuent à les persuader qu'ils les ont compris, rien ne changera pour la bonne et simple raison que la mouvance protestaire radicale à laquelle elles appartiennent a la même consistance que l'écume des vagues sur la grève : le premier coup de vent l'emportera.

Et du vent il y en aura, quand, passées les élections, et quel que soit celui qui l'emportera, celui de la crise balaiera leurs revendications dérisoires et que la vie reprendra son cours avec son cortège de désillusions, d'espoir et de vrais problèmes, qu'elles et les leurs ne résoudront jamais pour la simple raison que la seule chose qui leur importe est de les poser : chômage, misère, délabrement du lien social, effritement des valeurs républicaines, montée de l'intolérance, du refus de l'autre, de l'irrespect...

Aveuglées par leur haine de tout ce qui ne leur ressemble pas, comment ces frustrées du Grand Soir pourraient-elles comprendre la solidarité existant au sein de notre communauté, et la richesse des liens qui nous lient les uns aux autres par-delà des clivages habituels qui divisent les couches de la société ? Comment pourrait-elles entrevoir, du fond de leur intolérance, que cette tauromachie dont elles profanent un des symboles les plus admirables, constitue pour tant de leurs concitoyens une bulle protectrice qui leur permet d'affronter ensemble un quotidien qu'elles ne sont capables d'envisager que sous l'angle de l'exclusion ?

Ne nous voilons pas la face : comme pour le reste de la société, des mois, voire des années difficiles nous attendent, mais comme elle l'a toujours fait notre culture triomphera des difficultés qui s'annoncent. Pas parce qu'elle est meilleure ou plus admirable que d'autres, mais tout simplement parce qu'elle est le sel de nos terroirs, la lumière de nos vies et l'héritage de nos pères, mais aussi surtout parce que nous la défendrons.

Nous sommes ce en quoi nous croyons.


André Viard

http://www.terrestaurines.com/forum/actus/edit.php






tem40 Le: 26/03/12
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